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En interrogeant les naturels, M. Melville parvint à se rendre comple de la direction et de la distance des huttes où l'on avait recueilli ces documents et fil à la hâle lous ses préparalils pour les visiler. Son premier attelage élait hors de service ; il s'en procura un autre et donna l'ordre de munir les traÿneaux de dix jours de vivres, Lesgens obéissaient de mauvaise grâce, et quand, après avoir surveillé lui-même l'arrimage des paquets, il rentra dans la hutle alin de s'équiper pour la course, ils s'empressèrent de relirer une partie du chargement et de la rapporter au magasin commun. M. Melville avait les pieds en si fâcheux état qu'il ne pouvait plus meltre de mocassins : les femmes de la cabane durent les lui emmailloter de peaux de renne, I partit cependant le 13 et, le soir même, arrivait à Balloch, la hutle d'où provenait la note de M. De Long (distance, lrente-trois milles, I n'v trouva aucun autre vestige de leur séjour : c’est là qu'ils avaient dormi la nuit du 21 septembre. En consultant la copie de leur carte, on verra que Bouloun du nord n'y est point marqué : le capilaine ne pouvait soupconner l'existence d’une stalion d'indigènes comparativement si voisine !
Le matin du 14, M. Melville tourna ses chiens au nord et longea la plage orientale d'un large courant jusqu'à son embouebure dans l'océan Polaire. I suivit le rivage de la mer dans la direction de Fest et finil par arriver au mal de pavillon qui surmontait la « cache » où le capilaine avait fait déposer les objets trop lourds à emporter : livres de bord, chronomèlre, caisse d'instruments, des marmiles, poêles et bouilloires, deux fourneaux, nombre de sacs de nuit, des vicilles hardes dans lesquelles on avait emballé baromètres, sexlant, ele, FF éhargea le tout sur son traineau, même ce qui n'avait pas la moindre valeur, alin de ne point meltre sur une fausse piste ceux qui, de leur côlé, pourraient entreprendre les mémes recherches,
I retourna le soir à Balloch et, le jour suivant, comptait parlir pour Osoktok vingt-cinq milles au sud, la seconde des hulles dont on avait rapporté un papier, mais les vivres élaient épuisés: force lui fut de relourner à Bouloun du nord pour se ravilailler, I se procura deux grands attelages; plus un pelit, de sepl chiens seulement; choisit dans 16 matériel recueilli
la veille tout ce qui offrait quelque intérèt, distribua le reste aux indigènes el, dès qu'une furieuse tempête lui permit de marchér, se mit en route pour Osoktok. Ne trouvant quoi que ce soit dans cette hutte, il s’achemina vers la troisième, celle où M. De Long avait écrit la note dans laquelle il parlait de traverser le fleuve et d'en suivre la rive ouest jusqu’à quelque station. Melville, après avoir couché dans une autre cabane un peu plus habitable, adopta le même plan : il put longer sur la vase le sillon creusé un mois avant par le palin du traineau. Sur cette plage désolée, rien n'élait venu en oblitérer la trace.
M. Melville cherchait maintenant la hutte où Ericksen avait succombé, Le récit de Nindemann était ici son seul guide : il devenait difficile de découvrir un lieu, marqué très distinctement dans le souvenir du marin par le décès de son camarade, mais qui, en réalilé, élait seulement une des nombreuses haltes de leur terrible marche sur la glace et dans la neige. D’après les conjectures de M. Melvilie, cet endroit devait se trouver entre quinze et vingt-cinq milles au sud de celui où le détachement s'élait reposé après le passage du fleuve. Les naturels le conduisirent à une cabane de la rive gauche : ce n’était point celle qu’il cherchait; puis à une autre plus au sud et sur la berge opposée. Là non plus, il ne trouva pas l’épitaphe qu’il savait par Nindemann avoir été taillée sur une planche et placée audessus de la porte.
