‹ Voyage de la GrèceChapitre 38 sur 224 · LIVAE XIII, CHAPITRE TI. I · texte numérisé non relu

LIVAE XIII, CHAPITRE TI. I

par Daphné. Les habitants d'Orope , s écrie un poète comique, soiU des exac leurs ^ des hommes rapaces; (fiune mamaise fin leur arrive {i)^ Sa situation à quelques milles de la mer et sa position en firent un objet de contestation entre les Béotiens et les Athénieiis auxquels Philippe adjugea son territoire, après lear avoir ravi la liberté, qui était leur plus bel apanage. Des inscriptions prouvent que le village de liopo occupe remplacement d'Orope. Cependant le récit de Pausanias porterait à croire que ce clènif s'eU ndait beaucoup plus à Torient, puisqu'il ne place quà douze stades le temple d^Âmphiaraus , qui était b&tt au bord de la incr. Quant au lieu où ce propbète fut englouti avec soa char dans un gouf&e qui s'ouvrit sous ses pas, cet auteur n*en sait guëres plus que les voyageurs, et le lieu appelé Harma peut être placé paitout où ion voudra* Pour ce qui est de la source d'Amphiaraus , dont l'eau ne servait ni aux lustrations, ni aux sacrir fices, mais à la guérison des maladies, on la connaît encore; mais, comme la fontaine Salus de Patras, elle est sans aucune efficacité , et dépourvue des prestiges qui firent sa célébrité. On y retrouverait probablement quelques-unes des pièces de monnaie d'or ou d'argent, (car elles devaient être de Tun ou de l'autre de ces mé* laux), qu'on jetait dans son urne pour obtenu- une réponse de l'oracle , quoique la cupidité ne les y laissât pas en dépôt. Quant à l'établissement magnétique , où

(i) Voici les vers attribués au poète comique Xénon :

Ap. Dicaearch.

lo8 VOYAGK Dli LA GR^tCE.

Ton apprenait par des [songes lucides à se guérir des maux auxquels on cherche des remèdes en dehors des

moyens curatifs Je la médecine, il n'en existe plus ni traces ni souvenirs(i). C'est un mille et demi au levant de Ropo , près de Tembouchure de l'Asope , qu'on voit deux petites baies, dont Tune était probablement le port sacré ^ près duquel on a bâti uné humble chapelle. A vingt*cinq minutes de là, on trouve une source encaissée comme uu puits ^ dans laquelle on pourrait faire les recherches que j'ai indiquées, si Ton parvenait à la sécher; d'anciens blocs de pierre et les débris d'un édifice ne permettent pas de douter que ce ne soit le temple d'Amphiaraus.

Cinquante-cinq minutes au S. £• de ces ruines, on arrive à Calamas, après avoir traversé une rivière encaissée, oii un paysagiste devrait s'arrêter pour dessiner la vue des châteaux de Négrepont et des belles montagnes de l'Eubée. Calamas, Marcopoli et Boiati, situés à l'occident, sont les principaux et presque les seuls villages de cette contrée, qui est toujours fréquentée par nn grand nombre de pasteurs et de chevriers. On entre dans les ressauts du Mangliovouni, et dans deux heures et un quart de marche, on arrive au hameau de Capaiidriti , d'où l'on compte cinq milles jusqu'à Marathon.

Cette plaine d'éternelle mémoire, célébrée par les poètes et par les historiens, décrite par les géographes, mesurée par une foule de voyageurs , cette plaine dont nous possédons des cartes, des vues et des plans, n'offre qu'une scène de tumulus et de tombeaux. Ma tous en lo

(i) Pans« Att. lib. I > c. M^.

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