LIVRE XVI, CHAPITRE VII
pères forts et courageux. Nous vîmes quelques é( haiiiilloDS de cette superbe eà»pèce dliommes ; et plusieurs femme. , atUrà» par la curiosité, s'approcbèmit a»ez pour nous laisser voir qu'elles étaient en général grandes et blondes. Les jeunes gens, hautains et dédaigneux, n'avaient pas Vair de nous regarder; et nous fûmes traités avec FindifFérenoe que nous désirions dans une ville où je ne conseille pas à un chi^étien d'entrer sans une puissante recommandation.
Nous nous éloignâmes de Lâla , en dirigeant au nordest. Nous étions , d'après Testime de notre route , à deux lieues et demie de Miraca ; et nous mîmes vingt* , cinq minutes à traverser un vallon dépouillé d'arbres , dont le grand diamètre s'étend du novd au midi. J'aperçus , une lieue et un quart environ h l'occident, Je village chrétien de Ducas , fondé dans le quatorzième siècle par une colonie d'Acrocérauniens de Ducatès. Nous entrâmes ensuite dans le dèiilé de liiza-Goumani ; et après uné demi-lieue de chemiîi entre des coteaux plantés de chênes clair- semés, nous marchâmes en plaine. Le plateau sur lequel nous débouchions s'appuie, dans le lointain , au mont Olénos , à travers lequel il existe un chemin qui conduit , dans seize heures de marche, à Patras. On nous engageait à le suivre pour aller nous reposer à Goumani ; mais comme cela nous aurait écartés de notre route , nous tournâmes à l'orient. Mous ilmes une lieue et demie dans cette direction , au milieu d'une forêt dont la circonférence embrasse plus de dix lieues; et il était environ midi, lorsque nous vînmes faire halte à la source de Dtpns^ta-AmbéUa , des vignes de Divris.
Nous nous établîmes sous un platane connu des voya-
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geurs qui trequenteot cette contrée dangereuse , et à portée d'un ruUseau , où nous nous désaltérâmes en dînant avec nos provisiona. Nous n'avions rencontré personne depuis Lala ; et quelques pa)sans occupés à labourer^ auxquels nous voulûmes parler, ne se Laissèrent pas approcher à la portée de ht voîz. f avais sous Jcs yi un terrain couvert de cjuartiers de briques; mais la fatigue ne me permit pas de £&ire des recherches assez complèteft pour décider que ce soît remplacement de rancienae Pholoé (i) dont parle Etienne de Byzance.
Comme nous étiona extréin^n^ harasses « nous fîmes la sieste , et nous ne remontâmes à cheval qu'à deux heures après midi , persuades que le restant du jour sufiGsait pour nous éciairrr jusqu^à Psophia. l^ous gravîmes en partant un débris de chaussée pavée et un coteau rocailleux , en prolongeant pendant vingt -cinq minutes le bord d'un vaste précipice , qui eal le récep* tade des eaux de cette soHtude. J'esquissai la projection de la montagne noirâtre et aride de Disdaki , qui , après avoir bordé ia rive gauche de ce gouffre , expire brus* quement au bord du Ladon , qu'on entend mugir au fond des abîmes. A cette distance, nous descendiiiies durant une demi- lieue, eu laissant sur la gauche le village de Divris , pour guéer un ruisMwu de ce nom. Nous employâmes ensuite {)lus d'une heure à contourner une iiaute montagne boisée , qui finit en face du confluent de ia Dogana avec le Ladon , dont les rives soul formées par les escarpcuienls de^ montagnes. Nous