‹ Voyage de la GrèceChapitre 175 sur 224 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

* Parrhasie, aujourd'hui canton de Phanari. — Route de Caritène à Ambelooi. — D'Ambeloni au temple d'Apollon Épicuréen.

— Bassœ Hiéron de Jupiter Lycéen. Lycosura, aujonr*

d'hui St.- Georges. —Ruines de diverses époques. — Pbîgalis ou Paulitza* — Extrait du voyage de Christian Mullen— .Cours de la Néda. — PhanarL-^Nérovitsa.— Kélados on rivière de Kyrtèna. — Gorihys. — Dimitzana. — Femmes Areadiennes. — Phriza ou PabBO-Hianarion.

C'est une conquête en géographie que les découvertes faites par M. Dodwell dans la Parrhasie. Mon dessein, dit ce savant et zélé voyageur, étant de visiter le temple d'Apollon Épicuréen sur le mont KotyliQu, et de rechercher les ruines de Lycosura, je

5oO DM LA. GaÈOE.

passai l'Alphée au pont de Carilène ( i ) , et , laissant k

plaine de Mé^ulopolis h tlioite , j'arrivai dans unti heure à une éminence appelée i^oucoimi, où l'on voit les restes d'un ùttt de construction voderné. la J^nte que nous tenions était couverte d'aspérités, de binssons entremêlés de bouquets de châtaigniers, de chênes, et d'autres espèces d'arbres ; et au bout, de deux lieues et demie, nous DOUS.arrêtâmesà.Kawcfis, où Toti trouvedes ruines. De ce village , après une descente de quarante minutes, uous arrivâmes à uue ioulame dont ies eaux

(i) Route par distances entre Caritène et Tr^ftoUUtu

NOMLBKK

d'heure».

NOMBU,

de mtnni«t.

aS

DÉTAILS DE ROUTE

Plaine.

Églises à droite et à gaacbe, rui««eao de aqu«;ditc.

Delt-U ftSMn et YronhOida.

Hanteor aplatie.

Raissran.

Montagnes à droite; Ibrabim, village.

Palaeo-Soqli, village.

PalaeO'Pavta » village.

Gorge profonde.

Hantenr borfVmt iaflaÎQf. ,

Palaeopolis. , »

Langadîa.

Cryocomerco.

Dervend-khan.

Plaine à droite, khan miné.

Do alla.

Gallibali et Dtvia.

A droite, platin de Dntria.

Aqaedae.

TripoHfza.

ToTAX, , 8 nenres 43 minate^ de inarcné.

LIVRB XVtl, CHAFITBB 11. Sof

murmurantes couient à travers une futaie de platanes et de cbénei qui sont dune grandeui^ prodigieuse. cooliaiiant à déseendre à travers un bois sëeulaire', au sortir duc^uel on traverse un ruisseau limpide, nous montâmes au village d'Âmbeloni , dont la distance depuis Garitène est eofeée à cinq heures de cheitfhi. Il est probable que ce hameau a reçu son nom à ca6se de la quantité des vignobles dont ses cbteaux sont couirerts* Ce genre de culture, qui paraît très^anaen , dut rendre Ambeleiai exfrémemné important aux habitants de Phigcilis, ses voisins, qui étaient les |jlus zélés sectatteurs de Jiacchus.

Comme il n'y avait rien de particulier à voir à knh bekwî, nous partime» pour nous rendre au temrple d* Apollon Épicuréen , et dans une heure nous passâmes entre les villages de Skliro-Apaao et de SkHro-€ato , qui sont sépares pav une rvvièpe). En montant de là pen* dant cinquante minutes, nous arrivâmes sur un espace hérissé de rochers qui enlourent un précipice , qu'on cckntoume fueur amvefr au point de vue d'oii l^on apei^ çoit tout à coup te temple construit dans un encadrement de montagnes. Ce site, non moins étonnant que les ruines magnihque&du monument qu'on y avait bâti , était ancienneaieol: appriéBass»; les paysans le nom^ nent aujourd'hui les Colonnes. Pausanias fixe sa dis-» tance à quarante sUdes de Phigalis , et il est probable que nous devons ce qui reste de cet édifice à sa posîtiol» dans une solitude éloignée de toutes les routes frétjuentées du Péloponèse.

