‹ Voyage de la GrèceChapitre 74 sur 224 · LIVRE XIV^ CHAPITRE III. %0*J · texte numérisé non relu

LIVRE XIV^ CHAPITRE III. %0*J

miisîqti6 pt h poésie. Cette particularité fiôus donne

une idée cle ces temps, oii les mœurs étaient telles que les accents d'un poète qui célébrait la irertu étaient le meilleur préservatif contre la fougue des passions. Égisthe ne parvint à corrompre Clytemnestre qu'après avoir assassiné le chantre divin chargé de protéger sa chasteté (i). Là, ajoutait-il, était le tombeau de Danaûs; ici existait Tautei de Jupiter pluvieux; les temples de Junon, d'Anthée et deLatone, se reconnaissent sur la route de Tirynthe , oîi Ton voit encore l'issue souterraine par laquelle les eaux qui inondaient autrefois TArgolide s'écoulèrent dans la mer. 11 commençait à me débiter la généalogie de Phoronée , en citant Pausanias, Méiétius et saint Paul, car saint Paul entre dans tous les narrés des Grecs, lorsque je le priai assez brusquement de se taire (ia).

Il y â de bonnes raisons pour croire que le temple de Junon Acréa était bâti h l'angle oriental du rocher qui s'élève couronné par la citadelle Larissa, à l'end roil oii les chrétiens ont fondé le monastère de Catécliouméni, dédié à la vierge d'Argos, Comme j'étais accablé

(1) Ap. Athen. et Siiid. voc. Àct<i\;.

(2) Mon Grec voyait tout ce qu'il voulait au niiiieu des ruiufis frustes d'Argos. 11 savait aussi où était \e champ voisin de Thèbes oà l'on avait semé les dents du dragon qui s'étaient changées en hommes (Pau8.| lib. IX la pierre que Saturne avait dévorée, et que l'on conservait à Delphes fPaus.^' 1. X ) ; la massue de bois d'olivier plantée près de Trézèiic , et qii» devint un arbre de cette esprce (ju'on faisait voir aux i uriciix ( Paus. , lib. II), eomme on montrait à Sinyrne, du temps de Spon, le bâton de saint Polycarpe planté en terre^ qui était devenu un beau cerisier. Svoa » F^tyoge^ 1. 1 » p. 3o$.

ao8 VOYAGE DE LA GRÈCE.

de fatigue et de soucis, je jugeai à propos d'aller ne reposer au gymnase, afin de converser avec les professeurs. Un d'eujt, plus éclairé que mon guide, devina ce que je cherchais; et il me conduisit dans les maisons oii il existait des inscriptions que je copiai (i).

(i) Dans un bain*

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