‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 69 sur 93 · ET RE · texte numérisé non relu

ET RE

longtemps qu'ils pourraient marcher; quandils s’y refuseraient,on les tuerait pour les manger, et nous gagnerions le fort Kamloups à pied, L’Assiniboine était à boutdeforce. Sombre et morose, illaissait parfois échap. per des menaces de deésertion et nous reprochait amcrement de l’avoir entraîné avec nous dans de pareilles extrémités. Il s’alla camper à part, avec sa femme et

son fils, tenant ensemble des consultations fréquentes !

et significatives, nous dûmes employer tout ce que nous avions de sang-froid et de patience pour éviter de rompre ouvertement avec cet homme et sa famille.

Mais nous eûmes le bonheur, avant de partir, le matin du 18, d'entendre le croassement d’un cor-

beau, oiseau qu'on regarde comme de mauvais au- k gure ; pour nous, il était l'indicateur d’une excellente !

nouvelle, car il proclamait certainement le voisinage d’une région découverte. Enfin, durant cette journée, nos courages furent encore relevés parce que nous pi-

mes constater des traces laissées par l’homme et qui # ne devaient remonter qu’au printemps précédent. C'é- À taient plusieurs branches qu’on avait coupées au cou- À teau, comme si on eût voulu s'ouvrir un chemin à M

travers les buissons.

Il éclata une tempête accompagnée de tonnerre qui # nous obligea à camper de bonne heure ; mais, le len- M demain, nous découvrions un sentier qui s’améliorait à à mesure que nous avancions et, vers le soir, nous #

trouvions des marques de chevaux. Pendant les deux #

DE Le ct

journées suivantes, le sentier reparut et disparut tour { à tour. Il était encore si effacé et si incertain que nous f

avions peur de nous y tromper après tout; mais, dans |

la soirée du 21, nous arrivions à un marais où les empreintes des pieds de cheval étaient très-nombreuses

et, sur l’autre bord, où nous campâmes, il y avait un!

grand cèdre abattu, dont on avait fait un canot. Un!

arbre portait une inscription, dont Les mots bien qu'il

lisibles

a mense

une vo qués à pes à

1ous | bout d Kamlo ment, | plus en

Aides cri:

la forêt dans ui un pay dies et nous n gazon, en libe tilité d monto

Le jo On co temple que, def ché san été perd presque qui s’ét de Pale valles e out no daigna duite q qui s’a

d'ils s’y re- OUS gagneine était à fois échaphait amile pareilles | femme et fréquentes ut ce que pour éviter sa famille.

> partir, le d’un corauvais auexcellente e voisinage te journée,

e nous pi- !

me et qui

édent. C'é- A ées au cou- À chemin à!

bnnerre qui # ais, le len- A s’améliorait |

soir, NOUS

nt les deux 4 sparut tour !

in que nous À | mais, dans !

s où les em-!

nombreuses

y avait un} canot. Un!

s bien qu'it

oies 10 SE

lisibles paraissaient être anglais. Enfin > notre immense joie, le lendemain matin, nous iuubions sur une voie dont les arbres avaient été publiés ou mar- Aaués à la hache depuis longtemps, et de vieilles trap- Mes à martre, rencontrées de distance en distance, nous prouvèrent que nous étions enfin arrivés au bout d’un ancien chemin de trappeurs qui venait de Kamloups. La vallée commençait à s’élargir rapidement, les hauteurs diminuaient, la voie devenait de plus en plus battue et, le 22, à midi, nous poussâmes des cris joyeux en entrant, au sortir des ténèbres de la forêt où nous avions été si longtemps emprisonnés, dans une belle petite prairie. Devant nous s’étendait un pays libre, ouvert, varié, avec des collines arrondies et des bandes de sol boisé. D’un commun accord, nous nous arrétâmes. Nous couchant sur le vert gazon, nous nous chauffions au soleil, et nos bêtes en liberté paissaient l’herbe de la prairie dont la fertlité dépassait ce que nous avions vu depuis Edmonton.

Le jour avaitun éclat et une beauté incomparables. On comprendra le bonheur que nous avions à contempler ce ravissant paysage, si l’on veut réfléchir que, depuis onze semaines au moins, nous avions marché sans relâche et que, depuis un mois, nous avions été perdus dans la forêt, affamés, épuisés de fatigue, presque sans espoir d'en sortir, M. O'B. lui-même, qui s'était remis avec une nouvelle ardeur à l'étude de Paley, leva les yeux de dessus son livre par interalles et s’aventura à exprimer l'espérance qu’après tout nous pourrions bien échapper aux dangers. Il daigna même nous donner ses conseils sur la conduite que nous avions à suivre dans les circonstances qui s’'annoncçaient plus favorables.

Un de D

pr avis

no +

e-pe ee em 2 a Fons È

SY

Page 1