LIVRB XVI, CHAPITRE VII
qui formait la limite entre la Pisatide et TArcadie. Nous avions en face, à la rive gauche de TAlphée, le village de Palseo-Phanaro, sîtne près des ruines de Phrixa. Comme le gué était praticable , nos guides offrirent de nous conduire à ce- hameau (i); mais cela nous aurait écartés de notre route» et nous ne pûmes accepter leur propositioo.
Après avoir passé la rivière qui prend ses sources deux lieues au nord près du village de Doritza (a) ,
Je cherchai inutilement sur ses bords les restes du temple de Bacchus Ijcucyanite ; mais je ne vis en sa place qu'un pauvre village de six cabanes. Notre route avait varié depuis Mi t ara de l'est au nord , lorsque nous tournâmes subitement au nord^oue&t, en nous éloignant de l'Alphée. Nous commençâmesaussitôt à gravir les croupes du mont Pholoé , qui sont couvertes de pins déployés en forme dombrelles ; et après une heure de marche , nous attei* gnimes le plateau de Vînitza. Cette première terrasse, qu'on trouve en s'élevant dans les inoutagnes , me parut d*un effet admirable. Les rochers qui la bordent^ au couchant, taillés de mille façons bizarres, environnés de chênes , d'andrachnés et d'arbres magnifiques y nous présentaient les paysages les plus pitto-
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(i) On passe en hiver TAiphéc au moyen d'un mpnoxylon, à cette distance, qui est d'une lieue et demie depuis Miraca. PaUeo-Phanaro est un tchifdik de vingt - cinq familles vassales des agas de Lâla.
(a j On compte dans la vallée de Doritaa les villages des Carrés et de Lotttron situés sur la rive gauche de sa rivière, et INctuoula à la droite.
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resques. Je voyais dans leurs embrasures de grandes
scoiopendreft, des touffes de saxifrages tomber en guirlande» , et dans les intervalles » dm ponts de rosiers sauvages couvrir les ruisseaux limpides. Nous aperct^viousy à travcTH les iléc}iii*ures des luoutagues , de% lointains mystérieux, des grottes ^ des éiyséea, et lea sites les plus ravissants de la fratche Arcadie. Une odeur iïuave parfumait les airs. Les rossignols , qui avaient abandonné depuis plusieurs mois les plainea de rÉIide , recommençaient sous ces nefs de verdure leurs amours et leurs mélodieux épklialames. A chaque pas y nous changious de scène , d orchestre ; et nous Uiarohâmes d'enchantements en enchantements jus-« qu'au sccoik] plateau du mont Pholoé , ([ui aboutit au village de Yinitza. Yiugt-ciuq familles albanaise» habitent cette retraite environnée de myrtes et de chèvre- feu nies , dont les ombrages couvrent une multitude de sources tributaires du LeucyattiaS| qui coule dana une vallée inférieure à celle du Cladée.
Sans nous arrêter à Yinitza , nous remontâmes le caurs du Leuçyanias pendant une demi-heure sous une voûte épaisse d'arbres, pour atteindre la troi^ sième croupe du mont Pholoé, I^chis eûmes de là un^. vue pajT^ielle de la gorge dw Ciftdçe , dap^ hr quelle on compte six villages habités par des Albanais mahométans (i) ; et à quelque distance plus haut , je
(i) Loustitza, um heure G. du kban de Potho; du précécèdent, un fiers d'heure S. E. , Palaeo-Chori; ruines à use église dédiée à saint Oeoi^ges» cotoanes; d'^r/. f une demi-heure, Gàétidoni; à'id,, une dem^heure S., Stavto- Képhala , à la rive droite du Cladée; d'/r/, à sa rive gauche , une heure S. Os,