LIVRE XIV, CHAPITRE III. lOT
rieîère des belles femines et descoarsien généreux (i),
qui se glorifiait d'avoir t u pour princes PhtMonée, Pélasgus (2) , Jason , Agénor et le puissant Agameœuon, est réduite au rang obseur de chef-lieu de canton. £lle liait frappée de caducité, au point de ne pouvoir suffire à l'entretien de ses édifices publics et aux frais des jeux Isthmiques dès le temps de Tempefeur Julien (3) ; et, depuis cette époque, sa décadence augmenta avec les révolutions qui désolèrent la Grèce. Cependant l'auteor anon^rme du poème de la guerre des Français dans la Morce parie d'Argos comme d'ui^e ville pareille à un camp couvert de tentes, située en plaine au pied d'une montagne couronnée par une forteresse (4)* Elle déchut donc rapidement, car elle ne présentait plus qu'un squelette lorsqu'elle devint Tapanage de Théodore, frère d'Emmanuel, empereur d'Orient, qui la céda à Venise (5). Bavagée par Bajazel, ce dévastateur en enleva, au rapport d'un historien porté à Texagération, trente mille captifs, dont il forma des colonies dans l Asie - Mineure (6). £nfin étant retombée, par
(i)i/iai£.,iib.III,v.75.
(d) Odyss.^ lib. XVIII, v. Eusuah. ad Iliad,,\ïb. III, v. 75.
(3) Jul., epist. XXY.
(4) Tb xacpov tlvot iîç êouv^hv iroXXà âvaçtpOfUvn
(5) Ce prince, considérant qu*il ne pourrait pas résister aux Turcs, vendit aux \ Liiuiens Argos, qui leur fut enlevée par uu mahométan nommé Jacoub.
Ckxjsws f Jnnotat, m T/ieodos, epist» ^ p. loa.
(6) Pbranza , lib. I, c« 29.
VOYAGB 0B LA GaitOS.
suite d^m héritage particulier, à Marie d'Eiighien , qui la résilia aux Vénitiens (i), ceux-ci se la vueul bientôt arracher pour jamais par les Mahométans*
Le nom d'Ar^os, mêlé à tous les événements de lliistoire , prit rang dans les annales deTÉgiise au tem^où saint Périgines, son premier évéque, combattit les sectaires qui prétendaient que Seth était le Christ ou Messie. Son siège est compté dans ia notice de Uiéroclès comme le cinquantième de la Uellade, et dans celle de Léonle-Sage, c'est le second épiscopat saffragant de Coriiitbe. Pendant l'occupation du Péiopon^ par les francs, Rome y introduisit des évéques latins, qui disparurent loi6(£ue les Turcs eu restèrent possesseurs (a).
(i) Argos et Nauplie furent de nouveau vcadus, suivant le rapport de Théodore Zygomalas, aux Vénitiens par udc Fraaçaise appelée Maria, veiiTe de Pierre Gomaro* BfHsf, de Ctmseata.penaii, et dadib, , cîtati a Cnisio, p. 92 et 9L
(a) Évéques Grecs iTjirgos,
1« Périgènes.
IL Genethlîus au synode de Cp. pour la condamnation d'Eutychès.
IIL Onésime au synode de Chalcédoinc.
IV. Thaïes au synode de la province de Corinthc dans les leures à Léon empereur.
y. Jean au YI^ synode.
y L Théotioie ausynode dePhotius pour sa restaiiratioa.
yiL Pierre, vers 879
yill. Léuii au synode de Cp.