‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 8 sur 93 · DE · texte numérisé non relu

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milieu de ces tentatives parut un autre aventurier. escendait la rivière dans un dug-out, espèce de it canot creusé dans un tronc d'arbre. Nous le hées à son passage. [1 aborda et nous fournit quels allumettes sèches. Ayant campé dans une place itée, avant le coucher du soleil, la veille, il avait le temps de protéger tous ses effets contre la pluie nt qu'éclatät la tempête.

Durant trois jours, des tourments réitérés nous dMaient retenus en ces lieux, et nous y avions brisé être unique hache ainsi que le manche de notre Ble à frire.

eureusement le quatrième jour n'amena ni temêtle ni tonnerre, et, à partir de là, nous eûmes un ps magnifique pour le reste de notre trajet.

e fut avec joie que nous nous éloignâmes de ce p lugubre. Les rives portaient des marques nomses ac la fureur des tempêtes récentes. Partout ce Mtaient que grands arbres déracinés, que troncs Mpus à ‘as de terre, qu'éclats arrachés ou coupés le feu du ciel. Évidemment, cette tempête avait été @gelles qu'on appelle ici une tempéte-ruban, c'est àme une tempête qui a pour sillon le cours d’une ri- Mère. Ces phénomènes n'occupent qu’une ligne fort @bite, mais ils y développent une incontestab!: eme de destruction.

“MNous avions alors épuisé toutes les provisions que Ous avions emportées, Durant plusieurs jours, nous mes sur les produits de notre péche et de notre psse. Un gros brochet de cinq à six kilos nous suffit r deux jours. De temps en temps nous prenions Mme quantité d'yeux-d’or, espèce de poisson sem- “ble à la vandoise. Comme nous avions eu le mal- Mr de briser notre dernier hamecon, nous attrapions poissons à l’aide de deux aiguilles par les trous desquelles nous faisions passer la ligne et auxquelles

vin -

nous attachions l'amorce, Un soir,nous n’eûmes po, souper qu'une couple d'yeux- d’or. Le lendemaï de très-bonne heure, les tiraillements de nos estom: nous réveillèrent. Presque toute cette journée no restâmes à ramer en plein soleil, sans force, sans co, rage et mourants de faim. Les canards ni les oies: se montraient plus; aucun œil-d’or ne se laissait pre dre à nos amorces. Cependant nous savions que nc avions encore au moins deux cent quarante kilomèt à faire. Notre seule espérance d'échapper à la fami était fondée sur la prompte arrivée du bateau à: peur. Qu'on se rappelle en effet que, dans toute distance des 725 kilomètres qui séparent Georgetor de Pembina, à une centaine de kilomètres au-des du fort Garry, il n'y a pas de chance de ren trer d'halitants, à moins que ce ne soient quelq partis d’Indiens. Nous eûmes une furieuse ten: tion de nous arrêter à nous reposer durant l'ardeur. jour ; mais l'espoir de trouver quelque chose à man

bu

mi: 4

avant la tombée de la nuit nous fit continuer nc: M

route.

Enfin notre persévérance trouva sa récompense. |

peu avant le coucher du soleil, nous renconträmes!,,

troupeau d'oies et nous nous jetâmes avec ardeu

leur poursuite, Langueur et fatigue, tout était oubl d

d'un bon souper nous poussait en avant. Trois ‘4

tombèrent ; plus loin, nous tuâmes sept canards: avant d’avoir trouvé un endroit où nous pussions ca per, nous avions abattu deux oies de plus. Cela n

faisait des provisions pour une couple de jours. N,,

ne perdîmes pas de temps à allumer le feu, nonp+ : L qu’à plumer et à vider le gibier, La viande n'était}gs +

en

à moitié cuite que nous la dévorions avec plus R plaisir vraiment que si nous nous fussions trou

dans les salons de Delmonico ou de la Maison-Dor

Qué: DE L'ATLANTIQUE AU PACIFIQUE 29 “

total, nous consommämes à ce mémorable repas Mix oies et quatre canards. Il est vrai que, comme it un Yankee, c'étaient des oies et des canards put juste, » c'est-à-dire sans rien avec. Quel prod et quel satisfaisant sommeil nous eûmes cette

us n'eùmes po.

Le lendemar £ de nos estom te journée no.

force, sans co:

ds ni les oies : Bi :cenit nu Di sveillait ; nous courûmes au bord de l’ec : se laissait pre PRBT NOUS TE cillait ; eau

avions que n Æpour sûr nous vimes s'avancer l'International. Le rante kilomer EBBitaine nous avait déjà aperçus. Ils arréta, et quelpper à la fami ques minutes après, nous étions à son bord, étudiant, du bateau à: 548: parler, les mérites d'un repas composé de pain, e. dans toute de“porc salé et de mélasse. Cela nous semblait déliont Georgetor ci ux. Nous avions assez de notre canotage, car il y mètres au-des it seize jours que nous étions partis de Georgeince de renc toWn. Le lendemain, nous passions à Pembina. C est : soient quelqt umétablissement de métis, sur la frontière même qui | furieuse ten: SéPBrE le territoire des Etats-Unis et celui de la Nourant l'ardeur -Bretagne. Le jour suivant, qui était le septième e chose à man: d'août, nous arrivions au fort Garry. À peine avionscontinuer no #5 jeté l'ancre en face du lort qu'un nombre de visiteufs, principalement de métis, montèrent à bord. Parmi eux, se trouvait La Ronde, un des compagnons PRET RAR de M ilton dans un voyage que celui-ci avait fait pré- | deu 228 ment à travers les plaines. En le revoyant, La : pare ui k R ot de se laissa aller aux démonstrations de joie les plus QU SEAT EU -extfavagantes, et lui affirma qu'il était disposé à r. La PETSPEl Je ivre jusqu’au bout du monde, s’il le lui demanavant. Trois t que sept canards nous apprit que notre arrivée était attendue. Deux lu. Dre “ho! Mmes, partis après nous de Georgetown, étaient plus. Cela y HABs par terre à Fort-Garry quelques jours auparae de jours. NE et, comme notre voyage avait en somme pris un # LU NON PtemBs extraordinairement long, on commençait à être RSA STE @hérieusement inquiet à notre égard. De fait, La ns avec plus Ro: e avait achevé tous ses préparatifs pour partir

ute SU x " fussions trolimmédiatement à notre recherche, si nous n’étions pas a Maison-Dor

récompense. |

t-la! Au point du jour, le bruit du bateau à va-.

arrivés par le bateau. Nous plantämes notre tente pr de sa maison plutôt que de nous soumettre à la vie «: sagréable qu'on mène dans ce qu’on appelle ici l'hôte et nous ne vimes pas que nous ayons jamais eu li de regretter d'avoir immédiatement commencé à vi:: sous la toile.

QUE

notre tente pi ettre à la vie d: pelle ici l'hôte

jamais eu li mmencé à vir

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