LIVRE XIII, GH4»ITRB HT. ^O
de son démon fainliier, Byron vint un jour trouver le P. Paul pour lui demander l'hospitalité.
A. son aspect le religieux lui rappela ces mots d'un dernier entretien qu'ils avaient eu ensemble (i) : Vous ne pouvez me convaincre^ je demeure athée. Au lieu de répondre, Byron prie le père de lui permettre d'habiter une cellule et de Tarracher à Tennui qui empoison- ' naît ses jours, a £n prononçant ces paroles, dit le P.Paul, «il me serrait les maius en m'appelant son père; les « boucles de sa chevelure ^ dégouttantes de sueur, cou* « vraient son front, sa physionomie était pâle, ses « lèvres frémissaient ; j'osai lui demander la cause de « sa tristesse ? — Mon père, tous vos jours se ressem- « blent , et moi je ne cesserai point d'être voyageur. « — N'avez vous point une [uitrie? si le sentiment de « son absence cause vos cliagrius, partez ; mes prières et « mes vœux vous accompagneront en Angleterre. — «c Ne parlez jamais de l'Angleterre ; j'aimerais mieux « traîner la chaîne sur les sables de la Libye, plutôt « que de revoir les lieux empreints de la malédiction « que je leur ai donnée* L'injustice des hommes m'a
« rendu l'Angleterre odieuse ; elle a nus un monde de «séparation entre elle et moi : cependant, après la <i mort de l'homme, s'il est vrai que l'ame survive à « ses passions , je me fais tme joie de l'habiter comme
(0 Cest d'après la note d'un ouvrage intitulé Souvenirs de la Grèce ^ par H. Lauvcrgne, médecin de la manDe royale de FraocOy que je rapporte cette anecdote. Je rc^^rette de ne poiir voir en insérer en entier le réât qui est aussi bien raconté que bien écrit par l'exceUent jeune homme auquel j'aime à en faire hommage, quoique l'ayant entendiien partie de la bouche du P. Paul, pendant mon séjour i Athènes.