‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 3 sur 93 · CH AE ES · texte numérisé non relu

CH AE ES

INTRODUCTION ni

s'est trouvé inutile (1). Si glorieuse ou même profitable qu'elle fût au point de vue scientifique, cette découverte resta donc sans aucunintérêét pour les relations et le commerce. Aussi en a-t-on conclu définitivement que la vraie grande route de l'Atlantique au Pacifique, c'est-à-dire de l’Europe à l'Asie (Russie, Chine, Japon, Indes), devait être ouverte à travers les Montagnes Rocheuses : Fremont, Palliser et d’autres l'avaient cherchée sur le territoire des États-Unis, et Hind sur celui des possessions britanniques, quand lord Milton et le D' Cheadle se sont mis en route.

Par conséquent ces messieurs allaient explorer des contrées peu connues surtout en Europe.

Les possessions anglaises, dont elles font partie, sont, dans leur plus grande étendue, situées entre le 55° et le 143° méridien à l'occident de Paris; elles touchent, au sud, le 42° degré de latitude au N. de l'Equateur et descendent jusqu'aux mers polaires; mais, en réalité, c'est à peine si elles atteignent, au N., le 60° parallèle et, à l'O., le 137° méridien. Naturellement, elles sont partagées, par les Montagnes Rocheuses, en versant occidental ou 1e l’océan Pacifique et en versant oriental ou de l'Atlantique; en outre, le second a trois divisions : d’abord les bassins des mers polaires, y compris la baie de

(1) Voir notre introduction au voyage de J. Hayes, intitulé la Mer libre du Pole,

iV INTRODUCTION

Hudson ; ils occupent toute la portion septentrionale et ont, au sud, les deux autres divisions, qui sont, à l'O., la vallée s'étendant des Montagnes Rocheuses au lac de la Pluie, et, à l’E., les vallées au nord des cinq grands lacs avec les terres et les îles du fleuve et du golfe de St-Laurent, jusqu'à l'Atlantique.

Le versant du Pacifique a son littoral, qui, pour les possessions anglaises, va du 48° au 5° parallèle septentrional, couvert par l'ile Vancouver, quelques îles côtières et l'archipel de la Reine Charlotte. Le détroit de Juan de Fuca sépare Vancouver du Washington, un des États-Unis, et communique, par les canaux de Rosario, de Douglas et de Haro, à travers l'archipel de San Juan, avec le golfe de Georgie, qui rejoint le Pacifique par les détroits Johnstone et de la Reine Charlotte. L’archipel, qui porte ce dernier nom et se termine au N. par le détroit de Portland, a pour îles principales Moresby au S. et Graham au N. A partir du 55° parallèle jusqu'au mont Élie, c'est-àâire pendant près de sept cents kilomètres, les possessions anglaises sont séparées du Pacifique par cette zône maritime, achetée par les États-Unis en 1867, qu'on appelait Amérique russe et qui, en longeant depuis le mont Élie le 143° méridien de longitude occidentale, va rejoindre l’océan Glacial Arctique au cap de la Limite.

‘Tout le littoral occidental, du 48° parallèle au 55°,

INTRODUCTION V

. le P j .

eptentriona | appartient à la Colombie Britannique, dont les terri-

Ÿ toires s'appelaient auparavant Nouvelle Calédonie, ? Nouvel Hanovre et Nouvelle Georgie. Au N. du Simpson jusqu'au 62° parallèle, s'étend le territoire

, qui sont, à es Rocheuses lées au nord

t les îles du 4 Stekin ou Stikine, formé du Nouveau Norfolk et l'Atlantique. ! de la Nouvelle Cornouailles. A l’est, le massif des al, qui, pour # Montagnes Rocheuses rend presque étranger au ver- 5i* parallèle 4,4 de l'Atlantique celui du Pacifique.

ver, quelques ! Le littoral de la Colombie est profondément décharlotte. Le coupé. On y a nommé, en allant du S, au N., le delta iver du Wa-

et l'embouchure du Fraser, l'entrée Burrard, le canal rique, par les

ro, à travers

* Howe et ie golfe Hotham, continué par l'entrée Jer-

| vis, dans le golfe de Georgie; les canaux Toba, Bute, Georgie, qui

Loughboro et Knights, dans le détroit Johnstone:; stone et de la

l'embouchure de la Bella Coula et l'estuaire du Simp-

dernier nom | son, dans le Pacifique. Les baies les plus connues,

tland, a pour ; : < à dans les îles, sont le hâvre Esquimalt, au sudam au N. :

ea est de Vancouver, et l'estuaire Bentinck, à l'exie, c'est-à- A Fe NET : trémité méridionale de l'archipel de la Reine Char-

s, les posseslotte.

ue par cette

* Les Montagnes Rocheuses bornent ce versant du «côté oriental. Elles sont inclinées du N. O. au S, E., set formées de soulèvements à peu près parallèles l’un

is en 1867, en longeant

de longitude

| là l’autre.

