‹ Voyage en CalifornieChapitre 23 sur 26 · DE L*OR · texte numérisé non relu

DE L*OR

densité de l'argent 10,47 an lieu de la densité du cuivre 8,79.

Si c'est au cuivre et à l'argent que l'or estallié, cela jeltem sur le résultat de l'opération une plus grande incertitude.

En opérant : i' dans la supposition <]ue c'est du enivre, 2° dans la supposition que c'est de l'argent, on obtiendra deux nombres différents, l'un trop grand, l'autre trop petit; le vrai sera entre deux.

Si l'alliage contient en outre du platine, l'incertitude sera encore plus grande, ce métal produisant dans l'alliage une augraeatation de densité.

Le troisième moyen que nous indiquerons sera la coupellation et le départ.

La coupellation est fondée sur ce que l'or et l'argenl, même en fusion, sont inaltérables à l'air, tandis que le cuivre et le plomb s'oxydent en même temps que le fer s'il y en a dans l'alliage. Le départ est fondé sur ce que l'aide azotique dissout l'argenl, et ne dissout pas l'or.

La coupellation se fait dans un fourneau nommé fourneau de coupelle. Ce fourneau, a partir de la partie inférieure, se compose de : un cendrier, une grille, un espace entre la grille et la sole du mouQe, un espace entre le moufle et le dôme, au-dessus du dôme un conduit servant de cheminée.

Ce que nous venons de nommer mou/le est un appareil en terre cuite, formé d'un plan, d'un demi-cylindre formant voûte au-dessus, et d'une cloison fermant l'un des bouts, l'autre bout ouvert.

Le moufle est soutenu dans fe fourneau par deux barres de fer ù une certaine dislance au-dessus de la

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g;rille, le bout feiiué uu fond du fourneau, et le bout ouvert au-devant, correspondant à une ouverture du fuurneuu, devant laquelle est une porte de lerre cuite, avec laquelle on la ferme plus ou moins exuctement ; on remplit le fourneau de charbon de boisj soit audessous du mouQe, soit uu-dessus et sur les côtés, et, lorsqu'il est allumé, l'ïtitérrenr du moufle est lougc dans toute son étendue.

On donne le nom de coupelles à de petites coupes -qui sont faites avec des os calcinés au contact de l'air; les os doivent être assez calcinés pour être blancs ; lorsqu'ils sonl encore noirâtres , c'est qu'ils ne sont pas assez calcinés; lorsqu'ils sonl dans cet étal, ils se brisent très-facilement ; on les réduit en poudre fine, on mêle cette poudre avec de l'eau de manière à former une pâte molle; on met cette pâte dans un moule de bois dur ou de buis, et on la comprime, après quoi on fait sécher la coupelle. Elle a la forme d'un cylindre dont la base supérieure est concave; elle a souvent de 1 à 2 centimètres de hauteur, et une base :i peu près double en largeur; elle doit être d'autant plus grande que tes essais qu'on veut faire sont plus considérables; son poids doit être égal ou supérieur à celui (jti plûuib qu'on emploie dans l'essai.

On place plusieurs coupelles dans le moufle, et on active le feu jusqu'à ce que le moiifle et les coupelles soient d'un rouge vif; alors on peut procédera l'essai. Pendant l'essai, la porte qui est devant l'ouverture du moufle ne doit pas être rapprochée, aliu que ('air ait accès dans l'intérieur du moufle.

Gomme la quantité de plomb qu'on doit employer pour que l'essai soit exact dépend de la quantité de

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cuivfe que contienl l'iilliage, el que celte quanlilé est urdinairement incoanue avanl de fuire l'essai, il faut, si l'on veul que le réaullat ail l'exaclilude donl il est susceptible, protiéder à plusieurs essais successifs. Nous supposerons qu'on fait quatre essais.

Pour le preiuiei' essai, le plomb pèsem seize fois le poids de la portion de l'alliage qu'on essaye; par exemple, nn demi-gramme d'alliage et buit grammes de plomb.

On met le plomb dans une des coupelles que contient le moufle, et qui doit être, comme nous l'avons dit, d'un rouge vif.

