LIVRE XVfl, CHAPITBe IV
« les Spartiates oublient un moment leur valeur , mais « cet instant fut court: Les hommes, les vieillards , les « enfants sont armés ; les femmes , qui venaient de
« remplir la ville de leurs cris, enflamtniiii le courage « de ses delenseurs. Agésilas, Archidauios., Isidas, font « des efforts inouïs de valeur. L'Eurotas lui-même , « grossi par la fonte des neiges, tel qu'un nouveau Sca- « mandre, seiiibk> se gonfler à dessein pour tlisputer le a passage aux Thebains et les repousser. £,paminondas, m forcé de céder , recule et s'éloigne. Il revient Tannée «c d'après ! Voilà l'endroit où il passa le fleuve, suivi de « soixante-dix luille combattants guidés par la victoire. « Sparte est en proie à Tanarchie , affaiblie , consterc née, et Agésilasâgé de quatre-vingts ans. TjCS premiers «r postes sont perdus , les mécontents se sont emparés « d'un temple; Agësilas, immobile, tient les yeux fixés « surEpaminondas, qu'il admire comme un liéros. Non «rmoins grand que celui qui l'étonnait, je crois voir « le sentier par où ce vieux roi alla seul et sans armes •t au-devant des révoltis, le lieu où il les réunit, et où « tous s'opposèrent à Tennemi. Mais voilà le défilé par « lequel Épaminondas reprit la route de Mantinée , oii « son heure suprême l'attendait Une ville sans muet railles, avec six à huit mille soldats vacillants sous le' « bouclier, commandés par un vieillard, encouragés par « des femmes , résister à Épaminondas et à soixante-
« dix mille Thébains Et cet événement s'est passé
« près de Mistra ! Je confonds dans ce moment les grands tt noms de Thèbes, de Sparte, d'Agésilas, d'Epamiff nondas; et je ne puis m'empecher de penser combien ff auprès d'eux nous sommes petits, combien nos b^-
55o VOYAGE DR LA GRÂCE.
a tailles sont barbàKés et nbs vtctôiites ItwriiilwntUii >
I.r (loi naine dc^T^acédéinone fîmsiait, dans le rleuxième siècle y à peu tlistaace au-dessous d'Amyciée, iVoh Ton compte six lieues et demie de éoMÎilm^jûà^fi^^UÊ^ bouichtire de l^tirràtas/L'élttpereur Aiigltt^ franchi Je la domination de Sparte la partie inférieure de cette vallée, ainsi que les deùJL |^raads promontoires qui enYeloppenft le golfe éë Làcdftié'4lf>«brtÉÉMil^ l'occident ; on appela à cause de cela Eleuthéro-Laco^ nie la contrée connue de nos jours sous le nom 4^ Magné, que nous allons décrire. * -'^ ^ '