Il gagna une troisième hutle, Sister-Ganach, où ils se réfugiérent pour la nuit : la tempête soufflait avec rage; la neige élait très profonde; les indigènes ne voulaient pas continuer; ils consentirent enfin à le conduire à une quatrième station, Qu-Vina; mais là, comme dans la précédente, traînaient trop de restes de viande pour qu’on pût supposer qu’une troupe affamée y eût séjourné. On était au samedi soir, 19 novembre. La fureur des bourrasques les obligea à faire halte jusqu’au lundi, où le temps devint comparativement supportable. A partir de ce moment, nous emprunterons les termes mêmes du récit de Melville :
« À trois ou quatre heures du matin nous nous remettons en route, pour suivre la berge du fleuve jusqu'à la hutte Mat-Vaï. lei je retrouve la trace de mon premier parcours. Trente ou trente-deux jours s'étaient écoulés depuis que Nindemann el
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LES PREMIÈRES RECHERCIHES. Ur
reste \ Noros avaient quitté nos camarades sans vivres, presque sans it de a habits : il n’était plus possible de douter qu'ils ne fussent tous i que fs morts de faim et de froid, à moins que, par bonheur, des indicelle \E gènes ne les eussent secourus, auquel cas ils étaient en sûrelé it de * parfaite. Je me décidai donc à retourner à Bouloun. Le temps elque élait fort beau : quarante verstes seulement (43 kilomètres) ne un 3 nous séparaient de Mat-Vaï: j'ordonnai une étape plus longue : sur la ju il ne nous restait, en fait de vivres, que les débris malpropres neau. ramassés dans les hultes, A deux heures de Qu-Vina, mes contrace. ducteurs firent halle pour ouvrir une cache où, dans la belle avait saison, ils avaient placé des os de renne. Hs les chargèrent sur il de- leurs lraincaux, el nous brülâämes Mat-Vaï. ement « A sept heures du soir, nous entrons dans une gorge , Mais abruple par où l’un des courants débouche dans la baie; les tes de bourrasques d'autan nous obligent à camper; impossible de rès les faire marcher les chiens contre le vent : ils se couchent sur ‘entre le sol et hurlent pileusement; on les baltrait à les tuer sans ement qu’ils bougent d'une ligne. Les naturels creusent dans la neige le con- un trou de 4 mètres carrés et profond de 1",20; iis dressent les it celle lraineaux du côté du sud et s'installent dans la fosse, enberge foncés dans leurs sacs. La tempête continue et la nuit, et le savait jour, et la nuit suivante, où le ciel commence à se débrouiller : éc au- la faim me lord les entrailles; les rafales ne me permettaient point d'allumer du feu pour le thé : le gibier déterré par les réfu- indigènes élait lout grouillant de vers. On le coupe en petits neige dés, que nous avalons tels quels; mais mon dégoût est si ; inucr; grand que, cet horrible repas à peine réchauffé dans mon tation, estomac, je le vomis tout entier.
b trop de « A sept heures du matin on prépare les attelages : les deux troupe ki grands véhicules m'accompagnent au sud, le petit s’en reembre. 4 tourne à Bouloun du nord. Il à deux cent cinquante verstes Isqu'au à 270 kilomètres) à faire vers le nord-ouest sans autres provisions À par- :3 que deux poissons séchés pour les chiens, et, pour l’homme, mes du 4 une centaine de grammes de thé. J'en ajoule le chargement ‘3 aux môtres, et nous parlons pour Boulcour, le seul endroit ons en 1 où je puisse allumer du feu. On n’y arrive qu'à onze heures at-Vai. K ou minuit.
nte ou 5 « Pendant cette élape, d’épouvantables rafales poussaient ann el à l'aventure les chiens el les traineaux : ceux-ci sont si peu
solides que les patins s’usent très vile sur les bancs de sable, les courroies cassent sans cesse, la machine entière se détraque à tout bout de champ. Je passe ma nuit à les rafistoler, et, le lendemain malin, nous nous metlons en route pour Kou-Mark-Sourka, un village indigène à cinquante ou cinquante-cinq verstes (55 à 60 kilomètres) de Boulcour, Dans mon voyage vers le nord, j'avais fait ces cinquante verstles en sept heures : j'en ai mis quatorze au relour, tant la bise était âpre et la neige profonde. Je me sentais gelé jusqu'aux moelles et dans l'impossibilité de poser les pieds par terre; les naturels ne semblaient pas souffrir du froid, mais ils élaient si exténués à force de s’atle'er avec leurs bêles pour sortir les traineaux des pas difficiles, qu'à huit verstes seulement de Kou- Mark-Sourka, ils demandèrent à s'arrêter et à camper dans la neige, Mais, dès que nous fimes halte, les chiens se mirent à hurler comme des loups; leurs camarades du village répondirent en chœur; les nôtres, entendant la voix de leurs frères, s'ébranlent de nouveau et finissent par nous déposer en lieu sûr.
« Le 25 novembre, nous arrivons à Bouroulak, d’où, le jour suivant, nous reparlons pour Bouloun. Distance, 80 verstes (85 kilomètres). La neige est si haute, le temps si mauvais, qu'il faut un attelage de seize rennes pour transporter moi, le conducteur et les objets retirés de la « cache » de là-bas. Ce trajet ne prend ordinairement que huit heures; moi-même je l'avais franchi en sept; celte fois nous en metllons quatorze, car, les guides s'élant égarés sur les glaces du fleuve, nous nous arrèlons, pour nous réchaufler, au village d’Ajaket. Enfin je débarque à Bouloun Île 27 novembre au malin, après une absence de vingt-lrois jours. »
M. Melville estime que, pendant ce premier voyage de recherches, il à fait six cent soixante-trois milles (1066 kilomètres). Sans le savoir, il avait passé à quelques pas du lieu où gisaient les camarades pour la recherche desquels le courageux oflicier s’imposail lant de fatigues,.
devenait de loute évidence que, au cœur de Phiver, et si loin des ressources absolument nécessaires, on ne pouvait
combamer à battre le della en quète des marins des dieux embarcations, ct M. Melville dutse résigner à atlemdre be printomps.