Arctique au l’autre, Un certain nombre de cols y sont ouverts et

permettent l'écoulement des sources des grandes ri- | vières et des fleuves, qui de tous côtés descendent vers allèle au 55°, : :

L les deux versants. C’est par les cols que peuvent s’éta-

INTRODUCTION

blir les communications entre l'orient et l'occident de l'Amérique anglaise. Sept d’entre eux conduisent à la vallée de la Columbia, appelée aussi Orégon, ou deses affluents, dont les coudes et les parties inférieures appartiennent aux États-Unis.

Le col de la Frontière ou de la Koutanie méridionale touche au 49e parallèle et descend par le val supérieur de la Tête Plate où rivière de Clark, grand affluent de la Columbia ; celui de la Koutanie du Nord, où la rivière de la Tête Plate a sa source, communique avec la vallée de la Koutanie, autre affluent de la Columbia, grâce à une partie du vallon dans le fond duquel coule la rivière du Cerf; celui de Kananaski ou de Kanaskasis s'ouvre dans le val de la Koutanie supérieure; ceux du Vermillon, du Cheval qui Rue et de Howse débouchent dans le val fermé à l’O. par les monts Selkirk, dont les pieds sont baignés par la haute Columbia, courant du S. E. au N. O.; enfin le col de l’Athabasca aboutit au sommet de l'angle aigu que décrit la Columbia en tournant au sud: On se sert parfois de ce dernier passage pour entrer dans la Colombie Britannique ou pour en sortir.

Seuls, parmi ceux qu’on connaît, le col de la Cache de la Téte Jaune, qu'ont franchi MM. Milton et Cheadle, et celui de la rivière de la Paix conduisent directement au Fraser. Le dernier, qui est le plus septentrional, était employé comme une route habi-

l'occident de nduisent à la on, ou deses s inférieures

> méridionale val supérieur 1d affluent de Nord, où la communique fluent de la dans le fond le Kananaski > la Koutanie eval qui Rue é à l'O. par aignés par la . O.; enfin et de l'angle au sud, On entrer dans ir.

1 de la Cache . Milton et x conduisent est le plus route habi-

INTRODUCTION VII

.tuelle par la brigade que la Compagnie de la baie de

! Hudson envoyait tous les ans du fort Mac Leod au

| fort Dunnegan, sur la rivière de la Paix, d’où elle se

rendait par un long détour au fort Edmonton, sur la

| Saskatchaouane du Nord. Un affluent de la rivière

de la Paix, la Finlay, fait au N. E. la limite de la : Colombie Britannique. C’est à son confluent que la ‘première rivière, qui, depuis sa source voisine du Fraser, a coulé du sud au nord, tourne de l’ouest à l’est, jusqu’à ce qu’elle rencontre la Fumeuse. Un portage, facilité par les lacs Stuart et Mac Leod,

. permet de diriger, du Fraser vers la rivière de la Paix,

: des bateaux assez grands pour contenir une quarantaine de personnes.

Quant au col de la Tête Jaune, nous allons en

résumer la description d’après les récits de nos voya-

'geurs. Les Anglais l’appellent aussi Téte-Jaune’s Ca-

che Pass, Yellow Head, Cowaung, Leather, Pipestone

River et Jasper house’s Pass. Son premier nom lui vient d’une cache qu’un trappeur iroquois, surnommé la Tête Jaune, s’y était construite au confluent des

deux sources du Fraser pour y serrer les pelleteries

« que sa chasse lui procurait sur le versant occidental

des montagnes. Le défilé, en traversant la chaîne principale, suit presque le 53° paralièle septentrional. Vers L’E., il commence au-dessus d'Henry House sur l’Athabasca, remonte la Miette et une de ses sources, la

