‹ Voyage de la GrèceChapitre 176 sur 224 · LIVRE XVII, CUAPITIIE II. 5l I · texte numérisé non relu

LIVRE XVII, CUAPITIIE II. 5l I

réglise de Saint Athanase. Quinze minutes au- delà , on remarque une mosquée ruinée, une fontaine , et des

débris de constructions modernes. A un demi -quart de lieue de distance ou voit une chapelle bâtie sur une éminence; un mille plus loin on arrive au pont de Caritène, sous une arche duquel on a construit une chapelle , et dans vingt minutes ou monte au bazar de cette ville.

Les gens du pays comptent trois lieues et demie de Caritène à Stemnitza ; quatre à Dimitzana ; quatre à Dystèiia^ dix à Kerpéni; sept à Yitina, et huit à Tripolitza ; ces distances sont cotées au pas de caravane.

a En partant de Caritène, dit M. Dîdot, après avoir fait route au N. E. pendant deux heures , nous arrivâmes en vue de Dimitzana, bourgade située à peu de distance au N.N. O., qui possède maintenant une école grecque et une bibliothèque. Je relevai è l'orient le gros village de Stemnitza, et six Heues après dans la partie àeHO, S. O. de Caritène, la ville de Phanari^ qui est peu éloignée d'Ândritzéna. En poursuivant notre route, nous aperçûmes bientôt h» monastère d Astycolos, et au bout d'une lieue de marche, nous nous arrêtâmes aux cabanes d'Ampelos. Nous nous trouvions presque au pied de Tenceinte cyclopéenne de Gorthys , dont la projection se déploie à l'orient. J'y vis plusieurs tours bâties en polygone y pareilles aux constructions du Pnyx et de Mycènes, et je mesurai un pan de mur bien conservé , qui a soixante-quatre pas de longueur.

u Toujours pressés par le temps, il fallut quitter Gorthys pour continuer notre route dans la direction du N. O.; et après avoir descendu le lit d*un torrent desséché ^ nous arrivâmes à Englinova, où des sources

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ahondauteB forment une ri.vièl^e nommée Képfaalom qui conflue avec TAlphée. Les paysans nous apprirent qu'il existait des ruines et des marbres sur une montagne voisine appelée Troupaù^ que j'invite les voyageurs à visiter.

«En prolongeant l'Alplue par sa rive droite, jVus occasion de remarquer que les eaux ont une teinte nébuleuse, et qu'elles sont par conséquent bien différentes de celles dé l'Enrôlas , que ie^r limpidité fait paraître d*un vert diapiiane.

« Le costume des femmes arcadiennes, qui sont en général grandes et belles, me parut très-favorable à la peinture, surtout par la manière d'ajuster leur voile, qui ieur sert en même temps de coiffure. Je fus égalenient.fmppé de la beauté des paysages, qui offrent nn contraste frappant avec tFaridité des coteaux de la Tégéalide. Malgré cela , je ne vis au milieu des terrains cultivés que de misérables huttes en paille, les habitants étant accoutumés de se retirer dans les mont a g nés, pour éviter le logement des Turcs et des Albanais, qu ils sont tenus d héberger eu qualité degens de guerre. Ainsi les cultivateurs ne peuvent setablir au eein des campagnes fertilisées de leurs sueurs? Us vivent loin des bocages où reposent les cendres de leurs ancêtres; et si , comme aux siècles antiques , ils souhaitent de finir leur existenee aux lieux qui les ont vus naître,

.... O quam molliter ossa quiescant!

ce. n'est plus parce qu^en Arcadie les fleurs ornent les tombeaux, mais .parce qu'ils sont le seul asile ou tt

peuple de pasteurs soit entièrement à 1 abri de l'oppi ession. .Une* année de disette ajoutait à leiu^ souffrances

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