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Sans plus tarder, il s’occupa de ceux de ses hommes qui n’avaient pas suivi M. Danenhower à Yakoutsk, et partit en avant, afin de tout disposer sur la route. À Verkeransk, la première station importante, l'équipage de la baleinière le rejoignit, sous le commandement de Bartlelt. Il y prit les mesures nécessaires pour Île transport à Yakoutsk de la petile troupe, et profila de la présence d’un Russe sachant l'anglais pour écrire une lettre détaillée à l’ispravnik ou chef de district, lui donnant des instructions explicites, dans le cas où l’on viendrait à découvrir quelqu'un des absents, ou leurs restes, ou des objets leur ayant appartenu.
Arrivé à Yakoutsk le 30 décembre 1881, il entra aussitôt en communication avec son gouvernement et les autorités de Saint-Pélersbourg. M. Danenhower et ses gens l'avaient précédé d'une quinzaine, Bartlelt et les siens le suivirent le 3 janvier 1882. En présence surtout de la difficulté d’emporter des vivres ou de s’en procurer dans la région presque déserte du della, il élait inutile de conserver un si nombreux personnel pour les campagnes du printemps : M. Melville garda Nindemann et Bartleit, et remit les neuf autres au lieutenant Danenhower, avec mission de continuer par Irkoutsk jusqu’à l’un des ports de l'Atlantique, puis aux Etats-Unis. I lui confia en outre les livres de bord, les notes laissées dans les hultes; en un mot lout ce qu'il avait recueilli dans son douloureux pèlerinage.
Le lieutenant Danenhower quitla Yakoutsk le 9 janvier 1882 et atteignit Irkoutsk le 20 du même mois : distance, dix-neuf cents milles (3520 kilomètres). Il dut pourvoir d’un gardien John Cole, un de ses hommes, atteint d'une affection mentale. L'oculiste d'Irkoutsk lui donnant de fort grandes espérances de guérison, il télégraphia au ministère, demandant congé de rester en Sibérie, et, à la belle saison, d'y fréter un vapeur, afin de s'occuper de la recherche du deuxième cotre : tous ceux qui l’accompagnaient s’offraient en qualité de volontaires. I sollicitait en outre l'envoi de deux officiers pour le seconder dans cette entreprise, On fil droit à loutes ses requêtes; mais bientôt Danenhower dut expédier de nouvelles dépêches : l'œil droit était définitivement perdu, l'œil gauche en train de s'aflecter,,, on révoqua les ordres; mais l’homme de l'art retenail encore M, Danenhower. Sur ces entrefailes, M, JP. Jackson,
correspondant spécial du New-York Herald, arrivait à Irkoulsk
en route pour les bouches de la Léna : le ministère avail
désigné Noros pour lui servir d'escorte, el quand, le 12 mars
1882, Lous deux partirent pour Yakoutsk, M. Danenhower el
les autres se dirigèrent sur Saint-Pélersbourg. À Nischnen-
dinsk, le 17, un télégramme leur annonca que le lieutenant
Giles B. Harber, marine des États-Unis, envoyé avec le maitre
W. H, Schuetze pour la campagne en question, élait en che- ï
min, elils l’atlendirent au passage. :
Le lieutenant Harber, après une conférence avec le licule-
nant Danenhower, conférence où tous les marins demandèrent
inslamment à faire partie de la nouvelle mission, télégraphia
en Amérique à ce sujet, et recul pour réponse l'ordre de pren- dr:
dre les cinq mieux portants. I emmena done Leach, Manson, à.
Laulerbach, Wilson et lindien Aneguin; tandis que le lieu- Ve
tenant Danenhower poursuivail sa roule vers l'ouest avec L M. Newcomb, le maitre d'hôlel chinois et le matelot John Cole, qu'on devait encore étroitement surveiller, [ls débarquèrent à
New-York le 28 mai 1882. [
Trois délachements se lrouvaient done en Sibérie pour re- M.
