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LIVRE XVIl, CHAPITRE V. 55l

préémiiienoe aux aulm états de la Uellade. Elle était restée autonam^j ou gouvernée par ses lois(i), jusqu'au temps oîi Rome , voulant asservir la Grèce ,

ne trouva ])as de moyen plus propre à établir sa tyrannie que le présent de la liberté, accordé par T. Quintius aux Hellènes lors de laicélétuatiou des jieux isthmîques (2). Il organisait par ce moyen une tutelle politique, et la conduite que le libérateur des Hellènes tint dans la guerre contre Nabis , tyran deiiacédémone, fit voir qu'il s'inqutétfiit moins de maintenir ja tranquillité que de chercher des prétextes plausibles de retirer les institutions libérales accordées au nom du peuple xoi. Il ny avait cependant encore qu'oppression par des moyens diplomatiques semblables à ceux qui, dans le siècle dernier, précédèrent le démembrement impie de la Poloçi^e , et ce uu fut qu'après la ruine de la liberté dans ilon)e qu'elle expira aux bords de l'furotas.

C'est sous la dictature de César, époque de Ta* néantlssemcnL des formes républicaines (!V), que les sujets de Lacédémone, et notamment les lliiotes, qui s'étaient donnés les .premiers aux Romains, furent qualifiéji é^EleuÛtéro-Lacans , ou Laoidémoniens

sacanU s'ils ne voulaient pas le recevoir dans leur ville? OÏK, NON. Et comme il insistait, lorsque Denys le tyran, dc'ponillé du pouvoir souverain , était réduit à tenir les petites « cuU-s à Corinthe, ils répondirent à Philippe par ces trois mots : AIONYSIO^ EN EOPINea; DENYS A CORINTUË.

(i) Strab., I. VIU» p. 365.

(a) 196 av. J. C.

(3) i5 février, 44 ans av. J. G*

Digitizod by Gvj. '^.v.

francs y et reçurent une forme de gouvernement particulier (i). Les villes qu'ils occupaient, suivant Pau-

sanias, étaient au nombre de dix-huit. II place au premier rang Gythium , fondée de concert et à frais communs par Hercule et par Apollon ; ce qui faisait que les habitants ne reconnaissaient aucun mortel pour auteur de leur origine. Il se contente ensuite de nommer Égies , située vers la mer, Teuthrone, I^as et Pyrrhique; d'un autre coté, poursuit-il, vous trouvez près du capTénare Cénépolis > Œtylos , Leuctres , Thalamce, Alagonie et Gérénie ; sur le bord de la mer, au-delà de Gythium , vous avez Asope, Acries, Bôée, Zarax, Ëpidaure, autrement nommée Limera, Brasies, Géronthre et Maries : c'est tout ce qui reste aux £leuthëro-Lacons, car autrefois ils avaient vingt-quatre villes florissantes (a).

Dans la juridiction spéciale sous laquelle Auguste avait rangé les Eleuthéro- Laçons, ils se tro^^alcnt aux Lacédémoniens ce que les Grisons sont aux Suisses , et il ne âiudrait pas en conclure qu'ils étaient beaucoup plus civilisés qu'ils ne le sont maintenant. Isocrate, qui contestait aux Spartiates la gloire, non-seulement de cultiver les lettres, mais le mérite de connaître la grammaire (3), donne lieu de croire que l'ignorance devait être plus grossière dans les contrées éloignées de la capitale. Malgré cela il en était probablement de cette assertion comme du reproche fait aux Turcs d'être illettrés , quoiqu'il y ait chez eux des collèges et quel*

(s) Strab. , lib. Vni , p. 366.

(s) Paus. , lib. ni, c. ai.

(3) Isocrat. Panathen. p. 276 ^O*

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