LIVRE XVil, CUAPiXilK
au temple de Mercure Acacésius; le portique des sé* iiateiir>; un troisième édifice du inunic genre, qu'un surnoniiuait leMycopoiis; eulin le portique d'Aristan* dre. Ces monuments , ainsi que le temple de Jupiter, aboutissaient h un espace consacré aux grandes déesses, dont IMnscnplion n" 2 porterait à croire qu'on célébrait les mystères suivant le rituel d'Éleusis. Les principaux artistes de la Grèce avaient orné ces édifices de statues, dont une des plus remarquables était celle de rhistorien Polybe, c|u'on peut appeler le génie tutélaire de la ligue achéenne , qu'il protégea auprès des Romains, et qu'il gouverna, en quelque sorte, par la sagesse (le ses conseils.
A Tamas de décombres qui couvrent Vautre côté de la rivière, on devine, sans pouvoir assigner un nom particulier à chacune <i'eUes , qu'on est aux lieux où existait le Tliersilion où se rassemblait le sénat des dix mille , près duquel on montrait , dans le deuxième siècle de notre ère, une maison bâtie par Alexandre. La cella de plusieurs édifiées enloui e^ tie eoloiines rasées à fleur de le i re, sont les restes des temples des Muses, de Vénus, de Mercure, placés au voisinage du stade qui aboutissait au théâtre. « Je vis de ce côté , poursuit a M. Didot, les assises d'un temple d'ordre dorique ; (c plus loin, Tcnceinte d'un autre éditice ; et à peu de « distani^e celle d'un temple plus grand, dont une parce tie des murailles existe encore : la plupart des cocc lonnes sont brisées à des hauteurs dilïerentes. Avec ce du temps , à laide des inscriptions et des bas-reliefs « que les pluies mettent à découvert, on pourrait asflt signer des noms à ces édifices. Pausaiiias, qui en parle a en détail , semble les avoir signalés à ratteiiti&n des
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« voyageurs qui viendraient après lui, car il nous apc( prend que, déjà de son temps, Mégalopolis, dépouii- «clée de éon andenne splendeur, n'aârait plus que àû • cr vastes décombres. »
De Mégalopolish la grande source de l'Ai phéc, la distance est de sept quarts de lieue. On trouve sur cette route, à un mille de Sinano, près d'une chapelle délabrée, les restes d'un édifice près duquel coule la rivière de Risvan; et un mille plus haut, on passe à Chapoga, hameau bâti sur une éminence couverte de fragments de tuiles et de briques. En continuant dans la môme direction pendant douze minutes, on arrive à Calivia , résidence d'été des paysans qui cultivent cette contrée; et quinze minutes au-delà , on se trouve au monastère ruiné de Palâeo-Rapsomatia. Un sentier qui se présente h gauche conduit, dans deux heures, a Marmora, village éloigné de deux lieues du khan de Franco-Vrisi. £nfm, dans un quart d'heure, on rencontre la source de l'Alphée, qui dé* bouche dans la plaine de Mégalopolis. Son issue est à la base occidentale du mont Kimparos, et le lac dont il est le dégorgeoir est situé h son versant septentrional, au-dessous d'Anémodouri, dont tious avotis parié précédemment.
En circulant dans ces hauteurs, qui portent le nom de mont Barbeni, dans la direction de Ijéondari, apréi avoir traversé des forêts de chênes, on revient par Dédir bey, Rorémi, et Aïas bey, dans cinq milles de chemin, à Sinano. Toute cette région qu^ott vient d'esqiiisser fiit autrefois consacrée à Pan. Les Ârcadîens, tt^rapés sans doute par le bun des brises éoliennes que les vents produisent au milieu des forêts, prétendaient entendre souvent leur dieu favori jouer de la flûte dans
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ces paisibles solitudes. Cétail iù qu ils avaient consacré un terrain à Borée et un autel de gazon à tous les dieux 9 dans la crainte d'oublier ùné seule de ces divinités, dont la terreur plus que la .reconnaissanoe meubla le vaste Olvmpe.
Au-4^o>^^ passe TAlphée, et l'un de ses afOuents un quart de lieue plus loin , pour se rendre à Deli^ Hassan, oiï Ton voit une tour bâtie avec des débris d'architecture ancienne. A droite, sur uneéniiut nce isolée, on -trouve des ruines, qui sont probablement celles d^Acalésium, lieu rendu célèbre dans Ja mythologie par 1 éducation de Mercure. Cette contrée fut autrefois couverte de monuments, de portiques, de statues et de consécralions. Une foule de ruisseaux qui coulent des environs s'épanchent dans FAlphée, qui reçoit de ce côté le tribut dts sources du uiout Lvcée. On avait placé dans cette région Lycosura, la plus ancienne ville du monde, dit Pausanias, que le soleil ait vue, it qui a fiitt naître aux hommes l'idée de bâtir toiites les autres. Quelques personnes prétendaient qu'elle exista sur .remplacement de 6ouria&-Castron , situé dans les escarpements du mont Dyophorté, dénomination quf a Êdt oublier celles d'Olympe et de Sacré; mais on était dans l'erreur. Il serait cependant curieux dVxpiorer ces plateaux, oîi Ton découvrirait indubitabl^fsnt des constructtoiis de la plus haute antiquité, au nom» bre desquelles était l'enceinte consacrée à Jupiter Lycien, le temple, le stade et Thippodrome dédiés à Pan; le hiéron de Jupiter, d'où Ton découvrait une grande partie du Péloponèse ; les colonnes élevées dans cet endroit; le temple d Apollon Parrliasius ou Pilliius, V. 3a
VOTAGB DB LA GBJSCE*
dont il est fàït mention dans rinscription n^ 3 c«
chapitre, où le nom de Pitios est écrit sans thêta. Le MyiaoDy le Nous, i'Achélous, le Géiadus et le Naphilus, ruisseaux qui descendent de ces escarpements pour se rencîi e dans l'Alphée, sci viraient de guides à un voyageur intelligent pour rétablir la topographie de cette contrée, dont nous traiterons avec plus de détail dans le chapitre suivant (i ).
A quinze minutes de Deli-Hassan, le sentier tourne à droite dans un site qui correspond à l'emplacement de Macane. On passe un grand ruisseau , et sur une montagne siUiée à droite on trouve les restes de Dasia, vers lesquels on peut s'orienter en demandant le village de Vromosela. A trente-cinq minutes de là, après avoir guéé deux cours d'eau, on arrive à Cyparissia , hameau situé aux. environs de Basilis , ville importante, si on en juge par la beauté de ses médailles. Sur la rive opposée de l'Alphée 6n découvre deux églises , qu'on croit iidlies à l'endroit où fleurit Tocnée. Vers le mont Lycée on aperçoit Mavra et le torrent de Bathi - Réma , qui est le Nymphmm d'Aiv cadîe. Les habitants prétendent qu'on voit souvent voltiger sur ses bords des ûammes pareilles à celles du Nymphaeum de Byllis dans TAcrocémune. Pausanias, qin appelle cette gorge BatkoSj parle de ce phénomène, que les prêtres eiploitaient p(mr en imposer à lu ci^dulité du vulgaire. A une heue de là on passe
(i) J'ignorais alon que M. Dodwell avait visité cette partie des montagnes, et je me servirai de ses deacriptioiis» afin de pompUter mas topographies.