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XVIII INTRODUCTION
plus faire entrer ses vaisseaux dans le hâvre Esquimalt qu'en passant sous le feu des batteries ennemies, : Néanmoins, depuis 1868, Victoria est redevenue capitale des colonies anglaises sur le Pacifique.
Il ne nous reste plus qu'à nommer le village écos. # # sais de New Aberdeen, dans le magnifique estuaire de Las Bentinck, à la pointe méridionale de l'archipel de L 4. Reine Charlotte. Ce village paraît être l’embryor in d'une ville fort importante et que sa situation met: que l trait à l'abri des insultes des Etats-Unis, si Dieu lu y# prétait vie et si les circonstances lui étaient favorables nr
Le climat des possessions anglaises de l'océan Paci 4 : | p fique, qui s'étendent du 48° au 55° parallèle, latitud: r* aux deux extrémités de laquelle sont situées Orléanse 0 France et Newcastleen Angleterre, est moins modé située
qu'il ne le serait sans les masses de montagnes quift À
sont soulevées à l'orient et qui supportent des neiges
des glaciers perpétuels, et sans le courant du Pacifiquy 2 septentrional qui lance sur les côtes les eaux chaudy#es
de l’Equateur. Ainsi, tandis que le climat est extrên mn
dans le haut des valiées du Fraser, de la Thompson ) à
de la Columbia, Vancouver n’a que peu ou pas: à neige en hiver, et son été vaut celui de l'Italie. L'arc
pel'de la Reine Charlotte nous est représenté com (
un véritable Eden, où le thermomètre varie en: 4%
5 degrés au-dessous de zéro et 27 au-dessus. ittéral
Les productions minérales de ces possessions aVaticou &
INTRODUCTION XIX
âvre Esquiies ennemies. :
redevenue li
ises sont des plus riches et ce sont elles qui les ont t entrer dans le cercle de l'activité européenne deis une quinzaine d'années.
ifique. L Dans la Colombie, l'or s'est trouvé sur les ter- + village ÉCOS uses des montagnes et dans le sable de tout le lit du que estuaire dt Rhaser. Aujourd’hui encore, on le recueille, dans les
archipel de l: es des nouvelles villes qui sont dans leur période de tre l'embry0t féémation, sur ses rives. C'est en remontant le fleuve situation met que les aventuriers sont parvenus peu à peu au Cariis, si Dieu lu y
sent favorables 4
, d’où les torrents avaient entraîné l'or dans le grand
Jurs d’eau, où l'on recueillait des pépites plus gros- (e l'océan Paci set plus pures, moins arrondies ou usées par le frotteralièle, latitud 2: à mesure qu'on approchait des sources. La gantuées Orléanst guè où est engagée la masse du précieux métal semble t moins modér située au centre même des Monts Chauves, à la mon-
ontagnes qui taghe de la Raquette. Mais les torrents du Caribou
ent des neiges ‘euX-mêmes sont loin d'être épuisés; ils n’ont, relati-
ant du Pacifiquy ei ent à leur richesse, que peu produit, à cause de
es eaux chaud'ig suffisance des moyens qu'on a employés. Après le mat est extrélgthse des sables et des boues, c’est à peinesiona
la Thompson £à tigné le sol. Il reste à se servir des machinespour
peu où Päf écfser le quartz et en retirer les sommes immenses l'italie. L'arct dl contient. Cependant on affirme que l’opulence
présenté COMHW Caribou est dépassée par celle des gisements qu’on
. n Dr” tre varie €nh découverts plus récemment à Big Bend, près du dessus. ittoral du golfe de Georgie et à portée de Victoria.
