‹ Voyage de la GrèceChapitre 17 sur 224 · LIVRE XIII, CHAPITRE lîl · texte numérisé non relu

LIVRE XIII, CHAPITRE lîl

remarque un sarcophage en marbre blanc ; le banc placé h la porte, qui sert pour monter à cheval, offre le con- • trat du legs d'un athénien pour la distribution de vin faite à ses compatriotes, pendant la féte des Panathénées. A gauche, en entrant dans la cour, on voit sur un piédestal le nom d'Anacréon, auquel on avait érigé une statue dans l'acropole. Tout auprès, on remarque une colonne en marbre pentélique, qui supporte un chapiteau ionien si parfait, qu'on le croirait fait au moyen de quelque mécanique. I^i galerie qui régne à droite est soutenue par des poutres incorruptibles de cèdre, qu'on a trouvées dans des tombeaux. On lit, sur des plaques incrustées dans la maçonnerie de la muraille à laquelle cette galerie est suspendue, des décrets publics, des adieux éternels, des consécrations et des mentions honorables décernées à des hommes qui avaient rendus des services éminents h l'Etat. > L'escalier à ciel ouvert, par lequel on monte aux appartements du consul, mériterait à lui seul une description. i)n y trouve des pages entières de ces registres gravés sur marbre , où les Athéniens inscrivaient leurs fastes. La galerie extérieure, non moins riche, est remplie d'une foule d'antiquités, la plupart composées de nécrologies, de listes de citoyens et d'archontes ; enfin il n'est pas jusqu'aux tuiles qui ne portent des inscriptions tracées par les ouvriers avant la cuisson (i). V .

(i) Inscriptions trouvées sur deux tuiles,

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48 VOYAGE nf, LA GRiïCB.

Dans la chambre qui me lut îlssiçfnée, en qualité d^hote et d'ami, je vis les plâtres des statues nouvellement découvertes à Égine par une société d'amateurs exploitants rarchéologie en commandite, «c Elles n'ont, <c me dit M. Fauve! , ni la grâce ni la correction de « récole de Phidias, c'est de l'hypérantique €(ui n'a que a cela pour mérite. Nous avons donné des noms h ces « différentes figures : ainsi vous voyez Patrocle, Ajax, u ou tel autre héros qu'on voudra, car l'archéologie « laisse une latitude très-ample aux conjectures. Mais ot une chose incontestable^ c'est que ceux qui ont dé-* a couvert ces objets n'ont pas perdu leur temps. »

Je n'avais jeté qu'un coup d'œil sur tant d'objets, lorsqu'on nous invita à descendre au salon où le dîner

était servi. vieille amitié qui nous liait présida à la fête, où se trouvaient le P. Paul d'Yvrée, M. Minciaki, consul général de Russie , et son chancelier, M. Mus-' toxîdi. Je m'informai de lord Byroti, de ce qu'il faisait, où il se trouvait, et des particularités de son séjour à Athènes. Il habitait dans les derniers temps au couvent des capucins. Le R. P. Paul avait trouvé grâce devant cet inexplicable génie ; son âge, son ministère , sa douceur , lui avaient tellement conquis Taffection du lord, qu'il s'abandonnait à lui avec toutes les bjur" reries de son caractère. Fatigué de tout, oppressé du

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