ENTRE LA RIVIÈRE ROUGE ET LA SASKATCHAQUANE ANT
” DU NORD à
nie de la Rivière Rouge. — Habitants, mœurs et produils. mA -— Politique de la Compagnie de la Baie de Hudson à son hi éaard. — Louis La Ronde. — Noce de métis. — Traversée ant ÿ la prairie. — Fort Ellice. — Pemmican. — Gibier à NOR Ume. — Fort Carlton. — Chasse aux bisons. — Loups. — Les
hies des prairies nous ramènent Treemiss. — Discours du Hop chef. — Nous échappons. à leur poursuite. — Bal à Carlton. NA — Entre Carlton ct le lac du Poisson-Blanc.. — Désagrément Que nous cause Je rhum. — Retour à la Belle-Prairie.
Le fort Garry (nous entendons ici le: bâtiment luiéme et non l'ensemble de. la colonie qu’on désigne dinairement par ce nom) est situé sur la rive gau- Bou septentrionale de l'Assiniboine, quelques mè- M en amont de l'endroit où celle-ci tombe dans la iière Rouge. C'est un carré de murs élevés, en pièrre, flanqué de tours à chaque angle. L'intérieur tient quelques bâtiments solides, en bois, comme
l&demeure du gouverneur, la prison et les magasins pe où ie Compagnie renferme ses fourrures et ses biens. vol “Æomptoir, où l’on vend des articles de toute espèce, ho
est, du matin au soir, encombré par une foule de co- nu lons et de métis, qui s'y rencontrent pour cancaner et |
pour se payer les uns aux autres des petits verres: rhum et d’eau-de-vie, autant que pour faire des achx La colonie de la Rivière Rouge s'étend par delà f
fort Garry à une trentaine de kilomètres vers le nor 1& le long du bord de la Rivière Rouge, et à près de qu # tre-vingts vers l’ouest, le long de son affluent l’As 18 niboine. Ceux des habitants qui sont les plus rich M demeurent dans des maisons en bois, grandes et bi: bâties; et les métis les plus pauvres, dans des hut: 48 cn poutres brutes, ou même dans des loges indienn: cof On y trouve plusieurs temples protestants, une cath 804 drale et un couvent de femmes catholiques, ainsi q: te des écoles de plusieurs dénominations. Les enviro: M8 sont généralement des pays ouverts, une pra . # plate; à quelques exceptions près, les arbres de haw futaie ne poussent que sur le bord de l’eau. La color tr k. sation renonte à l’année 1811. A cette époque, | comte de Selkirk acheta, à la Compagnie de la ba de Hudson et aux Indiens Cries et Sauteux ti, w large bande de terrain se développant le long des der. rives de l’Assiniboine et de la Rivière Rouge. Le pa n’avait pas alors d’autres habitants que des tribus « do rantes d’Indiens. Il était de temps en temps visité p C $ à des employés des compagnies du Nord-Ouest et de. “. À baie de Hudson, qui possédaient des comptoirs a: 308 ‘4 environs. De grands troupeaux de bisons, aujourd'h repoussés bien loin à l’ouest de la Rivière Roue passaient dans ces prairies et descendaient dans | + riches pâturages de l’État actuel de Minnesota + à
ric
qu’au Mississipi. dé Ce n’est guère qu’à partir de 1821, neuf ans apr: die
. Les Cries ou Cristinaux et Knistineaux s'étendent, vis Nnagnet Rocheuses à la baie de Hudson, au nord des Pie l’h Noirs, des helnibolnée, des Chipeouays et des Algonquiips ê leur centre est au lac Rouge. Au sud-est de ce lac, sont # restes des Sauteux ou Sauteurs, tribus des Chipeouays : +de occupaient la source du Mississipi. — J,-B.
s petits verres. lépremier établissement de la colonie, que ces infor- - faire des acha tués ont réussi en partie à recueillir le fruit de leurs étend par delà aux. La Compagnie du Nord-Ouest venait de tres vers le nor fie fusion avec la Compagnie de la baie de Hudson. et à près de qu A, artir de là, les colons n'étant plus attaqués, ont affluent l’As fai pes progrès lents, mais IROTAGREABIE | re] Compagnie dé la baie de Ein à qui l'avait acquise 3 | exécuteurs testamentaires de lord Selkirk. Mais,
ü née. au nom de lord Selkirk et de ses exécu- : W par la Compagnie, la vente n'a effectué aucun L j gement dans sa situation.
