‹ Voyage de la GrèceChapitre 57 sur 224 · LIVRE xui, chapithe IX. i6i · texte numérisé non relu

LIVRE xui, chapithe IX. i6i

avec utie statue de bronze de Diane protectrice, érigée

en mémoire de la prétendue défaite miraculeuse des Perses à l'entrée de l'isthme, qui , sans Ja victoire de Salamine, ne les aurait pas empêchés de s'emparer du Péloponèse.

Les théologiens étaient sujets à varier dans le dogme; le même auteur nous dit qu'on montrait à Mégare im Jupiter , portant sur la tète les heures et les parques, pour signifier que les destinées lui étaient soumises, tandis que Fécole d'Homère déclare positivement que ce dieu fut toujours subordonné au destin. Ou pourrait conjecturer de là que Pausanias était de quelque secte particulière ; car Lucien , qui vivait à peu près de son temps , parle du fiitalisme comme le ferait un musulman. Mégare était, au demeurant, ornée de tant de monuments et de simulacres, qu'on pouvait la regarder comme une succursale d^Athènes. On y voyait un bois et un temple de Jupiler olympien, des édifices consacrés à Bac4:hus Nycteiios, à Vénus Ëpistro* phe, à Cérès, à Jupiter poudreux; des statues érigées à Ësculape et à Hygie; les tombeaux d'Alcmène, de Hyilus, et un temple élevé à Diane et h Apollon par Alcathous, en action de grâces de ce qu'il avoit tué le lion du mont Citheron. Nous énumérons ces monuments afin de prévenir le voyageur que Mégare est un des débris de la Grèce où Ton trouve de nos jours le plus grand nombre d'antiquités i ),

Les auteurs grecs (a) font connaître l'histoire de Mé-

(i) Pausan. Att. lib. c« 39, 40» V' 9 43 > 44- (!à)Herodot. VIU, p. 4^» 1X> < et a8, Tfa»cyd. Hist. I, §7, io3; Polyb, Hîsl. II, c. 43; Exccrpi, de Virt. et V. II

l6a VOYACK DE LA CR^XE..

gare, qui, suivant Stnibon, nprès avoir éprouvé bien àe^

vicissitudes, iie laissait pas de subsister de son temps ( i ). Dion Chrysostôme la place à uue journée de marche d*Athènes (ti) , et Prooope à deux cent dix stades (3). Il est probable qu'elle reçut Tevangile d'assez bonne heure; cependant on ne parle de ses évt^ques que vers l'époque du concile de Sardiqiie (4). Us s y perpétuèrent jusqu'en i3o3, temps où llunu counnenra à nommer à ce siège , dont elle a fait un évéché in partibuSj sous le titre de Mégare en Macédoine^ comme on le voit dans un acte du pape Benoît XIII, de 1 année 17^7*9 quoiqu'il ne fut plus permis alors à personne d'ignorer que la Méga ride et la Macédoine étaient deux provinces aussi distinctes que la Basse-Bretagne et lu

Vîlm. Log. XX; Tit.-Liv. Hist. XXVIII, 7; XXXI, 29.; Plin. lib. IV, 7 ; Ptoleiii. III , r. i5; Scylax Msyapa. Palmor. £xerciL ad Paus. Attic. p. 36o ; Ceiiar. Ul% Geogr. Amii}. L II » €. i3, p. 1 167; Orteil. Thes* Geogr.

(i) Strab. lib. IX, p. 393. Elle avait été détruite par les Cré-*

tois et restaurée parAlcathous* Elle fut ravagée dans ta suite par Dt''métriu5 et par les Romains aux ordres de Q. Metellus, par Alaric et cuiin par les Vénitiens en 1687.

Orat. VI.

(3) De belle Vandalic. lib. I, c. i, p. 177. edit. Paris.

(4) Épéq»€$ grecs de lUégare.

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