Nous avoius une vue du temple d'Apollon Epicuréen dans le Voyage du, comte de Choiseui Gouffier, que la lithographie vient de reproduire d'une manière con-

fuse. M. Dodwell estime sa longeur à i25 pieds anglais sur /^ii.dt diamètre; celle de la cella à 53 sur '^o. Il raoonte comment MM. Robert Cockerell et John Foster découvrirent 9 en iStsi, ses bas -^reliefs, qui ont été transportés au Muséum Britanuicum. M. FauVel prétend que leur travail est de la plus &ible composition, d'une assez médiocre exécution , n'ayant que de mauvaises draperies, tortillées à l'excès, et rien de la belle simplicité grecque. Ce j u geinen t serait peut-être réformé par notre honorable collègue, s'il avait pu voir ces mêmes bas-reliefs qui représentent les combats des Centaures et des Lapithes, des Amazones et des Grecs , dans la position où ils se trouvaient pour produire leur véritable effet. Ces marbres, les métopes du Parthénon, .

les bas-reliels arraches aux frères ^oLaras, ne peuvent être appréciés qu'entourés de lumière, à une distance donnée ; et le Muséum Britannicum n'est pour ces vénérables débris des che&-»d'ceuvre de la Grèce qu'un tombeau où ils ne peuvent être estimés à leur valeur.

Au midi de Bassae , le mont Lycée lance des sommets entremêlés de forêts et baignés d'une foule de ruisseaux. On distingue dans le lointain les iaites du Taygète qui se détachent sur le fond d'azur du ciel. Au sud dix minutes ouest, on découvre la masse bleuâtre de l'Ithome et l'acropole de Cyparissia , vulgairement appelée Arcadia , qui semble émerger du sein des flots de la mer de Sicile.

Ce fot sur l'emplacement de Bassae que MM* Dodwell et Gell se séparèrent, celui-ci pour rechercher les ruines de Lycosura , et son compagnon de voyage afin de parcourir les versants qui partagent leurs eaux entre la Néda et l'Alphée. Nous allons suivre les pas

11VRB XVII, CHAPITRE II. 5o3

du premier de ces voyageurs , avant de rattacher les explorations du second à celles de M. Didot et à nos recherches particulières.

Le mont Lycée, séjour des prestiges mythologiques^ avait été peu visité jusqu'au temps oii M. Dodwell , parti d'Ambeloni , parcourut ses retraites^ àan$ lesquelles on trouve à de grandes distances quelques villages chrétiens, doat les habitants, séparés du reste des peuplades de la Moree, vivent à Fabri de leurs lâches et sanguinaires oppresseurs. Je viens d'assister à l'enterreinent (run chien , disait naïvement le janissaire de M. Dodwell à un de ses camarades, auquel il racontait comment ce voyageur anglais .avait rendu les devoirs de la sépulture à un Grec assassiné, dont il trouva le cadavre sur son chemin. Ce mépris atroce peint mieux que tout ce qu'on peut dire Thorreur des Ma<* hométans pour les Européens et leurs souverains, puisque les sultans les désignent eux-mêmes par de semblables épitbètes. A trois heures cinquante miuutes d'Ambeloni 9 le voyageur, parvenu sur un plateau, dessina, au bruit de la mousqueterie des Rlèphtes et des Turcs qui se battaient avec acharnement, le panorama dont parle Pausanias, quand il dit que de cette hauteur on découvre une partie du Péloponèse, le Taygète élevant ses sommets colorés de teintes rouges, et la scène de toutes les montagnes qui bordent le bassin de rAlphée(i).