possessions aaticouver passe elle-même pour étre fort riche en A
XX INTRODUCTION
mines d'or, et l’on en a trouvé encore des gisemen dans les îles de l'archipel de la Reine Charlotte. | jh platine, l'argent et le cuivre existent, outre l'or, da | 1 la Colombie ; Vancouver regorge de ces richesses m
| LE nérales et l’on connaît d'importants gisements cuivre dans l'archipel. Quant à la houille, elle 4 montre à fleur de terre dans la Colombie : au no és près d'Alexandrie sur le Fraser ; au sud, sur la rive À la Similkameen ; à l’ouest, à l'entrée Burrard, sur tot) littoral. En face, de l’autre côté du golfe de Georgie, rar. Nanaïmo, dans Wancouver, on en exploite une mi née considérable, touchant à la côte et alimentant déjà \ ,, toria, New Westminster et San Francisco (1) ; il y a . a cependant des mines plus abondantes et plus acc pla
cibles encore, dit-on, que celle-là dans tous les : ‘ilfa
coins de l’île. Enfin l’anthracite a été découvert d: ui
l'archipel de la Reine Charlotte. aisé
Les productions végétales de ces trois provin cites
anglaises consistent, aujourd’hui, surtout en bois dues
construction, comparable à tout ce qu’on peut trou: sie
ailleurs de plus beau en ce genre ; mais plus access ge
dans la Colombie que dans Vancouver. En revanc-4à
les céréales, les racines et les fruits de la zône tempsoù
viennent avec plus d’abondance dans cette île:
(1) En 1860, l'extraction de la houille à Nanaïmo a déjà rlable à 40,000 tonnes. temps
INTRODUCTION XXI re des gisemen ine Charlotte. |
, outre l'or, da:
nde culture de ferme est peu considérable. Un Utre désavantage de la Colombie est la rareté ou plula singulière nature des herbages propres à l'élevage ces richesses n des bestiaux. Ces herbages ne se composent que du its gisements binch grass, plante particulière au versant du Pa- , houille, elle dfique et tout-à-fait différente de celles qui recouvrent ombie : au no les prairies du versant oriental. Elle croît plantureuse sud, sur la rive etluxuriante sur les nentes des monts et des plateaux, e Burrard, sur tôbjours belle et savoureuse quand même elle n’est olfe de Georgie, féfraîchie que par les neiges de l'hiver dans une anexploite une mi née sans pluie ; elle forme des touffes qui atteignent imentant déjà \ uñe hauteur de cinquante à quatre-vingts centimètres ncisco (1); il} étbn diamètre de vingt-cinq, en tenant chaque touffe tes et plus act péffaitement isolée de ses voisines. Malheureusement dans tous les laut deux ou trois années à ces touffes pour repousser té découvert di uni fois tondues, et la dent des bestiaux les arrache trop aisément à cause du peu de profondeur de leurs ra-
es trois provin cites. Il s’en suit, non-seulement qu'il faut des étenurtout en boi dues considérables aux herbages, mais encore que pluqu'on peut trou sieurs des plus beaux, entre autres ceux de Lilioet, ont ais plus access #fé détruits en quelques années. Dans Vancouver, les ver. En revanc Willeures terres à culture sont sur le littoral; mais,
de la zône temP£gfitrairement à l'opinion générale, un explorateur,
dans cette île MAR. Brown, affirme qu'on y en trouvera suffisam terres propres‘mêht pour nourrir une population bien plus considé.…
: rable ue celle que l'île peut recevoir d'ici à long- Nanaimo a déjà m q q Fe 6
temps. Quant à l’Archipel, la surface en est couverte
XXII INTRODUCTION
d’épaisses forêts de conifères et l’on n’y récolte encor que des pommes de terre ; mais elles sont d’une excel lente qualité.
À part quelques ours, dans l’orient, vers les Mor tagnes Rocheuses, on peut dire que ces possessio: n'ont guère de bêtes fauves, surtout de bêtes dang reuses ; pas plus de reptiles ni de moustiques. Les ea y sont poissonneuses à l'extrême, comme l'ont rema qué nos auteurs ; et M. Brown affirme qu’elles pou raient approvisionner de poissons, outre la Colomb; la Californie et tous les pays espagnols des bords du P
cifique.