Lorsque le plomb est fondu , et que la surface est devenue brillante, on y introduit, à l'aide d'une pincette, la portion d'alliage à essayer, enveloppée dans une feuille mince de plomb; il entreen fusion, se combine au plomb contenu dans la coupelle, et la surface du métal devient convexe; elle se recouvre bientôt de petites goulleletles qui ont l'apparence de l'huile; elles se composent d'oxyde de plomb et de cuivre; elles coulent vers le bord du bonlon, et sont absorbées par la coupelle ; si la coupelle était trop petite, elle ne pourrait pas absorber tout l'oxyde de plomb qui se forme, c'est pourquoi nous avons prescrit de lui donner un poids supérieur à celui du plomb qu'on emploie.

Lorsque le volume de l'alliage a été réduit d'environ la moitié, on rapproche la coupelle du bord du moufle. Cette précaution est d'autant plus nécessaire que l'alliage contient plus d'argent, parce que l'argent, en se solidifiant promplement, rociterait, c'estfi-dire éprouverait une espèce de décrépitation qui

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luDcerait des parcelles d'aigenl, quelquefois jusque liors de la coupelle.

Lorsqu'il ne se Toimera plus d'oxyde à la surface du Toulon, el qu'elle sera devenue brillante, un le laissera refroidir peu à peo devant la porle du m ou Se.

Lorsqu'il sera solidiGé, on le retirera de la coupelle, on le bi'ossera avec soin.

Le boulon qu'on relire de la coupelle, et qu'un nomme (foulon de retour, doit avoir la face inférieure peu adhérenle à la coupelle, te tour d'un blanc mat mais net, le dessus brillant et régulièrement bombé.

Si le boulon adhère à la coupelle, que la surface soit terne et les bords coupants, cela indique que la température était trop basse. Le même effet se produirait si l'on n'employait pas assez de plomb.

Si le dessus du boulon n'est pas régulièrement bombé et brillant, cela indique que la température était trop haute.

Les diverses précautions que nous venons d'indiquer pour le premier est^ai sont nécessaires à plus forte raison pour les essais suivants, el nous ne les répélerons pas. Souvent même on les néglige pour les premiers essais, mais elles sont indispensables pour l'essai définitif.

Nous avons indiqué un demi-gramme pour le premier essai. Souvent on en emploie moins, surtout pour les alliages à un titre élevé; mais, pour les essais définitifs, il faut employer 1 ou 2 grammes.

Le premier essai étant terminé, on pèsera exactement le boulon ; son poids indiquera la quantité d'or, argent et platine contenus dans l'alliage qu'on essayi-.

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Si le premier essai indique une quantité de cuivre supérieure aux quatre dixièmes de l'alliage en essai, on pourra se dispenser du second essai et passer au troisième; mais si on a trouvé que l'alliage contient moins des quatre dixièmes de cuivre, on procédera ù un second essai, de la même manière qu'au premier, en dosant le plomb dans les proportions suivantes :

(hinoIXé dx «nirn \ à rmpl.Tçr poyr | Ofr,ll Sg- ï„r IOr. 1i,r 14g. IBg..

Ce second essai ayant été fait avec plus de soin que le premier, et sur au moins un gramme d'alliage, fera connaître exactement la quantité de cuivre qu'il contient, à un millième près.

Remarquonsici, comme pour tous les autres essais, que si l'ulliage contient du fer, H s'oxydera en même temps que le plomb et le cuivre, et par conséquent sera confondu avec le cuivre, ce qui est peu important, parce que nous supposons que le seul but qu'on se propose est de conuaitre la quantité des métaux pi-écieux que contient l'alliage qu'on essaye.

S'il s'agissait d'un alliiige contenant seulement de l'or et du cuivre, les essais suivants deviendraient inutiles; ils ne sont destinés qu'à connaître les quantités d'argent et de platine contenues dans l'alliage.

Pour le troisième essai, on meltra daus la coupelle avec l'alliage à essayer une quantité d'argent pur, triple du poids d'or, argenl, platine, contenu dans Talliage, et la quanlilé de plomb devra être calculée

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d'uprès la lable, page 194, en tenant compte du l'argent ajouté.

' Supposons, pur exemple, que dans le second essai, on uil trouvé qu'un gramme de l'alliage se composait de

08',45 de cuivre.

