II
La popolatJoa da Magne y qui ««t d*aDv!rcMa<|aaraata mille auett trcm* ve-t-e11e 5ur son territolra le* grains,
I i^stiaux, le vin ponrsn consomluaiion? d'où tire^t-elle ceux de ces article* qni loi toanquent en partie oa en totalité ?
Dana nne année , combien *e conaomme-t-il dans le Magne de café et de ancre ? d'on le» tîte-lHon ?
SI nn eomptoir fraoçaia, établi
dans le Magne, vendait ces aitîcl»'i moins ch««r qn ils ne ic sont actuei»
ieiueui, îa con^ouiuiaiioa euaera^ elle plu oopaidérable?
Quelles sont le» étoffes , les toiles que les gens du coniman et ies {>ens aiaéa emploient i lears Téteoieiit» ?
Qnelîes sont celles qui se fabriquent dans le Magne ? Quelle est à pen près
quantité de chaque espèce qu'on tire de l*étranger, et quelle est la nation qni lea Importe ?
Quelle quantité de fhaiU, pistolets, sabres, candgiars, poodre,
plomb, ponrfail-on vendre annuellement au Magne ? Quelle est la nation qoi fonrnit eea articles?
A l'égard des exportations, je déaîre savoir le poids d'un baril d'iiuile et à pea prés les quantités
Mipome de Zanetaki^ tmeien du il4Mgne,
MOHSIBOB y
Ayant lu et relu avec la plus sérieuse attention les uouvellas questions qne vous m'aves fiiites , poar pouvoir y répondre trèspexacteiucnt, i! ne faucJrnît pas moins que les loinicres d'nn négociant expérimenté qni , pendant nn long espace de temps , se serait occupé des afiaires commensales du Mag^nc. Je me snî*altacbé à iiulrre hci upuleusement la vérité : c'est pourquoi je ue pnis me compromettre par des réponses faites «n hasard. Ce què je pids bien
assurer est :
I " Que le caractère des Maniate»
i»l celui de tout peuple non encore éclairé par les rapports du con^ njerce. Ce penchant à la piraterie , qu'on leur reproche, n'est point ne avec eux. Privés des arts et des moyens de pouvoir se procurer les commodités de la vie, rintérét, d souvent une nécessité inn^f-nte, les ])orto à recourir à des moycus'ilUcites pour suppléer au manque des commodités , des richesses , on an pur nécessaire. Un Mauiatc qni a ses besoins ne cherche point la fortone par des moyens illicites.On accueille, on aime l'étranger dont les relations portent qnelque utilité : telle est l'origine de I nn^tié des Maniâtes pour les Vénitiens, qni la cnltivent facilement, et la dépense n'est paa considérable. Les vaisseaux véniliéos qni se montrent de temps en temps an Maffne , sonvent même le capitan délie Navi (amiral), accueille avec égards le BIhniàte qni se rend i «on bord. Les primats du Magne, outre des politesses et des amitiés distinguées, reçoivent souvent uti petit présent qui , quoique de peu de
.valeur, ne laisse pas cependant d*ex-
Livns XVII,
lie vermillon , cire^ ootOOf uiMly «nuée commuDe ?
GomiM H y a aa Magae d«» troii* peaux de moatoiui, combien de laine donnenuils année commnne^