La population primitive sur le continent paraît ét principalement celle des Chouchouaps, qui appartie nent aux familles de l'Amérique centrale et ne so nullement en état de lutter avec les aventuriers eur péens que la Californie leur a envoyés. Ils ne dema dent pas mieux que de vivre de leur travail et de le commerce, si la maladie ne les emporte pas aupar vant. Vancouver a, sur ses côtes, une dizaine de m liers d’indigènes aussi peu redoutables. [ls sont divi en quatre familles par leurs langages et diminuent: pidement par suite du changement apporté dansk
genre de vie et du découragement stupide et somi
dont ils ont été saisis en se voyant en face d’une ri
nest
supérieure à la leur. L’archipel compte environ ci Säisk. mille indigènes, qui parlent un idiome particulier du A
"y récolte encor ont d'une excel
it, vers les Mor > ces possessior de bêtes dang:
stiques. Les ea ame l'ont rema ne qu'elles pou itre la Colomb:
des bords du P itinent paraît ét )s, qui appartie ntrale et ne sc Aventuriers eur:
s. Ils ne dema travail et de le orte pas aupar ie dizaine de m es, Ils sont divi s et diminuent:
apporté dans lt upide et som!
n face d’une r
ipte environ ci
me particulier
du N. au S., avec son affluent de gauche, l'Assini-
INTRODUCTION XXII
ui, avec plus d’aptitude que les autrespour la gravure 4 pour la sculpture, ont aussi à un plus haut degré le durage et l'esprit de résistance et de vengeance. Il ést douteux que cela puisse les sauver si le flot de l’é- Migration européenne envahit leurs îles.
4 Quant à l'autre versant, nous passerons sous si- Jénce celle de ces régions qui s'incline vers les mers polaires ; nous nous bornerons à donner quelques ren- Mignements sur celle qui, entre le 120° et le 94e méfidien à l'O. de Paris, c’est-à-dire entre les Montages Rocheusss et le lac Supérieur, va du 49° au 55e parallèle septentrional.
“à Le climat y est plus rude qu'en Europe. Le froid y descend, parfois et pour quelques heures, jusqu’à 38 et Même 45 degrés au-dessous de zéro, comme au Groenland ; mais, là, il est durable, et la moyenne est de 19 au-dessous de zéro, tandis qu'ici la moyenne paraît Monter à 5 au-dessus de zéro comme à Saint-Pétersbourg et à Stockholm. Ces froids excessifs sont dus à absence de chaînes de montagnes qui protégent le pays contre l'influence des mers polaires, et au voisinage de la baie de Hudson. Le fait est que le froment vient bien dans ce district de la Saskatchaouane,
‘On n’y voit presque aucune élévation de terrain ; ce
nlest qu'une plaine dans laquelle coulent les deux Saskatchaouanes, de l'O. à l'E, et la Rivière Rouge,
INTRODUCTION
boine, dent le cours a la même direction que les Sas.
katchaouanes. Ces rivières tombent dans le grand lx | Ouinnipeg qui, nar l’extrémité septentrionale, com | munique avec la baie de Hudson au moyen du larg € fleuve Nelson, dont l'embouchure, vers le 57° paral: d lèle (en Europe, Aberdeen), est défendue par le for bi York, port et entrepôt principal de la Compagnie à N la baie de Hudson. A son extrémité méridionale, | € grand lac Ouinnipeg rejoint par un cours d'eau le: Jeu lacs des Bois et de la Pluie, même le lac Supérieur la
moyennant quelques portages. Cette immense plain fo
a une étendue de huit millions d'hectares recouvert db d’un sol alluvial, à la profondeur d’un mètre à w 4
mètre et demi, capable de nourrir des millions d’ha
bitants et que la chambre de commerce de New Yor
a déclaré le plus riche du monde. Cette terre, dans!
nord, porte une épaisse forêt de conifères; dans le su
une prairie naturelle, où ont, de temps immémoria
vécu d'innombrables troupeaux de bisons. Les ir
digènes s’y divisent en habitants des bois et en hab
tants des plaines, ceux-là aussi pleins de modératio
et de loyauté que les autres le sont de l'esprit de ri
pines et de vengeance.