En 1862, les habitants en formaient un assemblage ft hétérogène de huit mille âmes environ, On y Quvait des Anglais, des Irlandais, des Écossais, des ädadiens anglais, des Canadiens français, des Amécdins venus des États-Unis, des métis anglais, des métis canadiens et des lions: Presque toute cette pi lation, à l'exception d’un petit nombre de négociafts et de marchands libres, vit par l'assistance de la Compagnie. La Compagnie y est souveraine et sa domination s'étend, au nord des États- Unis, depuis ia Colëmbie Britannique jusqu’au Canada et au Labrar Elle fait les lois, achète les produits de la chasse sol, et vend en échange ce qui peut satisfaire “aukibesoins et aux fantaisies de la vie.
Les fermiers de la Rivière Rouge sont riches en fälhs et en troupeaux de bêtes à corne et de bêtes à le. Ils en ont plus qu'il ne leur en faut et vivent dans une abondance relatie. La fertilité du sol est telléque les fermiers sèment tous les ans, sans se ser- Lux s'étendent, evin ‘engrais, du blé dans la même terre et récoltent à Rs l'hé are une dizaine d’hectolitres. Le pâturage est de Ja plus belle qualité et n’a pas de limite. Ce fait avait
de ce lac, sont! ‘ es Chipeouays : -depiis longtemps été suffisamment établi par l’innom-
tants, une all liques, ainsi q t ns. Les enviro: © S, une praiï s arbres de hav l’eau. La color cette époque, pagnie de la ba Sauteux !{, uw le long des deu Rouge. Le pa ue des tribus & temps visité p d-Ouest et de.
es comptoirs al ons, aujourd’h Rivière Rousg daient dans 1
Minnesota ju
, neuf ans aptse
brable quantité de troupeaux de bisons que le p nourrissait. Cependant cette colonie reculée dans; coin du globe n'a pour ainsi dire pas de commun
tion avec le reste du monde. Ses seules relations s avec le jeune Etat de Minnesota au moyen de cet 46 teau à vapeur qui, l'été, navigue sur la Rivi où Rouge, et avec l'Angleterre au moyen du vaisseau 1188 la Compagnie, qui vient une fois l'an apporter : FOfit denrées à la factorerie d'Yorck, située à l’embouch: p#8 du Nelson dans la baie de Hudson. Il en résultes ce
migration et entend conserver au pays le carac: aüli d’une vaste réserve pour les animaux à fourrure. | ré autre point de sa politique est de décourager tout: PAft tre commerce que celui qui se fait par son entrem: à Néanmoins, il faut, jusqu’à un certain point, fi il remonter la responsabilité du peu de progrès fait; 88 la colonie, à la nonchalance incorrigible et au déi & d'économie qui caractérisent les Canadiens fran soirs comme leurs parents les métis français. Or ce s VERte, eux qui en grande partie forment la population d: SE colonie. Les plus nombreux même sont les métis fr 80! çais, qui, malheureusement, sont justement les m 288 bres sur lesquels la communauté peut faire le mo 188
de fond et qui en sont les moins productifs. Inc 4
stants, légers, emportés, passionnés pour la toilett #2
pour le plaisir, ils ont un invincible dégoût de 1 , travail utile. Aussi est-ce fort rarement qu’on :*## quelques-uns d'eux s'élever à une position asse EU ; d’aisance et de bien-être. es M. Ross, dans son ÆHistoîre de la colonie de lai .
