LIVRE XYI, CHAPITRE Vil
découvris le vallon de Fjfrgos , le Cœlé , la baie du Ctftaoolo , ainsi que la vaaie plaine de rJÎlide. Nous nous trouvions dans la partie la plus élevée de la voie maotueuse d'Élis à Ulj'iapie , qui est enoore fréqueutée par lea courriers , auxquels elle offre un raeoQurçl d'une demi-journée de marche lo.rsqu'il9i se rendent de Gastouili à Tripolitza.
En dirigeiinl au nord -nordi: est , nous iaissames, à qne demUlieue sur la gauche , le khan de Potho ; et je relevai à droite le cours de TAipiiée, au (.on(iiiçut d'AspraiSpitia , où il reçoit le l4idon. Comme notre borizian se développait à mesure que nous montions., j'aperçus encore Ulyinpje , les péglieries d^Agolinitza et la côte entière de la Xripbylie jusquau cap Cory* phasium. EnGn je pris le gisement du pic d'Alvana , qui signale remplaceiaeut de Phygalis , restant à la dibtanfie de dii^ lieues au sud demi-qu^l oues|.
Après avoir feit ce relevé et plusieurs autres qui ne peuvent figurer que sur une carte de détails , uous arrivàoches au^ premières inaisous de JMi^ Cette ooionie albaoaise, dont j'ai parlé ailleurs, dut son
accroissement aux bamles de Scliypetars, qui, après avoir désalé la Morc€^ depuis 1770 ju^quen 1779* échappèrent aux poursuites du Capitan pacha chargé de réprimer leurs brigandages. J'ai dit {>ar quels nK>yens ces nouveaux habitant ài\ moMt, Pbqloé parvinrent a envahir TÉlide , el je ne dois pas omettre de prévenir qu'ils tendent à se rendre maîtres un jour de PAreadie et peut-être du PélapQaèse entier. La ville qu'ils Ua-
Calivakia; d'/V/. , mie heure 8. O. à sa rive gauche, Cliioiaa j
44o VOTA^GE DE LA. GRÈCE.
biteut , comme celles clés Sciiypetars de TÉpire , présente , à de grandes distances , de vastes sérails et des maisons crénelées , situées hors de la portée ân fusil les unes des autres. Les quartiers, distingués eu pliarés et subdivisés en familles, sont gouvernés par des gérontes ou vieillards , qui ont dans les débats publics une influence relative à leurs richesses et au nombre de palicares ou. soldats attachés à leur service. Chaque habitation possède un terrain entouré de palissades , qui est jjlanté en cerisiers , dont le nombre est tel, que Lâia approvisionne les marchés voisins de leurs fruits et de confitures appelées vichna y qu'on fait avec des cerises non greffées. Coimne dans toutes les colonies albanaises, les Laliotes^ qui a ont jusqu'à -présent réussi que par Taudace , étant en proie à des haines irréconciliables , seraient facilement subjugués par un vîsir capable de gouverner la Morce avec fermeté ; et si Yéli pacha , imbu des maximes de son père , se fut maintenu au poste de Tripolitza , il est probable que ranarchie de Lâla serait maintenant soumise. On me montra les restes du palais .d'Ali Pharmaki , le plus puissant des beys du mont Pholoé , ([ue Véli a bit incendier en iBlo. Tout tremblait à son nom, et on convient quil aurait réduit cette peuplade aussi fa* cilement que le vieux Âti, son père, a soumis les autonomies albanaises de TEpire.
Ijâla occupe une surface de plus de trois milles, sur une largeur de deux milles ; Tair et les eaux y sont d'une excellente qualité , et ou y compte un graïul nombre de vieillards. La population , qui est mahométane , joint à une fierté naturelle la santé la plus vigoureuse ; des générations robustes succèdent à des