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a84 VOYAGE DE LA GRiCE.
La distance entreTi'gée etTripolitza est «Tuneheûre, et de cette dernière ville à Mantinée , qu'on appelle Palaeopolis et Milias ^-ou compte deux heures et demie de chemin. En sortant par la porte de Galavryla, le sentier qui se prolonge à la base des montagues dé gauche coupe une plaine monotone parsemée de flaques dVau. Au bout de huit minutes , on laisse à main droite le hameau d'Agi-Certi , le mont Parthénius, qui sépare la Tégéatide de TArgolide, restant trois
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milles à rorîent. Une demi-lieue plas loin , on passe
par le travers des villages de Mouciili et de Sa'int- Démétrius, qui restent dans la même direction. Seize minutes au'^delà, ën faisant toujours route au nord depuis Tripolitza , on laisse à main gauche Arnaout Oglou, propriété d'un riche Turc du pays. A cette di^ tance, on trouve des vestiges d'anti([uités sur un contrefort du moot Ménale, dont le prolongement forme le point dé partage des eaux dans la plaine. Cétait an<cieniieinetit la limite territoriale de Tégée et de Mantinée, si on en juge par les restes d'une muraille qui fermait la vallée dans cet endroit. A deux milles de cette espèce de retranchement, on voit à droite sur une éminenoe le village de Tsipiana, ainsi que la contrée marécageuse que les anciens appelaient Argos, et un quart d'heure après on passe sur un pont TOphis, qui entoure les murs de Mantinée.
Pausaniâs, qui visita Mantinée (i) au sortir de TArgotide, ne se rencontre, dans Titinéraire que nous venons de tracer, qu'aux environ^ de Tsipiana, village dont le nom quoique altéré rappelle celui de JHestana, où l'on voyait de son temps les restes d'un camp de Philippe, père d'Alexandre -le -Grand. Au-dessous de ce hameau, on trouvait un temple de Cérès, les landes de Mœra et la fontaine Arné, près de laquelle Rhéa donna ie jour à NepLuue. INous avons,
(t}Paus., lib. yni, c. 3, 7, 8, 10, 11 ; Strab., VIII, 337, 388;XIII, 608; Thncyd. Hist., V, 3^4; 55; 358, 16; Xenoph. Hist , V, 2 ; VI, 5 ; Polyb. Hist. , U , c. 46 , 54 j IV, c. 8 ; Plut, in Arat. ; C. Nep. vit. Ëpamin.
ft86 TOTAG£ DE GRÈCK.
le premier de tous les voyageurs, révélé Tei&isteDee de
cette source sous son nom historique, dans un voyage imprimé en i8o5. De cet eodroU, il ny a que deux stades jusqu'arux restes d*uiie digue élevée par Agési* polis pour inonder Mantioée, dont il détruisit ainsi remparts, qui étaient construits en briques cruet^ On sait comment cette place fut -restaurée par les Thébains après la bataille de Leuctres, embellie par Antigone, tuteur de Philippe, père de Persée, dont elle prit le nom par reconnaissance; protégée par Auguste et par Hadrien* qui, après dix générations, vou^ lat qu'elle fût appelée comme autrefois Mantinée. Les fortifications, qu on trouve dans un état de conservation propre à dono^ une idée de l'architecture mihtaîre des Grecs, sont du 'temps de celles de Messène, L'enceinte circulaire qu'elles forment est gai*nie de cent seize tours carrées et percée de sept portes et d'une poterne, qui correspondaient à autant de chemins. Ce rempart, dont les restes s élèvent dans quelques endroits à la hauteur de cinq à six pieds, était défendu par un fosst' rciiipli par les eaux de TOphis, que Taucienne digue d'Agésipoiis divise en deux brandies. On remarque en avant de chaque porte les restes d'autant de ponts qui y al^ouùssaient, et des lignes de constructions propres à faire reconnaître la direction des rues tracées à partir de la circonférence vers le centra de la ville. L'Ophis , dont le cours est toujours le même quoique avec des attérissements, se perd dans un gouffre au pied du mont Artéinisius pour reparaître dans FArgolide. JNous avons dit comment il inonde périodiquement les environs d'Ârgos, lorsque les eaux accumulées