‹ Voyage de la GrèceChapitre 199 sur 224 · IX · texte numérisé non relu

IX

Quel bénéfice trouverait le négo* ciaut qui avancerait sou argent, ou des luarchaudi&es pour l'accapareinent de» pradoctiona ?

Y a-t il au Mitgne des bois de construction navale , et des charpeatiera cepebles de feice dea bâti-

meuts pour tenir la haute mer ?

Avec ces bâtiments les Maniatea font-iU quelque commerce ?

Il u't'<f que lff>]> rnnrin qne les Maniâtes s« Uvreut a la |)ir:iterie; de quels bâtiments se serveut-iU, et qaeb moyens fondrait- il employer pour les en empêcher ? Le précé* ilfîii liey avaîi-il ;'i cet effet quelque gaiiote ou felouque? Celui qui le fomplaee en a*t-U ?

CHAFiTKt V.

vhev letir recooHaissance. Le jiax iliuu véuitieu , le seul de la citrétieniu qni Irëqneute les porta dn Magne, doit naturellement y être bien reçu.

La rivalité de^ Vénitiens n'est point on obstacle invincible, Les Maniâtes trouvant des avantages majeurs avec les Français plus qa*avec lea Yéni* tiens , abandoitaeRmt bientôt ee»

derniers pour s'attacher aux pi*-micra. La sincérité, les bonnes manières des Francaiii, ;i.iiJut'ioni /«cilement rinclinaiîon et le cœnr des Maniâtes. Si les fêtes des vaisseaux de guerre des Vénitiens sont capables de produire quelque bon effet, «ombien plas ne doit-on pas espérer des yaîsseaux de guerre du roi de î'r.iTicf ;^ Outre cela, le Maiiialc règle 5a conduite sur l'exeiupie elles ordre» de ses commandants, et ceiucoi a'ont point d'antre gnide qne la volonté du bey.

v,^ Si un vice -consul, nommé par le consul général vénitien dans >.

le Péloponèse , est considéré et respecté au Magne, combien plus le sern un officier décoré d'une patente de son propre souverain , et appuyé d'un lirmàn du graud-se£> gneuT des Ottomans ?

Tous m*aTez, monsieur , inspiré la confiance la plus entière ; c'est pourquoi je me décide à n.'ouvrir i vons sana réserve. He fiimille (et ee récit ne participe en rien de la vanîté"^ s'«-st loiijoors maintenue décorée de diiïérentes dignités dans le Magne , sa patrie , et surtout du temps du général Morosini, qni honora Jean Contouphari , un de mes parents , de l'ordre de la chevalerie.

Ma tamilie posséda eu comté trois villagea dn edté de Galamate , et pla-i aîenrs moulins an Magne. Les deni; Hru)rins du grand-seignenr font voir le puste que j'ai occupé, nies maU heurs sont Toeavre de l'iutrigue.

Signé f Z^im-iiXY KuuxouraAat, Zante, 6 «vriJ fjÈi.

VOYAGB I>E LA GRECE.

Xei était l'état du Magne en 1785 el les documents qu'on avait sur cette partie de la Moree, lorsque deuii ans après LambrosCatzoni, Béotien, auquel il n'a manqué qu'une occasion propice pour devenir Témule de Canaris, dont il fut le précurseur, se fit couronner roi de Sparte à Porto^QuagUo dans r£leuthéro-Lacome. Déclarant ensuite, la guerre au sultan, ses vaisseaux ne tardèrent pas à courir TArcliipel , et mieux conseillé il aurait réussi à réunir assez de Grecs pour réaliser les prodiges qui s'opèrent de nos jours. Un fils, né d'une femme grecque qu'il avait épousée à Céos, reçut le nom de Lycurgue, de son parrain An- ■ driscos, père d'Odyssée , héros malheureux de la Hellade moderne* Mais Lambros insulta le pavillon de France..., et le 17 juin 1792, la frégate la Modeste, commandée par le major de vaisseau Venel, mit ûn au règne éphémère de cet intrépide marin.

Cinq ans après , en 17979 Dimo et StephanopoK,, grecs natifs de la colonie des Eleuthéro-Lacons établis en Corse, envoyés par le général en chef de l'armée d'Italie, abordèrent au Mague, afin d'examiner les rapports que les Français, devenus possesseurs des îles Ioniennes, pourraient établir dans cette contrée. Ils y trouvèrent des passions et des haines invétérées qui divisaient les familles patriciennes, et rien en fitveur de 1^ liberté.

Page 1