Une nuit, un Crie ou Knistineau des bois, Kiîn
montiayou, le chasseur, ivre de rhum et de fureur, :
jette sur M. Cheadle, qui refusait de lui donner d: vantage à boire : « Ah l s'écrie-t-il, si j'étais un Cr @d
INTRODUCTION XXV
on que les Sas. & des plaines, comme je vous percerais le cœur! » ans le grand lx
C'est justement cela, répond froidement le docteur.
ntrionale, com # Vous ne ferez rien de pareil, parce que vous n'êtes
moyen du larg & pas un indien des prairies : ceux des bois ne sont
rs le 57° paral « pas des brigands. » À ces mots, Kinémontiayou
due par le for fhisse tomber son couteau et lâche l'homme blanc.
a Compagnie d Notre voyage contient d’autres traits d'égale valeur méridionale, : êt qui prouvent que ces sauvages des bois poussent
cours d'eau Îe leur honnéteté native jusqu’à l'héroïsme; comme, de
e lac Supérieur l'autre côté des montagnes, les Chouchouaps ne té- ' immense plain oignent à l'égard des blancs que l’émulation de la
ctares recouvert dbcilité et de l’obligeance.
‘un mètre à U Quant à ceux des plaines, les Sioux ou Dacotas, les s millions d'h: Gries et surtout les Pieds Noirs, ce ne sont sans doute { rce de New Yor pas les plus douces gens du monde, et, s'ils sont pous- É: tte terre, dans! sé par le désespoir et la famine, par la passion de la : res; dans le sui räpine et la rage de la guerre, ils s’'emportent à scalps immémorii fér et à massacrer leurs ennemis, même leurs victibisons. Les it fes; mais, à nombre égal, ils sont peu redoutables, et bois et en hab Jéur quantité ne tardera guère à être inférieure à celle s de modératit des blancs. D'ailleurs la famine et les maladies les de l'esprit der déciment, car la famine est l’état naturel, la conséqhence accoutumée de leur vie sauvage. Ces hommes
des bois, Kini répugnent non-seulement à la culture mais à tout et de fureur, dbtre travail, et ne vivent que de leur chasse au bison.
à Jui donner d: Ils ont toujours tué le bison au-delà de leurs besoins si j'étais un Cr ef des moyens qu'ils avaient de le conserver; ils l’ont
VTT RE mm
XXVI INTRODUCTION
presque tué pour le plaisir de tuer; mais, tant qu’il n’ont pas possédé d'armes à feu, ils ne l'avaient pas dé. truit; d’ailleurs ils ont aujourd’hui pour rivaux, dans leur massacre, les blancs et leurs métis : non-seule. ment leur territoire de chasse se resserre chaque jour, mais la venaison qu’ils en retirent devient plus rare. Or une famille d’Indiens vivant de chasse, guerriers, femmes et enfants, dix en tout, a besoin d’un état presque aussi grand que le comté de Norfolk où qu'un des départements français, et des milliers de laboureurs vivraient avec abondance dans l’espace né cessaire à un Indien chasseur pour vivoter misérable. ment. Voilà l'explication des famines constatées pa: MM. Milton et Cheadle qui se sont, on le sait, re: nouvelées après leur voyage dans l'Amérique du Nord
Sur ce vaste district, il n’y a quelque agglomératior de populations d’origine européenne, pure ou mélan: gée, qu’à des intervalles très-éloignés l’un de l’autre comme aux lacs Sainte Anne et Saint Albans, au nor d'Edmonton, ou comme, vers l'extrémité méridiona! du grand lac Ouinnipeg, sur les bords de la Rivièr Rouge, au fort Garry, qui est le centre de ce qu'a appelle la colonie de la Rivière Rouge. Les habitant y sont des Ecossais, des Anglais et des Franco-Can: diens, dont les métis parlent la langue de leurs ancé tres européens, depuis le gaëlique pur jusqu'a français normand. Ici l’on nous permettra de com
AR ROR A Ph h À = @ À À «2
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ais, tant qu'ik avaient pas dé ir rivaux, dans Js : non-seulere chaque jour, ient plus rare, asse, guerriers, soin d’un état le Norfolk où des milliers de ans l’espace né oter misérable.
