‹ Voyage de la GrèceChapitre 82 sur 224 · LIVRE XIV, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE XIV, CHAPITRE IV

comment un Turc, accroupi sur ie môle, avait récemment assassiné, presque sous. ses yeux, un hydriote.

Les circonstances de ce meurtre étaient atroces : le chrétien mesurait du grain , lorsque le janissaire lut commanda de venir allumer sa pipe. — Aussitôt mon sac rempli j seigneur y f obéis, — A ces mots , un coup de pistolet part et Tétend mort sur le pont de sa barque : voilà ton sac rempli^ dît le Tul*c avec un sourire insultant. IjCS camarades de l'homicide crient a/ferim^ brapOy et le reconduisent en triomphe à leur chambrée, où il est regardé comme le vengeur des privilèges de rOrta.

QuHl me soit permis de rdppeler ici les noms de mes compagnons de captivité , Fornier de Montcazal , Calmet de Beauvoisins , et Joie de la Ciotat , lieutenant de vaisseau, avec qui j'abordais alors à Nauplie. La première figure qui nous frappa fut celle d'une espèce de magister, vêtu à la longue, et coiffé d'un chapeau à la Basile , qu'on nous dit être le vice-consul d'Angleterre. Nous refusâmes d'entrer dans le pavillon de la douane où il se trouvait, préférant rester à l'ardeur du soleil plutôt que d'approcher d'un homme attaché au service de lord £lgin , dont il était le stipendié. Un Turc fit un geste pour dire qu'on allait nous trancher la tête, et un coup de pierre bien appliqué que lui lança M. Fornier fut pour nous un succès : il ny a qu'un Français capable de cela, s'écrièrent quelques vieux janissaires : qu'on les respecte^ ce sont nos ioldaches, camarades. Le début était excellent , et notre réputation de palicares de Bonaparte, justifiée par un coup de pierre, nous fit de suite une réputation telle que la soldatesque nous prit sous

aa6 VOYAGE oe la gaàce.

sa protection. Le rooiiMsiit oh nous tSmm présentés à Câssan Bey , gouverneur de Nauplie , chez qui nous rf fusâmes de fiur^ antichambre, notre entrevue avec M. Roussel, consul de France, qui était gardé à vue dans sa ipaison , Taccueil que nous reçûmes d'ua homme aimable, le docteur Çiceini, sont encore présents à mon souvenir : nous nous retrouvions eu France au milieu d'euiL. Je pus sortir ^ajoutr de ma liberté ^t fuire des observations* Ainsi je répéterai ce que j'ai fait Imprimer en iHoT), relativement à cette forteresse, où tout a changé et doit changer, si les plans du colonel Fabvier, défenseur générem des Hellènes , sont suivis.

JfaupUe et la Palamède ou Palamide ont oonserw 1^ noms qu'elles portaient dès la plus haute antiquité, quoique les Turcs et les Francs Fappellent vulgairement Anaplie et Napoli di Bomania. Les inscriptions quW trouve éparses sur des marbres et des pans de niurs(i) prouvent quelle fut successivement occupée par les Grecs et par les Romains. La ville moderne est située au pied du mont Palamède, sur la base da-

(i) Inscription trouvée dans un bain*

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LiVRi: XlV, CHAPITRÉ Iv.

(pel tine pÉriie des maisom s'élèvent par étages. On est surpris ati premiet* coup d'céil de la forte assiette

de cette place ^ surtout lorsquon élève ses regards vers la citadelle, dons les créneaux sont parfois envc" loppés de nuages ) à travers lesquels le canon peut foudroyer la rade ainsi que les approches du mouillage et des plages qui Tenvirotinent*

E[i aboi-dant par nier à Nauplie, on laisse à main gauche , avaut d'entrer dans la darse , le fort de Saint- Théodore ou Bourdsi , Mti stir un écueil isolé. On prétend qu'une double chaîne, parlant de ce rocher, fermait autrefois le port intérieur; niais la chose me semble douteuse, quoique Coronelli ait exprimé cette particularité dans la vue qu'il en a donnée. Le lortin dont Je viens de parler est bâti sur un rocher presque i fleur d'eau : il consiste en une chétive tour^ avec quelques maisons appliquées contre ses murs; et il a'est garni que de quelques pierriers. Ce cliàteau n!est

Stû" un piédeHal,

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près du puits d'une mosquée»

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4 AOXONIIAT

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