yière Rouge, en a dessiné de main de maître unp au. | trait que nous demandons la permission de reprodi 4 ici, « Les Canadiens et les métis, dit-il, ont nr. #
QUE
’ DE L'ATLANTIQUE AU [OUE ( ons que le pe Q PACIFIQUE 35
reculée dans!
de communic es relations so noyen de ce, sur la Rivi n du vaisseau an apporter:
à l’emboucht
Il en résulte COM hé pour l’écou tratail régulier. Ils mettent un grand agrément dans lesirelations néanmoins ils sont plus souvent utiles t s'oppose à li àébx-mêmes qu à autrui; ils soignent leurs intérêts pays le carat! ufant qu ils le peuvent, sans grand parti pris ni x à fourrure. | FÉRBxION. En somme, ils sont heureux. » Une grande courager tout: rt e de leur temps se passe à chanter, à danser et ar son entrem: à éRuser de maison en maison. [ls se grisent quand ertain point, à 18h ont l'occasion. C'est une race gaie, légère, oblie progrès fait; emfte, généreuse jusqu'à l'insouciance, hospitalière gible et au dé ravagante. Le bal pour eux commence tous les anadiens fran soité, durant l'hiver. Une noce se célèbre à table ounçais. Or ces | verte, Les violons se succèdent alors sans relâche au population dt $ ce des danseurs pendant la nuit entière, ce qui nt les métis fr SolMent se prolonge jusqu’à une heure avancée du stement les mi léñdémain. Peu à peu la plupart des hôtes deviennent ut faire le minépables de danser. En effet, le rhum coule abonroductifs. Inc ment dans ces occasions, et, quand un métis boit, pour la toilet ait, suivant son expression, comme il faut, c’estle dégoût de jusqu'à ce qu il se procure le bonheur si désiré ment qu'on: “ae Lt La vanité est un autre de position as nt R Pour obtenir la possession parure, d'un fusil, d’un cheval ou
meute de chiens qui flatte leur fantaisie, ils
ont manquer de quoi vivre eux et leurs familles. ndément superstitieux, croyant fermement aux songes, aux présages, aux pressentiments, ils sont tout clement les fervents disciples de l’Eglise ro-
s établissements et se ressemblent fort par leur re de vie. A proprement parler, ils ne sont ni féimiers, ni chasseurs, ni pêcheurs; mais ils se livrent dés trois occupations à la fois, suivant leurs caprices OM les circonstances. Ils cultivent aujourd'hui, demain ils chasseront, et, le surlendemain, ils pêche- 0 it : le tout sans projet arrêté, généralement sans F0 À mais sans se laisser désoncentét: Ils ont beau-
il k
colonie de la je maître un!
sion de reprodi
dit-il ,ontf
maine. Soumis complétement à l'influence cléricai et observateurs scrupuleux des formes extérieures dé la t leur culte, ils n’en sont pas moins grossièrement imMlent moraux, souvent déshonnêtes et généralement pu lBussi dignes de confiance. Aus
Mis, commes chasseurs, guides ou voyageurs, il 4 e no n'ont pas de rivaux. Plus puissamment bâtis ordi! Mn te nairement que les purs Indiens, ils joignent à l’espr: M Les de ressource et à la faculté de supporter la fatigu 4 haq comme ceux-ci, la force musculaire et la persévéran: Bu pr i du blanc. Qu'ils aient des vivres en abondance « ##ncoré qu’ils en manquent; qu'ils aient une charge sur! Me pc dos, tendent des trappes dans les bois, frayent av ous | des chaussures appropriées un sentier dans la neige pr 8e ch fonde pour les chiens attachés aux traîneaux, ou qu' @oute
les suivent sur un sentier battu en courant du mai: #8n un jusqu’au soir, ils irort sans s'arrêter, faisant pendax Es ch une semaine quatre-vingts à cent kilomètres de suit ui ne chaque jour, sans trahir le moindre signe de fatigu 885€
L'autre portion des colons établis près de la Rivit 4 Rouge se compose des Anglais et des Écossais, ai A ce qu’il y a de mieux parmi leurs parents métis. E. 4 forme un agréable contraste avec leurs voisins, | M Français. Ils sont économes, industrieux, et la pl part d’entre eux s’assurent une existence aisée. Qu 4 ques-uns des métis, qui tiennent plus de l’Indien q 4 de l'Anglais, ont, il est vrai, peu de supériorité s les Canadiens; mais ce doivent être des exceptions,c A nous n’en avons guère rencontré qui égalassent ! M métis français en paresse et en frivolité.