Vi INTRODUCTION

Pipestone; 1l arrive insensiblement au faîte, d’où part, sur la pente opposée, un ruisseau tributaire du, Cowdung Lake ou lac de la Bouse de Bison, qui est entre le mont Bingley, au N., et le mont Fitz William, aus. Un cours d'eau qui sort de ce lac va se jeter dans la branche méridionale du Fraser dont la source est au mont Brown. Plus loin, celle-ci reçoit la rivière de l’Elan, traverse le lac de ce nom, où tombent les cascades de Rockingham; puis elle baigne les pieds d'une abrupte falaise schisteuse, où le seul passage est la corniche ou le pont de Mahomet; enfin elle se joint, pour former le Fraser, à la branche septentrionale, qui arrive en contournant au N. O. le pic Robson. A cette jonction, était d’abord située la Cache de Ia Tête Jaune; cependant le fleuve continue à courir encore une vingtaine de kilomètres avant d'atteindre ce qu'on appelle à présent la Nouvelle Cache, où il se détourne brusquement vers le nord. Ici finit le col de la Cache, qui a une longueur, y compris les détours, de cent quatre-vingt-treize kilomètres environ. Il ne présente pas d'obstacle sérieux et n’a, suivant nos auteurs, que neuf cent quarante-deux mètres d'altitude. J'avoue que d’autres lui donnent deux mille cent quatre-vingt-deux mètres ; mais les conséquences de cette différence sont insignifiantes, puisqu'il est certain que la montée, de part ou d'autre, est peu sensible. Il aboutit presque à la latitude où est

aîte, d’où part, taire du, Cow- 1, qui estentre William, aus.

e jeter dans la | source est au : la rivière de mbent les casles pieds d'une passage est la 1 elle se joint, entrionale, qui ic Robson. A

Cache de la inue à courir nt d’atteindre Cache, où il se finit le col de is les détours, environ. Il ne ivant nos aures d'altitude.

x mille cent conséquences

puisqu'il est utre, est peu

tiiude où cest

INTRODUCTION 1X

située Richfield, la principale localité du Caribou, le “centre des mines d’or, où arrive une route qui conduit a New Westminster et dont l'extrémité occidentale du col de la Cache de la Tête Jaune n'est éloignée au plus que de cent soixante kilomètres en ligne droite (r).

* L'intérieur de l'espèce de quadrilatère, dont se compose la province de la Colombie Britannique dans sa partie continentale, est hérissé de chaînes de montagnes qui courent généralement du sud au nord sur un plateau des plus tourmentés et dont le bourrelet occidental paraît être formé par une chaîne côtière, qui établit un bassin dont les eaux se déversent directement dans le Pacifique ou dans les golfes et détroits qu'il s'est creusés. Le plateau lui-même est partagé en deux vallées de fleuves : celle de la Columbia ou Orégon à l’est et au sud, puis celle du Fraser au centre.

La première, dans toute sa partie supérieure ou colombienne, est couverte par les contre-forts occidentaux des Montagnes Rocheuses, confus entassement où les eaux ne se sont ouvert un passage que par les détours de la plus capricieuse apparence.

. La seconde, aussi dans sa portion septentrionale, est occupée, sur une étendue de plus de quatre cents

(1) Il y en a quatre cents, en suivant le Fraser du col de la Cache à Quesnelle et la route de Quesnelle à Richfield.

x INTRODUCTION

kilomètres de l’est à l'ouest, par un désordonné pâté

JE | de montagnes auxquelles paraissent n'offrir rien de %

semblable même les Andes ni les Himalayas. Com- k parables à une mer solidifiée, ces montagnes élèvent leurs immenses vagues à la hauteur de plus de deux äb mille mètres dans le district appelé le Caribou. Elles | sont entourées par un inextricable fouillis de collines du | couvertes de sapins. Là, partout, le sol a été agité au à point qu'excepté le fond des étroits ravins, cavés entre les hauteurs, on trouve à peine trente centimètres de terrain uni. Les diverses couches sont redressées de champ ct les cours d’eau coulent sur la cime des collines. Ces Monts Chauves, comme on les appelle à l'est du Fraser, ont pour centre un pic nommé Mont de la Raquette (Snow-shoe mountain). Au sud, bien qu’à partir de la Quesnelle le terrain plat se développe dl * | l: et s'étende, on rencontre encore des montagnes, des il collines couvertes de forêts et des gonflements caillou- En

| teux. à

| Mais un trait caractéristique de la région moyenne @ñc

| du Fraser, ce sont les trois étages de terrasses qu’on re- Bore | marque sur le flanc des montagnes, et dont l'existence IL a été en outre signalée, sur le versant oriental des La

