‹ Voyage de l'Altantique ua PacifiqueChapitre 18 sur 43 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

une grande diversité d'idiomes, les agents de la Compagnie de la Baie de Hudson avaient inventé un jargon sobre de paroles et complété par la mimique. Il s'appelait le Chinouk et a suffi en effet pour les relations avec les diverses tribus; mais, parmi les gens d'origine européenne depuis le lac Supérieur jusqu'aux Montagnes Rocheuses, c'est en somme, malgré le gaélique et l'anglais des fonctionnaires, le français qui domine. Ainsi , depuis le fort Garry jusqu'au fort Kamloups, nos voyageurs n'ont eu pour guides que des gens qui non-seulement parlaient cette langue, mais même n'entendaient pas l'anglais. Aussi trouvera-t-on en italique un certain nombre de phrases conservées en français dans l'original anglais; et c'est parce que la première population de ces régions a été française que le traducteur a cru pouvoir se permettre de donner en français les noms géographiques qui avaient un sens.

D'ailleurs , cette race franco-canadienne grandit rapidement. Aux États-Unis, on a remarqué qu'ils évinçaient peu à peu les Irlandais, qui avaient remplacé presque tous les Américains natifs, jeunes et intelligents, parmi les ouvriers et les garçons de ferme ; mais, en dépit de leur émigration, en dépit du nombre considérable de Franco-Canadiens qui sont morts dans la guerre civile de la sécession, la statistique a constaté qu'ils augmentent dans le Bas Canada. Ainsi,

Page 1