0^',55 d'or, argent, platine on devra ajouter l'',65 d'argent, et le total se composera de

0»',AS de cuivre.

3k',20 d'or, argent, plaiine.

1^ cuivre sera donc à l'ulliage dans le rapport de 43 à SSO, qui, réduit en décimales, donne à peu près 0,W; on emploiera donc, d'après la lable, page 194, douze fois autant de plomb que d'alliage, y compris l'argent ajouté.

Par eseiiiple, un demi-gramme de l'alliage, un gramme et demi d'argent et 24 grammes de plomb.

Après avoir passé cet essai à la coupelle comme les deux premiers, la perle qu'aui-a éprouvée le poids de l'alliage et de l'argent réunis représentera le cuivre que contenait l'alliage.

Le bouton qu'on retirera de la coupelle contiendi'a l'or, l'argent et le platine que contenait l'alliage, plus l'argent qu'on y a ajouté.

On aplatira ce boulon entre deux surfaces d'acier poli, pour le réduire en une lame mince; ordinairement cela se fait en le frappant d'abord avec un marteau d'acier poli sur un tas également d'acier poli, ensuite en le passant entre les cylindres d'un laminoir. Souvent, pour éviter qu'il ne se gerce, on le recuit dans le mouQe, lorsqu'il est aplati en partie; on

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196 nt. l'ob.

achève de l'aplalir et on le recuit encore après.

Gela fail, on le roule de manière à former un petit cornet et on le traite, comme nous allons le dire, d'abord par l'acide sulfurique, puis par l'acide azotique, puis une seconde Fois par l'acide azotique.

Si l'alliage ne contenait pas de platine, on supprimerait le traitement par l'acide sulfurique.

On introduit le cornet dans un petit matras de la grosseur d'un œufavec trente fois son poids d'acide sulfurii^ue, on le fait bouillir pendant un quart d'heure ou vingt minutes^ ou verse l'acide avec précaution, parce que le cornet est Irès-facileà déchirer. On remplit le matras d'eau distillée, qu'on verse un instant après pour la remplacer par de nouvelle eau distillée; on renverse le matras, en bouchant l'oriCce avec le doigl, et on plonge le col dans un petit creuset plein d'eau; on ôte le doigt, et le cornet descend lentement à travers le liquide jusqu'au fond du creusel. Si on voulait le sortir du matras sans eau, il se briserait, et quelques parcelles s'en sépareraient, car l'acide a dissous tout l'argent qu'il contenait, et la pellicule d'or qui reste est extrêmement fragile.

On verse lentement l'eau hors du creuset et on le soumet dans le mouSe h une température rouge; le cornet se réduit à un tiers de son volume et prend assez de consistance pour être touché, quoique avec précaution ; on le prend délicatement avec des pinces légères et on le pèse ; son poids représente l'or et le platine qui étaient contenus dans l'alliage; la difféj'epce entre ce poids et le poids de l'alliage après la Goupellation , représente l'argent qu'il contenait.

On le passe de nouveau à la coupelle avec une pe-

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tite quantité de plomb et un peu plus que son poids d'argent; lorsqu'on a obtenu de nouveau le bouton, oa l'aplatit, on le recuit, on le lumine, on le recuit et on le roule en cornet, comme la première fois, et on le fait bouillir un quart d'Iieure dans un matras avec trente fois son poids d'acide azotique, marquant 22° à l'aréomètre de Beaumé; on verse l'acide, on en introduit de nouveau marquant 5:^ à l'aréomètre de Beaumé, et on le fait bouillir quelques minutes.

L'acide fort, employé en premier, risque Je déchirer le cornet.

Cela fait, on met le cornet dans un petit creuset avec les mêmes précautions que la première fois, et on le calcine.

L'acide azotique dissout le platine que contenait l'alliage avec l'aident qu'on y a ajouté, et le résidu représente l'or qui était contenu dans l'alliage.

L'incertitude des résultats fournis par ce troisième essai vient de ce qu'on a ajouté peut-être trop d'argent, peut-être trop peu, car cette quantité dépend de la dose d'argent et de platine que contenait l'alliage, et ces quantités n'étaient pas connues d'avance; c'est pourquoi on procédera à un quatrième essai, à moins que le troisième essai ne remplisse les conditions que nous allons indiquer pour le quatrième.

