‹ Voyage du capitaine MaxwellChapitre 1 sur 17 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Départ de /'Alceste de Spithead. — Passage sous la ligne équinoxiale.— Arrivée au Brésil. — Obsèques de la reine.

“ Esclaves Nègres. — Brésiliennes . — Arrivée au cap de Bonne - Espérance , et a Batavia. Ile de Lemma. — Dé '■* part pour lu mer Jaune. * — Arrivée h V embouchure du Pei-ho. —L'ambassade quitte /'Alceste pour entrer en Chine.

Le Gouvernement britannique, d après les représentations des directeurs de la com, pagnie des Indes orientales, sur les vexa-

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lions que le corrimerce avec la Chine éprouvent de la part des autorités locales de Canton, avoit résolu, pour y remédier, d’envoyer une ambassade à la cour de Pékin. Dans une autre circonstance semblable il avoit fait choix d’un homme de haut rang pour remplir les fonctions d’ambassadeur extraordinaire du roi de la Grande- Bretagne , près de l’empereur de la Chine, lui avoit donné une suite nombreuse, composée de personnes instruites dans toutes les branches des sciences naturelles, et lavoit chargé de présens riches et curieux. De même, dans l’occasion présente, il résolut de ne rien omettre de ce qui pouvoit jeter de l’éclat sur l’ambassa*de , et lui assurer le respect. L’honorable lord Amherst, qui avoit déjà été chargé des fonctions importantes d’ambassadeur près la cour de Sicile, fut choisi pour cette mission délicate et difficile. M. Henri Ellis , connu par une négociation qu’il avoit conduite avec succès a

la cour de Perse, fut nommé secrétaire d’ambassade , et reçut des pouvoirs éventuels pour agir comme ministre plénipotentiaire, si quelque accident arrivé a l’ambassadeur rendait cette mesure nécessaire. La suite de l’ambassade étoit composée de l’honorable Jettry Amnerst, page de son Excellence; de M. Hayne , secrétaire particulier; de M. Abel, chirurgien et naturaliste; du révérend John Griffits, chapelain; de M. Havell, dessinateur; du docteur Lynn, de MM. Mauvige, Poole, et de plusieurs autres , chargés de remplir les différeras postes nécessaires (i).

Un grand nombre de présens précieux, destinés pour l’empereur et ses ministres.

(x) M. Cooke, lieutenant de la marine royale , fut aussi attaché à l’ambassade , lorsqu’elle débarqua en Chine ; sa garde ayant été choisie dans ce corps. MM. Abbot, Martin et Somerset y furent encore ajoutés à la même époque.

furent , comme lors de la première ambas-4 sade, fournis par la compagnie des Indes $ cetoient des marchandises de nos plus belles et de nos meilleures manufactures. Le commandement de l’expédition fut confié au capitaine Murray Maxwell , et X Alceste , frégate de quarante-six canons , fut préparée pour recevoir l’ambassadeur et sa suite. Ce vaisseau fut accompagné du brick de Sa Majesté, la Lyre, commandé par le capitaine Basile Hall , et du batiment de la compagnie des Indes , le Général ILewitt , commandé par le capitaine Campbell , et qui portoit les présens.

Le 9 février 1816, les vaisseaux mirent à la voile de Spitbead, et sortirent bientôt du canal par un vent favorable , qui nous conduisit à Madère , où nous arrivâmes le 18. Nous trouvâmes dans la rade de Funchal le Phaéton, à bord duquel étoient sir Hudson Low , avec son épouse et sa suite, se rendant à Sainte-Hélène, et le

Niger , conduisant en Amérique M. Bagot, chargé d’une mission pour ce pays» Nous ne nous y arrêtâmes que douze heures 3 et en partîmes dans la soirée , nous dirigeant vers le sud-ouest. Le climat devenant chaque jour plus chaud , l’équipage * qui étoit peu vêtu, et qui avoit beaucoup souffert du froid dans les premiers instans du voyage ? commença à se ressentir de l’influence du climat. Chaque chose trouva sa place ordinaire dans le vaisseau, et ceux qui n’étoient pas habitués au roulis d’un bâtiment, finirent par s’y accoutumer.

Le 4 mars dans la soirée, à l’instant où nous passions la ligne équinoxiale , une voix, qui paroissoit sortir du fond de la mer, s’annonça comme le fils aîné de Neptune, et après avoir fait les questions ordinaires, ajouta que son père, se trouvant un peu indisposé, et ne voulant pas s’exposer à l’air de la nuit, différeroit sa visite jusqu’au lendemain matin 5 qu’il se ren-

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