Rocheuses, le long de la haute Athabasca, et, sur le ac versant occidental, le long de la Columbia. Elles s'é- e

1 lèvent près du Fraser entre les confluents de k feill

HA Quesnelle et de la Thompson, puis remontent li

sordonné pâté offrir rien de nalayas. Comitagnes élèvent

plus de deux Caribou. Elles lis de collines | a été agité au ns, cavés entre centimètres de t redressées de | cime des col-

\ les appelle à : nommé Mont . Au sud, bien at se développe nontagnes, des ments caillou-

gion moyenne asses qu'on reont l'existence nt oriental des asca, et, sur le bia. Elles s'é-

fluents de

remontent li

INTRODUCTION XI

Ÿallée de ce dernier affluent jusqu'au delà du lac

| ossi

2 Ces terrasses ou banquettes, dont on lira la description dans notre huitième chapitre, ont, par leur Hombre et leur correspondance, suggéré aux voyadburs l'hypothèse d’une quantité de lacs très-vastes, d'une espèce de mer intérieure, qui jadis aurait sub- Mergé cette région. Du sein des eaux, les sommets séuls des montagnes émergeaient alors, en forme d’iles fondes. A trois reprises et à des intervalles de temps incalculables, le remblai de cet immense réservoir se éérait brisé par une échancrure chaque fois plus profôndément ouverte et formant un canal par lequel l'eau se serait écoulée, Abaissant chaque fois son ni- Veau et, de l’une à l’autre, nivelant les banquettes, élle aurait déposé l'énorme quantité de détritus dont se composent les plateaux actuels. L'échancrure du fe:nblai de cette mer intérieure serait la fissure de la Chaine des Monts des Cascades, qu'on appelle les éñons et qui s'ouvre au nord d’Yale en formant une g rge de vingt-cinq kilomètres de longueur.

; L'hypothèse nous a l'air des plus plausibles, à la c ndition qu’on joigne à l’action des eaux celle des Blaces. En effet, jamais les eaux, fussent-elles torrentielles, n'ont nivelé sur de si vastes espaces de pafeilles terrasses, unies et concordantes, qui ne peuvent être dues qu’à des érosions, au moins produites par

INTRODUCTION

des glaces formées, durant les froids de l’hiver, à L surface d’eaux courantes ; mais, comme l'hypothès

repousse à peu près l'idée des eaux courantes, puis.

qu’elle imagine des eaux lacustres, changeant brus-

quement leur niveau à la suite de tremblements d& &

terre, qui, à trois ou quatre reprises, leur auraient

creusé une issue toujours plus profonde, il est vrai. M

ge

EEE =

semblable qu’on doit reconnaître là plutôt l’action de:

glaciers, ce que paraît aussi indiquer l'existence des Mt gonflements caillouteux dont on parle; mais, pour &. l'affirmer, il faudrait étudier sur place les traces de

Li ces phénomènes. D'ailleurs chaque savant les explique #

: à sa façon. Ainsi, dans une séance de la Société an- A

glaise de Géographie tenue en février ou en mars 1869, &,

le Dr. W. A. Bell attribuait le creusement des cañon: Ds

k ï à l’action constante, sous un climat sec, d’un cour 4 ( ( d’eau rapide durant plusieurs siècles ; et M. Brown, géu:

[UL partageant à peu près cette opinion, ajoutait que les S@u; ! fiords ou entrées profondément pratiquées entre les ge. montagnes du littoral étaient dus à l’action des glaces, Or tandis que les terrasses des rivières l’étaient à l’action où d Al: volcanique. De telles propositions ne peuvent natu- pied rellement pas être admises sans réserve ni même sant flat contestation. dr

qi Les renseignements hydrographiques nous faisant fm AU défaut pour la région côtière, nous nous borneronsi dan: indiquer, au sud du Fraser, le Skagct, qui, apr #4L

INTRODUCTION XIII

de l'hiver, à |:

“ oir recu, dans la Colombie, la Similkameen, passe ime l'hypothès 4

ns les Etats-Unis et a son embouchure près du 48e

ourantes, puis. rallèle ; au nord du fleuve, la Bella Coula, avec le

hangeant brus. 4 Laissant de New Aberden ; le Simpson, avec le

remblements de fort du même nom ; enfin le Stekin ou la Stikine qui

, leur auraien fit dans le gouvernement de la Nouvelle Arkhangel.