Le quatrième essai se fera absolument comme le troisième et avec les mêmes précaiitions; il ne diffère que par la quantité d'argent qu'on ajoutera.

La quantité d'argent qu'on ajoute la première fois doit, avec l'argent contenu dans l'alliage, former trois fois le poids de l'or et du platine.

La quantité. d'argent qu'on ajoute la seconde fois

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doit être égale à cinq ou six fois la quantité de pta-

linecunleniiedans l'alliage.

Dans les essais ordinaires de bijoux et de monnaies, la mulliplicilé des essais n'est pas nécessaire, parce qu'on connaît d'avance à très-peu près le litre de l'alliage, et qu'ils ne contiennent pas de platine.

On procède de suite à l'essai délinitiF, qui consiste à ajouter un poids d'argent li'iple du poids de l'or, ù coupeller avec une quantité de plomb indiquée par la table, page 1^, puis à traiter le cornet pr l'acide azotique.

Il ne nous reste plus qu'à indiquer les moyens d'exiraire l'or des minerais qui le contiennent. Nous ne nous occuperons que des minerais qui contiennent l'or en nature, tels que les sables aurifères et des cendres d'orfèvre.

Ces moyens sont le lavage, Vamalgamalion , la fonte, la coupetlaiion, le départ.

l£ lavage a été indiqué au chapitre XVI. La vue seule de l'opération et lu pralique pourront donner des enseignements auxquels ne pourrait suppléer ce que nous pourrions y ajouler. Nous dirons seulement que cette opération, quelque bien faile qu'elle soit, n'épuise pas l'or contenu dans les sables, et que si le minerai n'éluit pas aussi abondant qu'il est dans les contrées que nous avons en vue, ce qui permet de négliger sans inconvénient les résidus qui contiennent jusqu'à quelques centièmes d'or, il vaudrait mieux ne procéder qu'à un lavage partiel, qui enlèverait une partie seulement des terres et les graviers, et traiter le sable obtenu et devenu plus riche par les autres procédés; mais il est hors de doule que les

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rebuts actuels des laveurs, en Californie, pouiront être exploitésavec avantage par des moyens plus parfaits, lorsque les sables très-riehes qui y existent auront été épuisés.

Le procédé de l'amalt/amation coDsiste à dissoudi'e l'or contenu dans le minerai au moyen du mercure, et à séparer ensuite le mercure des métaux précieux qu'il tient en dissolution.

Il existe plusieurs machines pour procéder à l'amalgamation ; nous n'en citerons qu'une.

On place le Siible ou la poudre contenant l'or dans des tonneaux qui sont traverses par un axe horizontal, el on y ajoute de l'eau de manière à former une pâte demi-liquide; on fait tourner les tonneaux pour rendre la pâte homogène, on ajoute du mercure en quantité égale à la moitié ou au tiers du minerai employé, el on faîttouinet' les tonneaux pendant douze à vingt-quatre heures, avec assez de vitesse pour que le mercure se divise dans la masse ; ensuite on ajoute de l'eau pour rendre la pâte plus liquide, et on fait tourner plus lentement, a&n que le mercure se rassemble; on place les boues dans un tonneau it uxe vertical, dans lequel tourne assez lentement un agitateur, qui imprime à la pûle un mouvement de rola- Lion, lanlôt dans un sens, tantôt dans l'autre, el le resledu mercure se rassemble au fond du tonneau, après quoi les boues doivent être épuisées, el on les jelle.

Lorsque les terres qu'on trailc sont pauvres en métaux précieux, on se serl du même mercure pour une seconde, une troisième opération, jusqu'à ce qu'il contienne environ 5 pour 100 d'or ou argent ; alors

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âOO m l'oh.

on l'introduil dans des sacs de couLii très-serrés, et on le force à passer au tr-dvers au moyen d'une Forte pression. L'amalgame se parlage en deux porlïons, l'une liquide, qui s'écoule et contient peu d'or : on la met en réserve pour l'employer comme mercure dans les opérafions suivantes; l'autre solide, qui reste dans les sacs, et qui contient environ un cinqiiième d'or, argent etcuivret si le minerai renferme ces métaux.

