‹ Voyage de la GrèceChapitre 39 sur 224 · LIVRE XIII, CHAPITRE Y I. IDC · texte numérisé non relu

LIVRE XIII, CHAPITRE Y I. IDC

Marathoni^ par les mânes de ceux qui sont morts à Marathon l Au souvenir de ce sennent tant de fois répété à là tribune aux harangues et dans Athènes, qui de nous n'a pas invoqué le réveil des Hellènes? C est ici que douze mille Grecs , chantant de^ hymnes sacrés, apparurent subitement aux Perses. On croit assister à cet entretieu où Miltiade dît à Callimaque d'Aphidnée : « U dépend de vous seul de rendre « Athènes esclave , ou de la maintenir libre, tout re- « pose sur votre suffrage. » Il est donné ce suffrage; Callimaque cède le commandement à Miltiade. ici, l'armée, divisée par tribus, est rangée en bataille, les entrailles des victimes sont favorables, les Athéniens s'élancent au pas de charge; on les voit, on les suit, ils ont franchi les huit stades qui les séparaient des Barbares étonnés comment un si petit nombre d'hoimnes dépourvus de cavalerie et d'archers osent affronter leurs masses. Le combat commence, les Grecs vainqueurs sur les ailes de Tarinte ennemie sont enfoncés au centre par les Perses , qui s'avancent jusqu'en vue d'Athènes. Un cri se fait entendre, les génies protecteurs de la Hellade apparaissent; les Perses craignant d'être coupés prennent la fuite , ils montent sur leurs vaisseaux: voici la plage sur laquelle ils s'embarquèrent. Étrangers , saluez ces tombeaux ! Ici reposent le polémarque Callimaque, Stesilée fils de Thrasyiée; Cynégyre fils d'Ëuphorion! Ces tumulus l'ecouvrent les ossements de six mille quatre cents Perses tombés sous le fer des vainqueurs ; suspendez une couronne de laurier auPolyandrion des cent quatre-vingt-douze enfants d'Athènes (jui versèrent leur sang pour la patrie. . . . et fassent les dieux que tout soit heureux à la fois

et pour les Athéniens et pour les Plaiéens ( i ).

De Marathon à Athènes la distance est de douze milles à vol d oiseau (îi). Le compas échappe de mes maips , j*ai prononcé le nom de Marathon ! Puissent les Grecs, brisant leurs chaînes, s'écrier : « Ma tous a en to Marathoniy guerre aux Mèdes, guerre aux « Turcs, guerre à nos oppresseurs, et que la victoire ou « le tombeau nous séparent à jamais des Mahométans. »

Page 1