La nature de cette montagne , que les paysans nom-

(i) L'extrémité ou cap du Taygète, S. %. id.£.; te monastère

du mont Ithome, S. 10 m. O ; l'acropole de Cyparissia, S. 7 5 m. ; l'extrémité méi idionalc de Zantc , N. 55 m. O. j le mont

5o4 VOTJiOB ]>C LA ORiCfi.

mentTëtragi ou les Quatre saints, est calcaire, et le sol, excepté au sommet, est iertiie. On remarque dans cet endroit un tertre composé de eaiiloutage et d'argile, entremêlés d'oasements qui semblent avoir éprouvé l'action du feu, et h peu de distance, deux chapelles ruinées,, qui occupent remplacement des deux, colonnes dont perle Pausanias, sur lesquelles il y avait des aigles dorés : plusieurs blocs de pierres grossièrement ébauchés tirent peut-être partie de ces obélisques. Dans pette hypothèse, il est présumable que le tertre ddnl on vient de parler est le htéron consacré h Jupiter Lycéen , et que le mont DM^|)!iorté ou Dyraki , situé au nord, est le même que le Kérausios, qui donne naissance à la Néda.

En descendant de cette région du mont Lycée, M. Dodweli se leudit, dans deux heures de marche, au village dlssari, où uii papas ^ duquel il reçut généreusement rhospitalité, lui apprit la position de Lyeo^ sura. Les anciens sont d'une précision admirable quand on saisit le sens des ind^satioas qu'ils nous ont transmises. Le sayamt voyageur dut se rendre au village de Déli-Hassan, dont nous avons indiqué la position, en passant par Stala , et en demandant l'emplacement de Saint- Georges il se trouva en présence des ruines les plus anciennes* du mondes Au milieu de cette place célèbre on remarque des constructions' de diverses époques. L'acropole de Lycosura, qui porte le nom de Saint-Georges, située au bord d'un précipice» est d'une forme oblongue, et répond par ses extrémités au

ScoUis, N. lo m. O.; la ville de L4b, N. a m. E.; les ruines

de Mégalopolis, N. 85 t\% £.

tfVRÈ Xtll, CHAPITRE II. 5o5

nord et au midi, sens opposé à la direction des temples dout le gisement est presque toujours établi d'occident en orient. La partie de l'ouest est inaccessible, et le eôié qai &it face à Mégalo^C|^ est composé d'iuie double terrasse revêtue d'une niaçotinerie semblable aux murs cyclopéens de Tirynthe. La porte d'entrée est fÎM^ile à' reconnaître; mais au- midi on distingue audessus des fondalious une subsUuclion en pien^s de taiiie bées avec du ciment. Dans racropoic on remarque deux chapelles ruinées, des fragments de colonnes en marbre de couleur des architraves et des chapiteaux d'ordre dorique. En dehors , à quelque distance au SttcUesty sur une butte couverte de balliers, on renr contre près d'une église renversée des débris de oo* lonnes, de pilastres, de triglypbes qui ont appartenu à un temple dorique, aiusi qu'un fragment de statue. On voit ailleurs une citerne, les restes d'un grand édifice, des Mocs de pierre ; et on peut conclure que la cireon* férence de cette ville était de deux milles de d^vek>ppement. De Lycosura à Mégalopolis la distance est de deux heures. On peut afifimer <^e cette région est la partie du mont Lycée appelée INomiaTie, ou contrée des pâturages ^ et c'est encore de nos jours le prmopal parcours des pasteurs de Leondari , ville vers laquelle M. Dodwell porte ses investigations après nous» avoir fait connaître Lycosura.

Selon M* Gell , qui est le second explorateur de cette contrée , la distance entre Bass» et Paulitza , Pandémie Pbigalis^est de deux heures et un tiers de chemin, en - passant par Graditza et Cato-lragoudi ou Tragoge , et Apano-Tragoudi, d'oit Ton se rend à Skliro^ dont on a indiqué précédemment la position.

5o6 VOTAGF. DE Là GRÈCii:.

