‹ Voyage de la GrèceChapitre 184 sur 224 · XV. Joseph · texte numérisé non relu

XV. Joseph

Oriens Christianus.

la bizarrerie de ses institutions , a rendu son nom iittmortel autant que celui de Rome même, la maîtresse

de Funivers. C'est là que ion voyait avec étonnement la simplicité des mœurs et des vêtements, la frugalité , les stratagèmes, les larcins et l'interdiction des arts capables d'amortir la bravoure; Ici , l'amour prenslit le caractère d'une conquête; il fallait attaquer pour posséder une Lacedémonienne, et le mariage était une ruse de guerre. La voix de la religion prescrivait à tous l'amour des combats; les devoirs communs étaient ceux du soldat; la discipliiie, la police, les parents, la famille et la patrie se trouvaient dans les camps dont Sparte était le quartier*général , le sanctuaire, et le boulevard.

La ruine principale à laquelle on reconnaît la position de Sparte 4 est le théâtre qui , comme presque tous ceux de la Grèce , a été creuse en demi-cercle dans la dernière des collines sur lesquelles la ville et ses monuments étaient construits. Du haut de cette eminence j'eus, dit M. Didot ^ une très-belle vue de la plaine bordée à l'occident par la chaîne du Taygète, et à l'orient par la ligne des monts Meneliaons ; ils enferment au loin cette vallée en s'abaissant au midi. Je parcourus le terrain décrit par Polybe, oii l'on voit si peu de ruines, que sans l'immuable aspect des montai^nes et de l'Eurotas , le voyageur douterait s'il est sur les lieux qu'occupait la fameuse ville de Lacédémone. Une cavité, située du coté de l'Eurotas , fut peut - être l'emplacement du stade; et tout ce qu'on peut conjecturer, c'est que Sparte était bâtie au penchant de cinq émi** nences sur l'une desquelles on a trouvé les débris d'un temple d'ordre dorique.

3i on s'en rapportait à ce qu'écrivait i^ourmout au

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