ide, il est vrai 1 La vallée de la Columbia ou Orégon est encore

atôt l'action de fôute sauvage dans la Colombie Britannique. Le

l'existence d'o. prend sa source dans des lacs situés au sud-

le; mais, pour est des monts Brisco, coule vers le nord-ouest en-

ce les traces de tte cette chaîne et celle des monts Selkirk, jusqu’au

ant les explique Cnfluent d'un ruisseau venant du Committe Punch

: la Société an- Bowl, petit lac occupant le faîte d’un col et qui, par

en mars 1869 Sn autre extrémité, envoie la Whirlpool à l’Atha-

ent des cafons Dasca. La Columbia reçoit encore, à droite, la rivière ec, d'un Cour 4ÿ Canot, qui sort du mont Albreda et que nos voyaet M. Brown, geurs ont franchie assez malheureusement près de sa ajoutait que le Sôurce ; alors le fleuve tourne vers le sud, traverse les quées entre les deux lacs de la Flèche et reçoit, à gauche, la Koutanie tion des glaces, Où rivière de l’Arc Plat et la rivière Pend d'Oreille aient à l’action gù de Clark, qui est la même que celle qui passe au peuvent natu- pied du col de la Frontière sous le nom de la Téte e ni même sant Pare ; à droite, dans les Etats-Unis, l'Okanagan lui dpporte les eaux du lac du même nom; enfin, la Coès nous faisant Smbia ou Orégon tombe, au nord du 46° parallèle, us borneronsi dans le Pacifique.

et, qui, apr M La vallée du Fraser est celle qui nous intéresse le

XIV INTRODUCTION

plus. Le fleuve, appelé jadis Tohoutche-Tesse, es beaucoup moins tortueux que l’Orégon. Il a, comm nous l’avons vu, deux sources. La méridionale parait : sortir du mont Brown, reçoit, dans le Col de la Cach: de la Tête Jaune, à droite, un ruisseau venu du la de la Bouse de Bison et la rivière de l’Elan, pui traverse le lac de l’Elan et se joint à la source septen. trionale. En sortant du col, il fait un premier cout vers le nord ouest, coule dans un défilé, enveloppe: moitié le massif tourmenté des Monts Chauves et di Caribou, qui lui envoie, parmi d’autres torrents au: rifères, l'Antler Creek, affluent de gauche. Lorsqu' a fait son second coude, pour descendre du nord a

sud, il reçoit à droite la Stuart, qu'on a d’abord pris

pour la partie supérieure de son cours et qui, venan du nord, le met en communication avec les lac Stuart et Mac Leod et, par un portage, avec la ri vière de la Paix, appartenant au versant oriental Au confluent de la Stuart et du Fraser, est le for George. Plus bas, tombent, à gauche, la Williar Creek; à droite, la William Road; à gauche, la Ques 4

nelle. Celle-ci apporte les eaux des lacs Quesnelle : 4

Caribou. À son confluent, s'élève un village appel aussi Quesnelle et d’où partent deux routes: ve l'Est, celle qui mène droit au centre du fameu gisement du Caribou aux sources des creeks Wii! liam et Lowhee, à Richfield, et celle qui, vers le su

tche-Tesse, est n. 1 a, comme ridionale parait

Col de la Cache !

u venu du la le l’Elan, pui | source septenpremier coudk ilé, enveloppe Chauves et di es torrents auuche. Lorsqu' re du nord « a d’abord pris s et qui, venan

avec les lac age, avec la ri rsant oriental aser, est le for e, la Williar auche, la Ques acs Quesnelle €

village appel ix routes : ver tre du fameu es creeks Wi qui, vers le su

INTRODUCTION XV

Le >

onduit à Clinton. Le Fraser est, depuis Quesnelle, Énavigable pour de légers bateaux à vapeur. Il arrose fAlexandrie, où existe du charbon de terre et où la terre est bonne à la culture malgré le commencement es terrasses. Au confluent de la Soda Creek, la naviation cesse et la route s'éloigne en longeant et en

Mcontournant la San Jose. Cet affluent traverse le lac

William et arrose la ferme de Davidson, une der "plus belles de la Colombie. La route arrive à Clinton ans la vallée de la Bonaparte; se divisant alors, elle puit, vers le sud-est, la Bonaparte puis la Thompson, æt elle rejoint, vers le sud-ouest, le Fraser à Lilloet, petite ville située aux confluents des cours d’eau issus

des lacs Duffey, Anderson et Seton. Les pâturages de

Lilloet d’abord célèbres ont été détruits au bout de heuf années d’usage. La route s’aide ensuite des lacs, des portages et de l’Harrison, passe à Pemberton et à Douglas, et atteint le bas Fraser. En aval de Lilloet, 4 une quarantaine de kilomètres, le Fraser reçoit la Fhompson.