On place l'amalgame sec sur des plateaux de fer superposés ; on recouvre le tout d'une cloche en fer dont les bords inférieurs plongent dans l'eau contenue dans une cuve; le tout est renfermé dans un fourneau rond ; on fait du feu autour de la cloche, et on la porte au rouge; le mercure se réduit eu vapeurs qui vont se condenser dans l'eau qui est au-dessous de la cloche ; le métal resté sur les plateaux ne contient plus que 2 à 5 millièmes de mercure, qui disparait plus lard dans la fonte, la coupellution, l'adinage ou le départ ; on le fond dans des creusets, et il n'y a plus qu'à en extraire le cuivre et à séparer l'or de l'argent, s'il y en a plus qu'il ne doit y en avoir dans l'emploi qu'on veut faire de l'or.

La eoupetlatioR se fait de la même manière que pour les essais, pages 190 et suivsmtes, mais plus en grand. Elle a pour but, tantôt d'extraire le cuivre que contient l'or obtenu par l'aœalgamation, tanlAt d'extraire Tordes matières qui le contiennent, sans passer par l'amalgamai ton.

Lorsque le métal qu'on veut passer à la coupelle ne contient pas une quantité snlGsante de plomb, ou n'en contient pas, comme cela arrive pour celui qui

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provient de ramalgamation, on en njuule une quaiitrlé proporlioTinée au titre de l'alliuge, suivant les indications données page 194.

On n'en emploiera que la moitié ou le qiiurl, si on ne veut pas obtenir l'or pur, <:e qui arrive ordinairement, puisque, dans l'emploi de l'or, on ajoute toujours du cuivre.

Souvent même, lorsque le métal provient de l'amalganialion, on ne procède pas à la coupellation. En fondant trois ou quatre fois le métal au contact de l'air, il s'oxyde assez de cuivre pour que l'alliage n'en contienne plus que la quantité qui doit y rester, c'estù-dire un quart ou un diiiième.

La coupellation en gi'and se fait dans un fourneau de réverbère, dont la voikie est très-surbaissée, afin que la flamme darde sur la matière en fusion ; la sole est horizontale; c'est sur cette sole que l'on construit la coupelle, qui a souvent un mètre de diamètre.

La coupelle peut être construite, comme les petites coupelles d'essai, en os calcinés; mais ou l'a fait plus souvent en cendres lessivées ou avec un mélange d'argile et de chaux.

Dans la coupellation en grand, il ne faut pas compter sur l'absorption de la coupelle pour se débarrasser de la lilharge, d'abord [larce que la coupelle n'en pourrait pas absorber assez, et ensuite parce que la litliarge obtenue a une valeur égale à celle du plomb qu'on emploie, quelquefois supérieure; c'est pourquoi un préfère aujourd'hui employer un mélange d'argile et de chaux, qui forme des coupelles peu absorbantes.

On couvre la (wupclle de paille pour que le poids

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sus DE l'or.

du plomb ne la déforme pas, on place le plomb sur ce lil de paille, et on cbaufTe peu à peu, jusqu'à ce que le plomb soit en fusion. Si le plomb aurifère a élé obtenu en employant du minerai impur. Use formera souvent des scories à la surface du bain, qu'on enlcveni avec une fourche à dénis serrées ou une écumoire, suivant les cas.

Lorsque le bain eslen fusion, on dirige sur la surface le vent d'un ou de deux soufflets pour activer l'oxydation du plomb.

Le plomb oxydé et fondu, ou litbarge, se réunit ù la surface du métal du c6té opposé aux soufflets ; il est nécessaire de le faire écouler, car il empêcherait l'oxydation du métal qu'il recouvrirait.

Pour cela, on fait sur le bord de la coupelle, du côté oii la litbarge s'accumule, une fente avec un instrument trancbanl ou une scie; on approfondit celle fente peu à peu, à mesure que le métal diminue, de manière qu'il s'écoule le plus de lilbarge possible, mais pas de plomb.

Ixjrsqu'on coupelle du plomb très-rîclie, on continue la coupellation jusqu'à ce que la' surface du métal suit brillante; on le puise avec des cuillers de fer et OR le verse dans des lingotières; lorsqu'il est moins riche, on continue à ajouter du plumb, de manière à maintenir le métal fondu toujours au même niveau dans la coupelle, jusqu'à ce que le plomb qu'elle contienne soit arrivé à une richesse de 25 pour iOO.