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érique du Nord
e agglomératior pure ou mélan l'un de l’autre Albans, au nor ité méridional ds de la Rivièr itre de ce qu'a e, Les habitant ïs Franco-Cant e de leurs ant pur jusqu mettra de con
INTRODUCTION XXVII
pléter le tableau qu'ont fait des métis français
MM. Milton et Cheadle par celui qu'en a plus ré- .cemment tracé (en 1870) le correspondant d’un jour-
nal du haut Canada, le Toronto Globe.
« Les métis français s’occupent surtout de chasse, « de pêche et de commerce. C'est une race vive et l« excitable, mais honnête et respectant la loi. Ceux « d’entre eux qui ont reçu de l'éducation (ils sont « rares), en ont profité; car ces Bois-Brûlés français « comprennent bien et apprennent vite. Quand ils « s’adonnent à l’agriculture, ils deviennent de bons « fermiers et finissent par être à leur aise : plusieurs # comptent parmi les meilleurs cultivateurs de la colo- # nie... Parce qu’ils sont nomades, ne les prenez # pas pour des paresseux et des vauriens; tout le con- 4 traire : ce sont des gens actifs et loyaux, ne le cédant « à leurs voisins en quoi que ce soit... Il y a des « hommes charmants parmi eux : leurs femmes sont a bonnes et honnêtes, et quelques-unes des plus jolies # filles que j'ai vues dans mes voyages étaient préci- « sément des métisses de la Rivière Rouge. Ces Boiss Brüûlés..…., plus on les connaît, plus on les aime... ( Nulle part, je n’ai rencontré de race plus accom-
* plie. »
‘ L’our se faire comprendre dans l'immense étendue de leur territoire, depuis le Pacifique jusqu’à l'Océan
Glacial et jusqu’à l'Atlantique, par les tribus ayant
je 2% Le st F
INTRODUCTION
une grande diversité d’idiomes, les agents de la Compagnie de la Baie de Hudson avaient inventé un jargon sobre de paroles et complété par la mimique. Il s'appelait le Chinouk et a suffi en effet pour les relations avec les diverses tribus; mais, parmi les gens d’origine européenne depuis le lac Supérieur jusqu’aux Montagnes Rocheuses, c'est en somme, malgré le gaëlique et l'anglais des fonctionnaires, le français qui domine. Ainsi, depuis le fort Garry jusqu'au fort Kamloups, nos voyageurs n’ont eu pour guides que des gens qui non-seulement parlaient cette langue, mais même n'entendaient pas l'anglais. Aussi trouvera-t-on en italique un certain nombre de phrases conservées en français dans l'original anglais; et c’est parce que la première population de ces régions a été française que le traducteur a cru pouvoir se permettre de donner en français les noms géographiques qui
avaient un sens.
D'ailleurs, cette race franco-canadienne grandit rapidement. Aux États-Unis, on a remarqué qu’ils évinçaient peu à peu les irlandais, qui avaient remplacé presque tous les Américains natifs, jeunes et intelligents, parmi les ouvriers et les garçons de ferme; mais, en dépit de leur émigration, en dépit du nombre considérable de Franco-Canadiens qui sont morts dans la guerre civile de la sécession, la statistique à constaté qu'ils augmentent dans ie Bas Canada. Ainsi,
nts de la Cominventé un jarla mimique. Il pour les relaparmi les gens rieur jusqu’aux me, malgré le , le français qui y jusqu’au fort our guides que t cette langue, is. Aussi troubre de phrases inglais; et c’est ss régions a été ir se permettre
raphiques qui
ienne grandit emarqué qu'ils 1i avaient remfs, jeunes et incons de ferme,
dépit du nomqui sont morts a statistique à Canada. Ainsi,
INTRODUCTION XX1X
“dans les cantons de l'Est, naguère peuplés presque “exclusivement d'Anglais; dans d’autres qu'occupaient Îles Ecossais et les Irlandais, les Franco-Canadiens “prennent la majorité. Voilà cent dix ans que M. de Vaudreuil a abandonné à l'Angleterre cette colonie de Ma France. Aujourd’hui les quatre cinquièmes de la population y parlent français, les membres de la législature provinciale et le gouverneur de la province sont catholiques et Français.
| Avant de finir, disons quelques mots de la possibilité d'exécuter le projet que se proposaient d'examiner MM. Milton et Cheadle.
