LEE
ee
Sum — 1 mg
- + .— Lo ge Me D ul te -
s Æ Len -
fe
Es
- eme. pe
PPS 2 : ro e
= = SL Mie: PC JD jy mere PTT 27
ne onda Eco L-rem n de
mt
pure —— — ne
ÉD M ve se à à
vrait avec étonnement qu'il pesait vingt kilos de plus!
Durant notre séjour à Kamloups et dans les cour- k | remplie
ses que nous fimes ensuite dans la Colombie Britannique, nous avions rencontré plusieurs des émigrants qui avaient traversé les montagnes l’année précédente ; nous avons donc connu l’histoire de leurs aventures. | On se rappelle que le corps principal, arrivé le premier à La Cache de la Tête Jaune, s’y divisa : les uns y firent de grands radeaux pour descendre le Fraser, les autres allèrent chercher les sources de la Thompson &
septentrionale. Ceux qui déscendaient le Fraser, fs
après beaucoup de mécomptes et de souffrances, finirent par atteindre l'endroit où y tombe la Quesnelle. Ils avaient perdu un des leurs qui fut einporté par
une maladie qu'avaient causée les intempéries, les fa- #°
tigues et les privations.
Quant à ceux qui suivaient la Thompson, au nom- fn
bre d’une soixantaine, après avoir vainement essayé de se frayer un chemin vers le Caribou, ils avaient tourné au sud pour s’efforcer de gagner Kamloups. En peu de jours, leurs provisions avaient été épuisées, et leur marche était devenue si lente et si difficile qu'ils avaient abandonné de désespoir le projet de suivre la route de terre. Au Camp de la Tuerie, ils tuèrent leurs bœufs, en firent sécher la viande, construisirent de grands radeaux et s’embarquèrent en abandonnant tous leurs chevaux dont ils avaient quarante ou cinquante.
L’Assiniboine avait donc interprété justement leurs traces. Tout alla bien pour les voyageurs jusqu'aux Grands Rapides. Ceux qui montaient les radeaux de tête n'aperçurent le danger que lorsqu'il ne pouvait plus être évité. En dépit de tous leurs efforts, les radeaux furent engloutis dans les rapides et beaucoup de ces malheureux y trouvèrent la mort. Ceux qui
} gnons, !
! gauche | droite,
1 de ces £ ! Rapides | radeaux
| de trois
suivaie
fallut en
grands
revu leu
chutes dans u La tro
qui s’ap plus tar avait ob les Cho:
dessus d dispersé:
des, on noyée. | devaient primes
les rapic canots,
gloutis.
les troi élevé at jours € commet riture, :
livrer.
attira le froid, [
kilos de
les cour-# : Britan-
migrants ‘cédente ;
entures,. !
> premier es uns y raser, les
1ompson # Fraser, 4
ces, finivesnelle.
Dorté par #
s, les fa- à .
au nom-
t essayé à
avaient mloups.
puisées, difficile rojet de
serie, ils fi
€, conirent en ent qua-
nt leurs squ'aux eaux de pouvait , les ra- BAUCOUP eux qui
suivaient, avertis à temps par le sort de leurs compagnons, réussirent à gagner le bord en sûreté. Il leur fallut ensuite s'ouvrir un passage le long de cette rive
| remplie de précipices où nous avions rencontré de si
grands obstacles; mais, ils avaient débarqué sur la
| gauche tandis que nous nous sommes tenus sur la
droite, ce qui explique pourquoi nous n'avons pas revu leurs traces. Lorsqu'ils furent arrivés à l'extrémité
| de ces grands rapides, que nous avons nommés les
Rapides Murchison, ils construisirent de nouveaux
| radeaux et, ayant réussi à franchir sans encombre les
chutes moins considérables, ils arrivèrent à Kamloups dans un déplorable état.
La troisième bande se composait de cinq Canadiens:
de trois frères du nom de Rennie et de deux hommes
qui s’appelaient Helstone et Wright. Elle avait passé plus tard dans l’automne au col de La Cache et y avait obtenu, pour descendre le Fraser, des canots que les Chouchouaps de La Cache avaient retrouvés sens dessus dessous; tous les effets de ces aventuriers étant dispersés sur le rivage au-dessous de quelques rapides, on en avait conclu que leur bande avait péri noyée. Il n’en était rien. Trois de ces malheureux devaient rencontrer une mort plus horrible. Nous apprimes que. croyant traverser avec plus de sécurité les rapides, ils avaient attaché l’un à l’autre les deux canots, qui, malgré cette précaution, £vaient été engloutis. Deux des Rennie réussirent à gagner le bord ; les trois autres hommes s’accrochèrent à un rocher élevé au milieu du torrent. Ceux-ci, pendant deux jours et deux nuits, restèrent exposés au froid du commencement de l'hiver, sans une parcelle de nourriture, avant que leurs compagnons eussent pu les délivrer. Enfin une corde fut lancée sur le rocher et attira les hommes à la rive, à demi morts de faim et de froid. [ls étaient dans un tel état qu'ils ne pouvaient
Le.
et ane 7
+ + Lu.
eu Lot »
ge