Ces différentes classes ont chacune son canton part dans la colonie, Les Anglais et les Écossais 4 sont installés à l’ouest de la Rivière Rouge et au nt de l’Assiniboine ; tandis que les Français sont aus de l’Assiniboine et à l'est de la Rivière Rouge. L Indiens qui fréquentent le fort Garry appartient 4
PR DE L'ATLANTIQUE AU PACIFIQUE 37 nce cléricak
xtérieures dé la tribu des Sauteux et à quelques autres qui dépenèrement im lent de la grande nation des Chipeouays ; on y voit alement pa à Aussi des Cries et des Assiniboines. Quant aux Sioux,
ui sont les ennemis de tous ceux que nous venons
oyageurs, il le nommer, ils ne visitent que rarement la colonie, t bâtis ordi ln temps de paix.
ent à l'espiéi Les deux plus grands événements qui ont lieu
:r la fatigue à #fhaque année à la Rivière Rouge, ce sont les chasses
| persévéranc Auprintemps et de l'automne; car le bison fournit bondance « Bncore les principales provisions pour la nourriture. charge sur! ce pemmican et la viande desséchée, comme chez frayent aw ous le lard, font toujours la base de l'alimentation 1s la neige pr. 4e chaque famille. Donc, aux saisons convenables, eaux, ouqu'i Moute la population des métis bien portants se dirige rant du mai #88 un seul corps vers les plaines, emmenant avic elle
%Æs chevaux et les charrettes. Beaucoup de fermiers, Qui ne partent pas en personne, louent des métis pour
hasser à leur compte. Ces expéditions prennent à résent de larges proportions. Souvent elles sont ccompagnées de plus de cinq cents chasseurs, qui > font accompagner de leurs femmes et de leurs en-
isant penda ètres de suit ne de fatigu s de la Rivië @ Écossais, ai À
ts métis. E # Mnts pour préparer les repas. [l n’est pas rare que le
s voisins, | M
ux, et la pl ombre des charrettes qui les suivent monte à quinze à aie Qu | seize cents. Dès que le bison est découvert, les Le l'Indien q M mvaliers se forment en ligne et s'avancent le plus
ès possible avant que le troupeau se mette en fuite. ce moment, le capitaine donne l’ordre, et tous s’é-
exceptions,t 4
égalassent : # ncent, aussi vite que peuvent les porter leurs che- Aux, au milieu du troupeau. Les bêtes les plus
son. cantoi asses sont séparées des autres et tuées. Souvent on
les Écossais M abat plus d’un millier dans la journée. |
uge et au n L: | Nous passâmes très-agréablement trois semaines au
: sont au s it Garry. Le temps était magnifiquement beau et
ilant, Ji n’y avait pas un nuage au ciel, rt, quoique chaleur fût intense, notre vie inoccupée nous plut saucoup durant quelque temps.
re Rouge. L 4 appartient «
38 br L'ATLANTIQUE AU PACIFIQUE
Après avoir pris soigneusement nos information nous nous arrêtâmes à la conclusion que la sais était déjà trop avancée pour que nous pussions essar: M de traverser les Montagnes Rocheuses avant l’hive Nous convinmes donc de pénétrer dans l’ouest jusqu un point situé dans les environs de la Saskatchaou: 4
et que nous trou verions à nos convenances; Là, no.