, À notre avis, leur voyage, moins cependant que celui des aventuriers qui les avaient précédés, a prouvé la possibilité de communiquer aisément du district de la Saskatchaouane au centre du pays de l'or dans la Colombie Britannique. Sans doute, comme un petit nombre de survivants de la grande troupe des émigrants canadiens, ils sont arrivés à Kamloups, en longeant la Thompson du nord; mais Kamloups n’est pas le Caribou ; prendre par Kamloups c’est tripler le chemin qu’il faut faire pour pénétrer dans le Caribou,
en venant de l'Est. Au contraire ceux des Canadiens
qui avaient persévéré à descendre le Fraser sont tous, %
moins un, parvenus directement aux mines. Il est vrai que, d’une aut'e compagnie de cinq hommes,
deux seulement sont arrivés au fort George du Caribou,
AN bl
XXX | INTRODUCTION
les trois autres, excepté le dernier, qu'ont tué les indiens, s'étaient mutuellement mangés; mais une petite bande de trois hommes seulement est parvenue, en suivant le Fraser, sans aucune mésaventure, au fort George. En somme donc, il nous paraît clair que c’est cette route qui, de beaucoup, est, non pas seulement la plus directe, mais même la plus praticable. Or c’est là l'important, Pour attirer le commerce, l'échange des objets nécessaires à la vie, contre l'or, que trouvent les mineurs, il faut que le chèmin mène au cœur même des mines et puisse, de là, descendre, par la vallée centrale de la Colombie, où les chemins sont tout faits jusqu’à Victoria, jusqu’à ses mines de houille et ses chantiers maritimes.
Mais, pour qu’une route se fasse, du lac Supérieur au Caribou, il faut que la population soit venue sur les bords de la Saskatchaouane.
La formation de la Confédération canadienne (1° juillet 1867) ;les conventions qu'elle a conclues(17février 1869) avec la Compagnie de la Baïe de Hudson, pour l'acquisition du district de la Saskatchaouane: la pacification de cette nouvelle province, qui prend le nom de Manitoba (1870), après que les insurgés de la Rivière Rouge ont obtenu leurs droits politiques; la pose des câbles télégraphiques dans toutes les directions; la certitude d’établir par la Michipicoten, par la Moose ou Rivière de l’Elan et par le Nelson, is
ont tué les inmais une petite t parvenue, en enture, au fort : clair que c’est as seulement la icable. Or c'est erce, l'échange r, que trouvent au cœur même ir la vallée cennt tout faits jushouille et ses
u lac Supérieur soit venue sur
anadienne (1° conclues (17 féaie de Hudson, askatchaouane; ince, qui prend les insurgés de oits politiques; outes les direcchipicoten, par le Nelson, ji:
INTRODUCTION XXXI
Mic James et la baie de Hudson, une communication Ssée, sinon d'Ottawa au fort Garry, au moins du lac
périeur au lac Ouinnipeg, en une dizaine de jours; k projet de chemin de fer dans la direction de la Rivière Rouge : tout cela, ce sont des pas faits vers la solution du problème : mais, en les comparant à cette gigantesque entreprise du Railway de San Jo à San Francisco, si rondement menée, si courageusement Construite, si audacieusement terminée en janvier 1870, on peut les trouver bien lents et bien timides. « Cependant, si la Confédération canadienne veut rattacher à elle les riches provinces anglaises du Pacifique, si elle ne veut pas les voir assez promptement absorbées par l’insatiable avidité des Etats-Unis, elle n'a qu’à se hâter.
J. BeiN-DE Launay.
Périgueux, 15 février 1872.
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