4 Cette rivière est formée de deux autres qui portent

% même nom. L'une, la Thompson méridionale où la

houchouap, traverse le lac Chouchouap avant de

lencontrer la Thompson du nord. Celle-ci, qui n’était q ’imparfaitement connue jusqu’à ce voyage, sort du Caribou, coule du nord au sud, recoit, à gauche, un tributaire qui passe entre les monts Milton et Cheadle ;

re à

XVI INTRODUCTION

à uroite, l’Elsacar ; traverse la plus épaisse forêt, se brise dans les rapides Murchison et à la porte d’Enfer, reçoit à droite la Wentworth et l'Eau-claire, et enfin atteint la Thompson du sud. A leur confluent, est Il Kamloups ou fort Thompson, qui donne son nom au | lac dont il domine l’extrémité orientale. Sortie de ce lac, la Thompson coule vers l’ouest, reçoit la Bonaparte, tourne au sud, longe la route de Clinton, passe au Bac de Cook et tombe dans le Fraser, à Lytton. Après ce confluent, le Fraser entre dans le défilé de la chaîne aux Cascades, se précipite et se brise dans le: Cañons, d’où il sort à Yale. C’est une petite ville sou: riante, qui n’a qu'une rangée d'habitations, mais oi recommence la navigation à vapeur. Après Hope

vilie située dans une plaine boisée qu ‘entoure un am:

diminue give qu ‘elle n’augmente, le Fraser fait si " troisième courbe en se dirigeant vers l’ouest et recoit 44

formé un petit delta, finit dans le golfe de Georgie.

New Westminster, située à la droite du Fraser & d.

non loin de son embouchure, était en 1863 la capi

tale de la Colombie Britannique. L'emplacement en inidc

été bien choisi et le plan bien tracé, sur un terrainfrontiè

INTRODUCTION XVII

h pente, par le colonel du génie Moody. Elle se comfpse de plusieurs rues de bonnes maisons construites

aisse forêt, se

porte d’Enfer, laire, et enfin bois. Son port laisse entrer des navires calant enconfluent, est Mron six mètres, et le district où elle s'élève est ferne son nom au lle. Il était question en 1867 d'y établir un hôtel des le. Sortie de ce reçoit la Bona- Clinton, passe r, à Lytton.

dans le défilé de

se brise dans le:

onnaies qui exemptât la colonie d'envoyer frapper n métal à San Francisco. Malheureusement elle est iveloppée par une futaie trop colossale pour être ai-

ment abattue; les trs du défrichement sont trop

nds pour les progrès de l'agriculture et sa position irée, avantageuse en cas de guerres, en fait plutôt petite ville sou 4 entrepôt et une place de passage de Victoria aux ations, mais oi Mines, en sorte qu'elle ne joue plus qu'un rôle se- . Après Hope, :

entoure un am

daire.

Ile était tout-à-fait éclipsée déjà par sa voisine la itale de Vancouver, Victoria, avec ses maisons de Âc ues, son opéra, son arsenal ; à laquelle le magnifije hävre Esquimalt, le voisinage de Nanaïmo et des

sne les eaux dunes de houille, et sa qualité de port franc assurent

aie remontent MBbrillant avenir. Il y a cependant un point noir à

glas. Le Frase 68 horizon tant que n'aura pas été décidée la question

t, après avoird@frontière avec les Etats-Unis (1); car, si la limite

de Georgie. ‘ 1@ placée au canal Haro, au lieu de l'être au canal

Obuc 1 . Ù ‘ te du Fraser ei glas sinon au Rosario, l'Angleterre ne pourrait 1863 la capr .

() Le discours de la Reine, à l'ouverture du parle re placement en ini Üc noi: L: R j ? e parlement britanhe pour la session de 1872, annonce que cette question des sur un: terrainfrgntières du S, Juan a été remise à l'arbitrage du Tzar. 1 ke

ee ——s — — .

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