passerion: l'hi:1, rous tenant prêts à nous avanc M vers les moi::1°5 au commencement du prochain é: M Nous fûmes :ussi ‘formés que plusieurs partis d: # migrants, comptant ensemble à peu près deux cer # hommes, principalement Canadiens, avaient, dans 4 commencement de cet été-ci, passé en se dirigex vers la Colombie Britannique. ji Le soir du 22 août, ayant terminé nos arrang. ments, nous étions prêts à partir le lendemain mat: Quatre guides s'étaient engagés à notre service : Loi La Ronde, le chef et le guide dela caravane; Je: #8 Baptiste Vital, Toussaint Voudrie et Athanase Br! neau. Tous étaient des métis français. La Ron® jouissait d’une excellente renommée comme chasse: # et comme t'appeur. Il était très-fier d’avoir acco® pagné le docteur Rae dans quelques-uns de ses voya; 4 extraordinaires. C'était un garçon beau, grand, bit taillé, avec une belle figure et dont les attraits a @ saient pour irrésistibles auprès du beau sexe. Vin était une espèce de chien à la figure sinistre ; ta épaisse, cou de taureau, à l'air hargneux et malhi 4
Il prétendait avoir voyagé avec l'expédition du :
pitaine Palliser 1, et vantait continuellement s & adresse, sa bravoure dans les rencontres avec lesl à diens et le nombre extraordinaire d’ours gris qi # avait tués. Voudrie était petit, brun, très-bavard 4
1. Voir, sur le capitaine Palliser et son exploration des \ 08 tagnes Rocheuses, le Z'our du Monde, 1°" semestre de 1° da P. 274 à 294.
QUE , en | DE L'ATLANTIQUE AU PACIFIQUE 39 »s information
1 que la sais 4 ussions Essay: M s avant l’hive«
Musant bien, mais ayant peu de prétentions à l'expénce :s chasses et des voyages. Bruneau, fils d’un gistrat de ia Rivière Rouge, était grand, avait s l'ouest jusqu in air, mais son esp it borné le faisait servir de plas- Saskatchaou: pa «0, plaisanteries des autres. Nous causions avec rances; Là, no. MS hommes en frinçais du Canada, car ils n’avaient à nous avanc ff une notion très- -imparfaite de la langue anglaise. du prochain é: Mptre eux, ils se servaient d'une espèce de patois mêlé jeurs partis d! français et d'indien. et qui pendant longtemps près deux cer US resta parfaitement -nintelligible. avaient, dans MNOus nous étions aussi procuré d excellents chevaux en se diriger M selle. Celui de Cheadle était peut-être le plu: étraordinaire de toute la cavalcade. Il s’appelait Bu- @bhale. Sa hauteur était presque de quinze main: ndemain matill n de 1",52. Il avait les épaules droites; une de ses e service : Lo 18 nbes informe et courbée la tête très-large et la caravane; Je gheuc fort longue. En route, il choppait toujours. Les Athanase Er Bemières fois que Cheadle s en servit pour parcourir ais. La Roïl colonie, le Cheval le lançait sur la plupart des comme chasse: €t des clôtures. Dès que l'animal en apercevait d’avoir accoi 4 >, il courait vers elle, puis s arrétait soudain, 1 ns de ses voya bile comme un roc, invitant sans doute son cavalier eau, grand, ri escendre et à l'attacher. C'était une preuve irréles attraits pi b. à ble des habitudes de bavardage qui avaient diseau sexe, Vimgué son maître précédent. Néanmoins Bucéphale sinistre ; ti ontra le plus utile peut-être de nos chevaux. Sans ire une faute, sans jeter une seule fois son cavalier èrre, 1l poursuivait le bison sur le terrain le plus gal; bref, il finit par réussir à porter nos bagages -dessus les montagnes jusque dans la Colombie tannique Mn échange de nos bottes et de nos habits, nous @hs procurâmes le costume du pays, c'est-à-dire des ploration des \: Mccasins et des chemises de chasse faites en peau de semestre de ! dim ou de caribou. Quant aux armes, chacun de s portait un fusil à deux coups, un couteau de
né nos arfrant
res avec lesl £ ours gris q A , très-bavard
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