‹ Voyage de la GrèceChapitre 167 sur 224 · LIVRE XVII) CHA.PITB£ I · texte numérisé non relu

LIVRE XVII) CHA.PITB£ I

autres. Enfin du pays des Orchoméniens (i), il y eut

les villes de Tliissoa, de Méthydriaiii et de Teuthis , auxquelles se joignirent Tripolis, Callia, Dipœne et Nonacris. Il est probable que la plupart de ces peuplades résolurent de s'amalgamer, non seulement à cause de la haiue qu elles portaient aux Spartiates, mais par la crainte que leur inspiraient ces farouches dominateurs, qui tuèrent dans une seule bataille dix mille Areadiens, sans perdre , dit-on , un seul homme. Cette calamité , rapportée à la cent troisième olympiade, est probablement exagérée, puisque six olympiades après ( vers Tan 344 vivant J.-C), les Arcadiens, qui avaient battu les J^iéens, auxquels ils enlevèrent la présidence des jeux olympiques, eurent à soutenir la guerre contre tout le Péloponèse pour cause de sacrilège , parce qu'ils avaient volé le trésor sacré de Jupiter Olympien.

Mégalopotis n'était plus qu'une grande solitude du temps de Strabon, qui omet de dire qu'elle avait été ravagée par les I^acédémoniens : l'Arcadie, ajoute- il, étant totalement dévastée , il serait inutile d en faire une longue description. Il se contente d'énumérer ensuite les villes, détruites , niais comme il en fait autant au sujet de Mycèncs et de Tirynthe , cela ne doit pas arrêter, dans ses recherches , le voyageur qui parcourt le Péloponèse en prenant Pausanias pour guide.

Mégalopolis (2) , malgré sa dépopulation , dut être

(i) Les Orrhomcuicns sodi connus par ce que nous avons liit en décrivant la Xégéatide.

(a) Mégalopolis, Strab., lib. YIII; Polyb., Hist. lY, cap. 77; cap*7,8;II,cap.64;Tit.-Liv.XXXn, 5; XXXYI,

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une ville coQsidérable, puisqu'elle était, au temp$ du concile de Sardique , le siège d'un ëvéché qui , ayant

changé son nom en celui de Christianopolis , fut transporté à x\rcadia vers le milieu du dixième &iêcle (i). Il est probable^que la ville fondée par Épaminoodas était extrêmement déchue; car les Français qui s'emparèrent de TArcadie, eu iao49 parlent que de Caritène. Cependant son nom ne leur était pas inconnu , pui»* qu'on institua des évéques latins sous ce litre cano-

3i ; XXXVIII, 34 ; XU, 20, 24 ; Plin. IV, c. 6; Piolem. , lih.

III. c. 16; Pal mer. Exercit. ad Diud. Sic, lib. XY, p. i3o; Jkf. ad libr. VIII; Strab. VIII, p. 45?; Exercit., p. 309; /dL, ad Chponic. Mann. Amndel. Exercit, p. 71», 713 ; Gellar. T. I, GeogFftpb* Ant., I. s, c. i3 , p. la^S.

(1) Évéques grecs de MégalopoUs.

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