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268 'MOYACGE Zara Vacos , depuis 1434 jusqu’en 1468.
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fils , | PRES ES SE 1494 AMDA SION NAOD A He As Dal TAG ee 1507 ne ht PA 1907... 1850 Davin CTAUPIUS Fi LS us 20869944 1558.
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(1) Il résidait à Emfras et à Dancas, et c’est lui qui a fondé Gondar.
Yesous, dépuis.......17209 jusqu'en 17953.
Auto Moss cintre 1708.0e hs e 1760
La liste copiée sur les Chroniques s'arrête là ; mais on m'a dit, en Abyssinie , que les souverains qui ont régné
Tscza HaArmANorT.
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ans.
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Avyro GuALo * ou EGouarA SION, le prince aujourd'hui régnant,
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ans.
Marc Paul , qui visita l'Orient au commencement du treizieme siècle, confirme le contenu des Chroniques par le compte qu'il rend du pays; et il parle d'une guerre faite avecsuccès parle souverain, contre Les Maures, ceux-ci ayant maltraité un prêtre qu'il avoit chargé de porter ses offrandes à Jérusalem.
(x) Les six princes dont les noms sont marqués d’un astérisque, sont toujours vivans.
Cette guerre est fixée à l’année 1288 par Ramusi0 (1), qui très-probablement a eu en vue les conquêtes d'Amda Sion, rapportées dans le Voyage de M. Bruce, comme des faits tirés des Chroniques. Je crois, en conséquence, que le règne de ce prince doit être reculé de vingt ans ou d'un peu plus. Une telle différence ne paroïtra pasextraordinaire , lorsqu'on fera réflexion que l'espace de temps indiqué pour ce règne , a été déterminé par un calcul qui ne remonte que jusqu à Yoas (2).
La relation que M. Br uce à donnée des conquêtes d’Amda Sion, qui font un des points les plus importans de l'histoire d’Abyssinie : est fort confuse , ce qui doit être attribué au peu de connaissance qu’on avoit de la géographie du pays. Supposant que Zeyla était une ile , cet auteur s’est imaginé qu pi E y avoit deux “He du même nom, et il a placé celle qui a
(1) Ramusio, aggi di Marco Paolo, : Lib. IIT, p. bo. Cet événement est placé mal à propos à l’année 1258, dans les Voyages de Bergeron , que Geddes à copiés dans son Histoire Ecclesiastique d’Abyssinie.
(2) La nécessité de cette correction est prouvée jusqu’à ua certain point par une liste que j'ai rapportée en Angleterre , et d’une traduction de laquelle je me suis servi, Cela fait une différence d'environ treize ans , avec l’époque
imdiquée par M. Bruce.
EN ABYSSINIE. 271 été prise par Amda Sion, à sept degrés au sud de l'autre. Il a aussi poussé la marche des armées infiniment au-delà du point où elles sont parvenues, et qui est la ville ancienne et moderne de Zeyla , ville située sur une péninsule. (Le principal objet de la guerre était d'ouvrir une conimunication avec la côte de la Mer.)
A-peu-près vers ce même temps, Ebn âl- Ouardy, auteur arabe, a donné'une notice de l'Abyssinie , qui, jé crois ; n’a pas encore été publiée ‘en langue anglaise ; et que j'ai insérée dans l'Appendix , ‘avec la traduction d'un extrait de la relation de Marc Paul: Il paroît que dans toute cette periode il y eut entre l'Abyssinie et l'Europe une communication réglée ; et en 1445, Zara Jacob, le prince alors régnant, envoya un ambassadeur au concile de Florence. Il écrivit aussi à ses prêtres , qui étaient à Jérusalém , des lettres intéressantes qu’on trouve dans l'HÉSGiré ecclésiastique d’Abyssinie, par Geddes ( pag. 27.)
C’est un sujet des plus dignes d’aitirer l’attention, que le concours fortuit des événemens par lequel les changemens les plus importans de ce Monde ont été amenés. Il ne sera donc pas hors de propos de faire remarquer que c'est peut-être aux faibles relations
272 VOYAGE que l'église d’Abyssinie a entretenues avec l'Europe, qu’on doit la découverte d’un passage autour du Cap de Bonne-Espérance , et.
les communications modernes avec l'Inde. En effet, ce furent les rapports flatteurs que les prêtres Abyssiniens firent à Jérusalem , sur les Etats de l'Orient et sur leur commerce avec ceux du Midi, qui excitérent d’abord la curiosité des savans,, et qui ensuite portèrent les princes portugais à envoyer des agens dans les régions orientales. C'est à l'un de ceux-ci, nommé Pierre Covilham , qu'on a dû de voir, rétablir des relations fréquentes avec l’Abyssinie. Cet envoyé parvint, en 1490 , à la cour du Négus , qui résidait alors dans le Shoa, et peu de temps aprés 1l engagea l'itéghé, ou reine-mèêre , à envoyer un arménien, nommé Mathieu , en qualité d'ambassadeur en Portugal , pour ouvrir des communications directes avec ce pays. Che
Cette démarche produisit une grande impression en Europe. La cour de Portugal fit accompagner Mathieu à son retour en Abyssinie , par une ambassade (1) qui fut com-
(1) On trouve une relation de cette ambassade dans la Legatio Magni Indorum presb. Joan. ad ÆEinanuel Lusitaniæ, anno 1513 , par Dumiana Goez ( Anvers 1552). Elle parait bien faite, quoiqu’elle soit peu exacte.
EN ABYSSINIE. 273 posée de personnes de différens états, et qui, après beaucoup de retards et de difficultés imprévues, arriva en sûreté à Massouah. François Alvarez, secrétaire et chapelain de lambassade , a publié une relation trés-intéressante de ce qu'elle a fait en Abyssinie , et il y a inséré les détails d'un voyage dans le Tigré, dans le Lasta et dans l'Amhara , qui offrent un grand nombre de renseignemens utiles sur la géographie et sur d'autres sujets (1). Après un séjour de six ans, Alvarez et ses compagnons , à l'exception de deux, P. Andrad et J. Bermudez , retournèrent en Europe, emportant des lettres de l’empereur David , pour Jean II, roi de Portugal. Ils furent accompagués par un Abyssinien |, nommé Zaga
(1) Wid. Alvarez ( Franc.) verdadeira informcam das cerras do preste Joam das indias. Lixb. 154o , in-fol. ( Musée Britannique ). Sa relation se trouve aussi dans les Voyages de Ramusio , L. 1, p. 189, qui l’a traduite sur un manuscrit portugais que Damiana de Goez lui avait envoyé, et qui diffère de celui qui a été imprimé à Lisbonne et qu’à quelques égards on considère comme lui étant inférieur. Les plans des églises taillées dans le roc, manquent à l’édition de Lisbonne. Je possede une édition francaise qui a été traduite sur l’édition de Ramusio, et qui a été publiée à Anvers , en 1558. J'ai aussi une traduction espagnole de la même relation. Enfin Purchas en a donné un abrégé. ( Part. II, 1026.) |