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a^8 VOYAGE DE LA CAKCE.
donc aucunement dangereux pour des vaisseaux qui
oseraient se présenter de froDt; car une bordée démolirait cette tourelle ridiculement vantée par les Turcs ^ et la précipiterait au fond de h mer.
Après avoir rangé à bas-bord le fort de Saiat-ïliéodore, on passe sous la volée d^une batterie de douze pièces de trente-six , qui défendent la pointe du continent. A peu de distance de là, on jette l'ancre sur Un fond de vase, on débarque à un quai pavé, et on entre presque aussitôt en ville. Les rues qui se présentent sont larges , belles , spacieuses pour une ville turque « mais tristes et solitaires. Au bout de cinq à six eeuts pas, en montant la principale, on est siupris de trouver un second rempart avec une porte et des embrasures , et en portant les yeux vers le mont Palamède, de voir ses flancs garnis de baUenes disposées par étages, de manière à tirer sur la rade, et dans le coude oii est tracée la chaussée étroite qui donne entrée par terre dans la ville basse.
Naupiie, située dans la partie orientale du golfe d'Argos , sur une langue de terre très-étroite, s*avance dans la mer dans la direction du S. E. au N. O. L'isthme de cette petite presqu'île est occupé par un roc trèshaut et très-escarpé, qui ne laisse qu'un passage étroit pour arriver à la ville. C'est sur ce roc qu*est bati le château de la Palamide; le coté de la langue de terre qui n garde la paHie occidentale du golfe est défendu par un (iu>i uo , au sommet duquel s'élève un château nommé Itchcalehsi , duquel partait comme deux rameaux les murailles qui forment l'enceinte de Naupiie. Un de ces épaulenients se déploie du côté de la mer dans la direction N. O. au S. £., puis va former dans