‹ Voyage de la GrèceChapitre 44 sur 224 · LIVRE XIII, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE XIII, CHAPITRE VII

thymbra). Les rhapsodes <!t les enfants chantent Thi-

rondelle à la preiuicre pousse des fleurs du grenadier, et TAttique parfumée sembie renaître dans une jeunesse Doutelle. M* Fauvel mWura qu'il n'était tombé dans l'Attique que neuf pouces d'eau pendant l'annle'lSiS^ et malgré cela les moissons étaient venues à bien, à cause des rosées et de la fraîcheur ordinaire dtes niiits; Nous parlâmes de Tagriculture, de la ferme des charrues, du commerce et des îles qui dépendaient autrefois de l'Attique. En récapitulant les ports de l'Attique, nous conviâmes que l'attérage de Marathon est le point de Jiibarquertient le plus convenable pour envahir cette province. Dans quatre ou cinq' heures de marche on est soas les murs d*Athènes , et , en se portant sur le Pirée, • où une armée navale ennemie serait en force, on pourrait avec quelques obusiers l'obliger à se retirer. Voilà la côte faible de cette contrée dont l'Eubée sel«it le boulevard, si les Grecs parvenaient à Lnser leurs entraves et à remonter au rang des nations.

Au milieu des champs, dans les mursdes églises et des cabanes, sur les rocliers, ou trouve des inscriptions, dont quelques-unes, que je crois inédites, figureront à la fin de ce chapitre. Quant aux médailles, dont je ne .pus me procurer qu'un petit nombre, je publie ici celles qui sont les moins connues (i).

(1} Fumi ces médailles , je regarde les suivantes comme les noins connues.

Bronze. Tête de Pallas , à droite.

H. iQiS Ct âne de bœuf vu de lace, orné de bandelettes, eu Ue deux braîir lios d'olivier.

Bronze. Tète de Pailas, à droite.

laa VOYAGE DE LA GRÈCE.

Le moment de quitter Athènes approchant, je pris

soigneusement les dernières instructions de mon hote, afin de rechercher ce qu il y avait de plus intéressant à observer en parcourant le territoire d'Éleusis, la Méga* ride et l'isthme de Corinthe , que je devais traverser pou r rentrer dans la Morée. Gomme j avais parlé à M. Fauvel de Tespoir que j'avais de retourner bientôt en France , il m'engagea à ne rien laisser derrière moi. «Vous devez «( compte aux savants, » me rëpéta-t-il plusieurs fois, a de tt toutes vos. démarches dans la terre classique. » Enfin, à l'instant de nous quitter, notre dernier entretien ayant roulé sur la peinture, il ajouta: « N'oubliez pas « surtout , en passant à Daphné, de cueillir une branche «f de laurier pour l'A pelle de la moderne Athènes. Vous » la remettrez , de la part de son vieil admirateur , à l'auteur de Bélisaire et de Psyché : « je ne connais de lui que « ces deux beaux tableaux ; mais sa verve et son pinceau tf promettaient d'autres chefs - d'œuvre à notre patrie «c quand je quittai Paris (i)« »

R. A. . . . Jupiter mi , Lounic à choiLe, tenant la foudic dans la main droite vi rte ndant la gauche.

Dans le champ à droite , V Acrostitium , ou proue de vaiss^^aii. Sronze» Téte de Pallas , à droite.

R* AeHNAiaN» l'acropole; au sommet, le temple de Minerve; sa statue au haut de l'escalier qui y conduit; et au bas laca* vemc de Pan.

(i) L'attente de M. Fauvel a été remplie : les tableaux des

trois âges , de la bataille d*AiisterUtz , et l'entrée d'Henri IV dans Paris, oat mis le eomble à la gloire de M. Gérard, sans être le terme de sa brillante carrière.

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