J^a ville de Phigalis( i ) est environnée du mont Coty- Jios à gauche et du mont Élaios à droite : le premier est. éloigné de quarante j|tdes et le second de trente. C'est . sur celui-ci qu'on ^mÊ^ grotte autrefois consacrée à Cérès-la-I*)oire : ^lià ce que nous apprend Pausanias au sujet de cette place, dont Polybe (2) fait mention dans plusieurs endroits de son histoire. On voit au village de Paulitza , qui lui a succédé, une étendue considérable de murailles flanquées de tours rondes ^ situées au sommet d'un rocher entouré de précipices affreux ; une porte située à Forient, qui est couverte de pierres rangées en forme de tuiles, est dans un état partit de conservation. Le village consiste en une tren- . taine de misérables cabanes habitées par des chrétiens. On voit dans une église des fragments qui ont appartenu à un temple d'ordre dorique; à l'église de la Vierge, quelques colonnes de deux pieds de diamètre, et une foule d'autres ruines des beaux temps de la Grèce. «On remarque à l'occident du village, sur une hauteur, des terrasses qui douiiuent le cours de la Néda, fleuve maintenant appelé Hellenico, Paulitza et Bouzi , dont nous indiquerons l'embouchure dans la description de la ïriphylie. La situation élevée de Paulitza dans une région aride rend son séjour froid en hiver. Le cours de- la Néda est incomparable en beautés pittoresques , lorsque cette rivière s'enfo^^ à un mille de distance au-delà d'un pont, dans un précipice où ses eaux étincelient en se brisant contre les rochers, au-dessus desquels on découvre à sa rive

(i) Paui., Hb. Vlir, c. 39.

(a) Polyb., Hist. IV, c. 3, 6 , Si.

LfTAÊ ICVII, CHA.PITRC If. Bof

gauche un des châteaux bâtis par les Francis au commencement du treizième siècle.

M. Christian Muller, qui pasj» à Paulttza en i8ai , confirme une partie de» tlt tailsqbe nous venôns de ' donner», « A l'occicient de ce village, dit-t'il^ s élèvent de belles collines d oit Ton aperçoit le cours rapide de la Néda. La vallée qu'elle arrose est charmante, et sea eaux, qui sont d*une limpidité remarquable ^ coulent avec une excessive rapidité. Non loin de ses bords on trouve des précipices effrayants , dont de beaux arbres et de verts bosquets cachent les approches. A droite s'élèvent les tours de Phigalis; et à gauche , sur des rochers très-élevés , nous apercevions les restes de l'ancienne citadelle; dans le lointain nous distinguions d'autres ruines. Dans cette contrée les montagnes sont, eu général, d'une grande hauteur , mai!» iréquewment coupées par de profondes déchirures, qui permettent à la vue de s'étendre sur les belles et agrestes vallées de FArcadie. La nature , loin d y être aimable et riante, comme on nous la dépeint, a quelque chose de sévère et d'imposant. £lle m'a souvent rappelé le Tyrol, et j'aurais pu me croire dans le pays de Salzbourg, si je ne ni étais vu entouré de thym , de romarin, de lavande, de myrtes, de lauriers -roses, de grenadiers, d'énormes cactus, de figuiei^, de mûriers

cU^orangcrs. »

^e voyageur allemand, après avoir répété ce qu'on sait au sujet de Bfn^ et du temple d'Apollon Épicuréen , s'écrie : « Les colonnes ioniques que voici supportaient cette célèbre frise que le vandalisme détacha et enleva à main armée ( car Véli pacha, hls d'Ali, s'y était opposé ) , pour la porter sous un ciel bru-

5o8 VOTAGB DE J.k GHàCC.

nieux et dans une ville enfamée, où peu d'artistes étrangers irout l'étudier, et où peu d'habitants en sentent la beauté* C'est un tmit qui fait pendant avec le brîganda^ auquel lordCigin s'est livré à Athènes ( i ). Ces deux: expéditions seront toujours aussi reinart|uabies que caractértôtiques dans l'histoire de l'art, et la postérité sanra cpie œ qu'ancane nation n*osa &ire , que œ qui repogna aux Turcs mêmes, les Anglais \û firent. Ce que les Turcs ne leur permirent pas d'empottet , ils l'enlevèrent clandestinement (2).... Et ces nobles sculptures grecques sont jdaeées ebm eax à cété des vêtements des sauvages (3). »

"De Trago^ ou Tragoudi , village situé près dé SklirOy dans trente minutes de marehe, on entre dans le sentier qui conduit à Andrîtzèn*; et au bout de vingt-deux minutes, on se trouve à la rivière de Khalil- Idris. On remarque près du gué une chapelle bâtie sur une emmenée couverte de chênes, d'où coùle un mis^ seau Bmpide; et à un quart de Keue, après avoir giiéé un autre ruisseau, on découvre à main gauche Vertvitz»,

(x) Le feu roi Louis XVIII, auquel on présenta en cadeau des camées faits sur le modèle des bas-reliefs du Parthéaoo, les refasfl » en ordonnant à celui qui les lai offrait de les reni' porter hors des Tuileries, ne voulant pas qu'on pàt imaginer qu'il approuvait, méme^'en les regardant, ractioii àa aio<^^;ipe Érostrate.

