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pas aller plus loin. Les deux Rennie leur coupèrent une provision de bois pour faire du feu, et, leur lais sant le misérable reste de leurs denrées, partirent
pied pour aller chercher des secours au fort George, dont ils ne se croyaient pas à plus de six jours de distance. Ils s'étaient trompés. Ils eurent à traverser des forêts épaisses et encombrées ; la neïîge était devenue
considérablement profonde avant qu'ils fussent arri-k
vés au fort George, à moitié gelés, se mourant de faim et de fatigue, après vingt-huit jours de route. On envoya immédiatement des Indiens au secours des mal-
heureux laissés en arrière ; mais ils rentrèrent au fortiss
quelques jours après, déclarant que la profondeur de la neige les avait empêchés d'avancer. Cependant d'autres Indiens retrouvèrent plus tard les abandonnés. Helstone et Wright vivaient encore ; mais la faim leur avait enlevé la raison et ils avaient tué Rennie. Quand on les découvrit, ils l’avaient mangé, à l'exception de ses jambes, dont chacun tenait une à la
main, et la déchirait à belles dents, toute crue. Ils étaient couverts de sang. Les Indiens voulurent leur}
allumer du feu ; mais les deux cannibales, tirant leurs revolvers, eurent l'air si féroce et si enragé que les Indiens prirent la fuite, les abandonnant à leur sort et n’osant jamais retourner près d'eux. Le printemps suivant, un parti de mineurs, qui se rendait à la Rivière de la Paix, fut guidé par les Indiens vers l'endroit où l’on avait vu la dernière fois ces misérables. Des ossements furent trouvés empilés. Un des crânes avait
été brisé d'un coup de hache et beaucoup des os por- |
taient les marques des dents. Le troisième squelette manquait encore. On le retrouva, quelques centaines de mètres plus loin. Il avait au:si le crâne fracassé d’un coup de hache; les vêtements avaient été enlevés au cadavre, qui était peu décomposé. Or pouvait, sans se tromper, interpréter de semblables signes. Le
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{ probablement par des Indiens, en possession dssls on retrouva la plupart de ses cflets.
La quatrième bande d'émigrants, celle des trois
mmes qui ne nous avaient précédés que de queles jours dans la traversée des montagnes et qui iient descendu le Fraser en canots sous la direcn des deux vieux Chouchouaps de La Cache, était
krvenue au fort George sans trop de mauvaises aven-
res.
Tandis que nous prenons nos aises à Kamloups,
fus pouvons à loisir examiner s’il est possible de
tre une route qui passe les montagnes par le col de
Cache de la Tête Jaune. Quand on connaîtra eux les ressources et les besoins de la Colombie itannique, personne, à notre avis, n'hésitera à ire qu'il est nécessaire d'ouvrir une communicam entre les deux versants, l’oriental et l’occidental,
Ds Montagnes Rocheuses, ni que des avantages con-
érables seront procurés par la construction, sur le rritoire anglais, de cette route allant d’un océan à utre.
Quant à nous, elle ne nous paraît sujette qu’à une
ection sérieuse, mais très-sérieuse : c’est l'absence ipâturage pour le bétaïi. Il n'y a guère de clairières ir le côté gauche ou oriental ; il y en a un peu plus
ir la rive opposée, dans les montagnes; mais en
mme c’est la forêt qui couvre le pays sans interrupon pendant plus de cent soixante kilomètres.
C'est donc avec grand plaisir que nous constaterons ique le docteur Rae, envoyé durant le printemps : 1864 pour étudier la direction la plus convenable donner à la ligne télégraphique que la Compagnie e la Baie de Hudson se propose d'établir à travers
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le continent américain, s’est prononcé pour cell dont nous parlons et qu'il a examinée jusqu’à La Cad che. Nous avons aussi le droit de faire remarquer qu ses observations établissent, en fait, qu'il n'existe 1 aucun obstacle sérieux à la construction d’une route menant de la fertile vallée de la Saskatchouane d nord à la Colombie Britannique, dans toute la pa tie qu’il a parcourue, c’est-à-dire de la Rivière Roug à La Cache. |
Un jour ou deux après notre arrivée, M. Mac Ka rentrait à Kamloups. Il eut la bonté de s'engager nous trouver des chevaux et à nous accompagner jus qu’à Yale, où le Fraser devient navigable, pourvu q nous voulussions rester au fort quelques jours encor M. O'B., incapable de résister plus longtemps à son d sir de jouir des plaisirs d’une civilisation plus raffiné résolut de partirimmédiatement pour Victoria. Ici no devons avouer que cette première rupture de l’étrang compagnie qui avait supporté les mêmes épreuv
et les mêmes travaux, nous causa du chagrin. M. O’flagriculture voulut bien nous assurer qu’il ne nous en voulait palliines de terre et qu'il pardonnait et oubliait toutes ses souffrances diarfaitement
pendant lon; Bour les mul iurs et leu:
sont donc pli
rant ce voyage. Comme on trouvait à présent sur route des maisons tous les dix ou douze kilomètre M. O'B. partit, le sac sur Le dos, sans redouter auc imminent danger. Et cependant, qu’il aurait été m
. y. . , L x ÿ: ML à son aise, s’il avait su qu'on avait signalé dans I@Mil'est des M environs la présence de deux vagabonds, qui avaiedifsnt inférieu: assassiné un homme revenu des mines ! L'un de c@if Quant à 1
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meurtriers fut pris quelques jours plus tard dans vallée de la Bonaparte 1; l'autre avait sans dou réussi à passer la Thompson et à se cacher près d Kamloups.
La faiblesse de nos chevaux était telle que nous lé
t. Le Col d Qui, sur le tert