‹ Voyage du Comte De Forbin a SiamChapitre 15 sur 16 · SUR L’AMBASSADE A SIAM · texte numérisé non relu

SUR L’AMBASSADE A SIAM

nous avons découvert en vous, fera croire tout ce qui dans vos exploits pourra paraître incroyable. Nous l’avons vu, dirons-nous, ce prince encore enfant; et dès ce temps-là son àme paraissant sur son front et dans ses yeux, nous le jugions capable de foire un jour tout ce qu’il fait aujourd’hui. Mais ce qui comblera de joie le roi notre maître, sera l’assurance que nous lui donnerons que le royaume de Siam trouvera en vous un ferme appui de l’amitié que nous sommes venus contracter avec la France. »

Je retrouve encore dans mes papiers le petit compliment qu’ils firent à M. le duc de Berri :

« Grand Prince , à qui le ciel réserve des victoires et des conquêtes, nous aurons l’avantage de porter au roi notre maître la première nouvelle qu’il ait jamais reçue de vous, et nous le remplirons de joie en lui marquant le bonheur que nous avons eu de vous voir naître, cl l’heu* reux présage que l’on a tiré de cette ambassade pour votre grandeur future. Nous souhaitons que votre réputation nous suive de près, et passe bientôt les mers après nous pour répandre l’allégresse dans une cour et dans un royaume où vous serez parfaitement honoré. »

Madame la Dauphine était accouchée de M. le duc de Berri quelque temps après l’arrivée tles

ambassadeurs dOkSiam. On chanta le Te Deum à

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