prendre les recherches aussitôt que le permettrait la saison : san
M. Melville, que nous avons laissé à Yakoutsk avec Ninde- ma
mann et Bartlett; M. Jackson et Noros; le lieutenant Harber, |
M. Schuelze el leur pelite troupe. b
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Slolbovur, Mout du Monument à
| Dépôt de provisions el campement de Melville à Mat-Vaï pendant ses premières qu
recherches, S en
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avail mars er el inennant ailre #2 1 UN 4 rV de 4 CHAPITRE XXI eule- Se LES CAMPAGNES DU PRINTEMPS érent | aphia ts , Spnle d, Yakoutsk. — Bon vouloir du gouvernement russe, — Rendez-vous à Bouloun. — pren- F4 M. Melville à Gecomovialucke, — Dépôts à Kas-Karta et à Mat-Vaï, — La décounson verte des cadavres, — On les transporte à Mat-Vaï, — L'ensevelissement provi- Ars soire, — Recherches au sujet du détachement Clipp. — Les trois missions. — licu- Voyage de Nindemann. — Voyage de Burtlett, — Retour à Gecomovialocke, — avec MA, Jackson et Noros. — Départ pour Yakoutsk. — MM. Berry et Hunt. — Le Col retour en Amérique, — Le lieutenant Harber, — L'Alliunve, 01e,
‘ent à Dès le départ de Danenhower pour Irkoutsk (9 janvier 1882),
ur re- M. Melville avait commencé ses préparatifs de campagne, puisisOn : samment aidé par la dépêche suivante, du Secrétaire de la \inde- marine :
wber,
N'ometlez aueune tentative, n'épargnez aucune dépense pour assurer le salut de l'équipage du second cotre; que les malades ou les hommes atteints de gelure reçoivent tous les soins possibles, puis qu'on les transfère dans un climat plus doux : le Département fournira les fonds nécessaires.
TchernielY, gouverneur de Yakoutsk, reconnut celte dépêche É pour un télégramme officiel du gouvernement des États-Unis : ï il ouvrit à M. Melville un crédit sans limites en argent, en & vivres, en hommes, et mit à sa disposition toute l’autorilé à | 3 lui confiée par la Russie. M. Melville demanda du tabac, des provisions, des fourrures, qui, au milieu de l'hiver, furent trans-
Riu à portés sur des chevaux de somme, des traineaux à rennes el à chiens, au delà des montagnes, et par la route de posle jusqu’au della (distance quinze cents milles : 2780 kilomètres). fl engagea des interprètes pour lui el pour chacun de ses compagnons, car, vu la rareté des attelages, il fallait voyager en lrois convois,
Monument He:
mières LE
Nindemann et son trucheman partirent pour Bouloun le 19 janvier; Bartlett el le sien le 23, avec les provisions: M. Melville resla jusqu'au 27, où il S'achemina en compagnie de M. Grünbeck, capitaine du steamer Léna, qui, en été, fait le service du fleuve, et de l'ispravnik du district, dont la présence devait lui assurer le preslige gouvernemental dans loutes ses transactions avec les naturels, M. Melville avait la carte la plus récente possible, portant les corrections de Nordenskjôld, qui, inutile de le répéter, n'élaient point connues à San Francisco au départ de la Jeannette, Encore fort imparfaile au commencement de 1882, elle n'a été complétée qu'après le parcours du della par Melville el ses compagnons.
Nindemann gagna Bouloun le 13 février; M. Melville et Bartlelt le 17 et le 18. Un mois fut employé à acheter des allelages el des vivres, ou à établir des dépôts à Mat-Vaï et à Kas-Karla, choisis comme les lieux de rendez-vous offrant le plus d'avantages, Pendant ces préparatifs, le chef de Ta mission eut à revisiter Gecomovialocke, et par une lempéralure analogue à celle dont il avait lant souffert lors de son voyage de novembre. Quelle différence pourtant! La force et la santé lui élaient revenues; il n'avait plus à prendre soin de compagnons non moins éclopés que leur chef; il élait armé de pleins pouvoirs, el largement approvisionné,
{Il commença par faire droit à loutes les réclamations de payement au sujet des dépenses de l'équipage de la baleinière, examina de près la conduite de Kousmah, qu'il soupconnait fort l'avoir trompé lors du voyage de Geeomovialocke à Bouloun, infligea quelque semblant de punition aux petits personnages qui avaient refusé des soins nécessaires à ses gens, el, avec l'aide de Pispravnik, mit en déroule l'association formée pour accaparer toutes les provisions du pays et ne les livrer aux Américains qu'à très chers deniers.
Dans ce mois de séjour au milieu des naturels, il en apprit bien long sur leur misère, sur la lutte continuelle qu’ils ont à soutenir contre le froid el la faim; une fois mème il fut assez heureux pour sauver la vie à quelques indigènes. Enfin, par son énergie et sa résolution, il avança ses plans de manière à partir le 16 mars, avec Nindemann, pour leur première course.
Après avoir quillé Kas-Karla, ils suivirent le courant et arri-
vèrel fleuv tout sen ( bien alteli celle deset cran mèn elle; Kasà Ma larg au € gna dure lend La Le les prire ils $ dépl l'aul « soir nou étail lerr gra de Nin son leu seu que pos le el :
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