INTRODUCTION XXVII
pléter le tableau qu'ont fait des métis français MM. Milton et Cheadle par celui qu'en a plus récemment tracé (en 1870) le correspondant d'un jour^ nal du haut Canada, le Toronto Globe,
« Les métis français s'occupent surtout de chasse, a de pêche et de commerce. C'est une race vive et « excitable, mais honnête et respectant la loi. Ceux « d'entre eux qui ont reçu de l'éducation (ils sont (i rares), en ont profité ; car ces Bois-Brûlés français « comprennent bien et apprennent vite. Quand ils « s'adonnent à l'agriculture, ils deviennent de bons « fermiers et finissent par être à leur aise : plusieurs « comptent parmi les meilleurs cultivateurs de la colo-
({ nie Parce qu'ils sont nomades, ne les prenez
« pas pour des paresseux et des vauriens ; tout le con- (( traire : ce sont des gens actifs et loyaux, ne le cédant
« à leurs voisins en quoi que ce soit H y a des
« hommes charmants parmi eux : leurs femmes sont « bonnes et honnêtes, et quelques-unes des plus jolies (c filles que j'ai vues dans mes voyages étaient préci- « sèment des métisses de la Rivière Rouge. Ces Bois-
« Brûlés...., plus on les connaît, plus on les aime
« Nulle part, je n'ai rencontré de race plus accom- (c plie. »
Pour se faire comprendre dans l'immense étendue de leur territoire, depuis le Pacifique jusqu'à l'Océan Glacial et jusqu'à l'Atlantique, par les tribus ayant