(2) Les Anglais, qui ne purent obtenir de Yéli pacha la permission d'emporter k frise de Bassae, la firent enlever par soixante hommes partis de Zante , qui séduisirent et abusèrent

les pay sans pour les faire concoui ir à cet acte de bn^auilage.

(Vi C hnstian MuUer, voyage eu Grèce et aux îles louicnnes, lettre IV.

LIVAE XVII, CUAPIJKJ:: II. 5ùQ

bourgade fliluae^fans une vallée jqui s'ouvre vecsla nier de Sicile. Un demi-quart de lieue .plus loin on aperçoit

le cliâleau de Phanari , chef-lieu d'un canton qui embrasse la Triphyiie; et à égale dî&tance, après avoir laissé à main i^auohe .des ^ruines m pierses de taille , on passe À la fontaine de Panoria (i). A un mille de cet endroit on traverse un ruisseau, où l'on .remarque des stries de jaspe vert intercalées dans Je rocher qui borde son cours; et à une lieue de distance on arrive à Andrifzena, bourgade située au milieu des arbres, dont la population est évaluée à trois cents habitants. On découvre de ses hauteurs les hameaux de Sanalia, de Couphopoulos , Phanari , et la forteresse hellénique de INerovitza.

Pour jretoumer d'Andritzena vers Garitèae, on tm^ verse ,une partie de la contrée de Xiiodoras , qui portait ce nom dès le treizième siècle A cinq quarts

(1) Panoria. Il est queâtioii de cette souroe damila Chronique de Morée , où ii est dit que les* Tares qui s'étaient mis à la

solde des Français, ('tant venus inviter leur chef Guillaume à marcher confi e le Grand-DoiiK stiqiie, ils arrivèrent dans quatre jours de maiche a partir d'Andr avuîa aux environs d*Arcadia , oh ib campèrent près de la fontaine Panoria.

Kal T09V0V ô^iyttl^cuaav {xerà i&{ai^«*v rtoodEpuv .... ^xat t-Trtaoav y-atûûvaiç

Ôuoù TO Xl^YOualv ^oùvTpac i%yi iravcaptav V. 367 et seq.

(2) Voici ce flg'en dit.la Chronique. de Mqrée, daips sa mau- Taise prose riraéé.

5lO VOYAGE DE LA. GRÂCE.

« de Heue dans cette direction , on laisse à main droite

le village ruiné de Robca, où l'on remarque les gestes d'une enceinte. On fait route à 1 est-sud-est, en traversant un bois de chênes valloniers; et dans une demihênre on descend au bord de la rivière Kyrtèna , quW passe dix niinutes plus bas sur un pont (jui n*a qu'une seule arche. 11 est probable que celte rivière est le Kélados des anciens, et que les ruines appelées Larda sont celles de Thisoas. Ceci n'est qu'une conjecture , mais il me semble que la rivière de Béleta, qui conflue à un quart de lieue plus loin dans un vallon triangulaire avec celle de K.yrtèna,est le Naphilos des anciens. Béleta est un village situé, ainsi que Tacropole de Larda , sur une hauteur; mais il paraît que celle-ci eut une ville basse , si on en juge par quelques ruines disséminées dans la plaine. Cette jcontrée est maintenant dédiée à la Vierge de Kyrtèna, à qui on a bâti une chapelle au voisinage d luie fontaine ombragée d'un platane; on l'appelle Panagia-Kyrtèna.

A partir de cette station le chemin devient mauvais, et on se rapproche de FAlphée, qu'on côtoie en prolongeant des rochers escarpés, pendant lespace de cinq milles» distance à laquelle le sentier tourne à droite. On se trouve au bord d'une rivière encaissée, et on revient à gauche jusqu'au village de Drogomaiio, oii l'on voit une quantité considérable de ru mes. A un mille de ce hameau, on monte un contrefort qui se termine à'

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