Nous avons dit que la coupellation pouvait être employée pour extraire l'or de sa mine, sans passer par l'amalgamation; cette méthode épuise même beau-

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iiE l'or, âU3

coup mieux le minerai que l'amalgamalion elle-même, de sorte qu'en France les cendres d'oi'févre qui ont été traitées au mercure sont ensuite traitées au plomb, pour en extraire la faible quantité de métaux précieux qu'y a laissée le mercure.

On mêle de la lithai-ge en poudre avec un dixième de son poids de charbon en poudre, et avec une quantité plus ou moins grande de minerai, suivant sa richesse.

Des essais préalables, faits en petit, indiqueront cette quantité; en traitant un minerai deux fois de suite, si la sei^onde fois on obtient une quanlilé notable d'or, c'est qu'à la première il n'était pas épuisé.

Dans le traitement des cendres d'orfèvre, un quart de lilharge est une quantité convenable.

Au lieu de lilhargc et de charbon, on peut employer du plomb en grenaille; mais j'ai éprouvé sur les cendres d'orfèvre que cela les épuise moins que la litharge.

Le plomb engrenaille offrirait cet avantage, qu'on pourrait traiter avec le même plomb plusieurs minerais successivement avant de coupeller, ce qui augmenterait la richesse du plomb aurifère qu'on passe à la coupelle. Pour des mines riches, cela n'est pas à considérer.

Le mélange étant fait, on le fond dans un creuset on dans un fourneau de réverbère dont la sole est inclinée; la litharge est réduite à l'état métallique par le charbon qui en absorbe l'oxygène; ce plomb coule au fond du creuset, et entraîne avec lui l'or et l'argenl; on le pnise avec des cuillers, et on le coule en lingots.

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â(H DE l'or.

La lilliarge qui a été oblenue dans la coupellation, conlenani souvent une pelile (^uanlilé Je méliiux préi'ieux, surtoul h la fin de l'opératioii, il convient de l'employer pour le trailemenl du minerai.

Les débris de la conpelle devront également être réduits en poudre et joints au rainerai que l'on traite.

L'affinage on déparia pour but principal de séparer l'or de l'argent; en même temps, il enlève presque tout le cuivre que contiennent ces mélaux, s'ils en contiennent.

Cette opération peut se faire à l'acide azotique, comme nous t'avons dit page 197. Mais en grand, il est plus économique d'employer t'acide sulfurique.

En Europe, lorsqu'on procède à cette opération, c'est en général pour extraire de petites quantités d'or que contient l'argent; dans le cas inverse, c'est-àdire s'il s'agissait d'extraire de petites quantités d'argent contenues dans de l'or, il faudrait d'abord, comme nous l'avons dit page 197 , fondre l'or avec de l'argent, de sorte que l'alliage ne contienne que le quart de son poids d'or; si l'or est obtenu par coupellation, on peut ajouter cet argent sur la lin de l'opération, quand l'or est encore en fusion dans la coupelle.

On fond l'alliage d'or et d'argent et on le verse dans l'eau pour le réduire en grenaille : on l'introduit en< suite dans des chaudières de i>laline, ou seulement de fonte; ces dernières sont attaquées, mais comme la matière dont elles se composent est peu précieuse, cela est sans importance.

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On verse sur la greouille d'ulliaj^e deux fois soii poids d'acide sulfurique à 66° Beaunié, un fait bouillir, el au boul de Iruis ou qualre heures, en supposant qu'on opèfe sur moins de 50 kilog., l'effervescence cesse, ce qui indique la fin de l'opéralion.

On relire la dissolution encore bouillante, el on (a verse dans une chaudière de plomb, oii on la laisse déposer; le dépôt se compose presque ealièremeiit d'or; on Iransvide la liqueur surnageanle dans une autre chaudière de plomb , on lave le fésidu avec de l'eau, qu'ensuite on ajoute à la dissolution qu'on a déjà décantée jusqu'à ce que celle-ci ne marque que 25° à l'aréomètre.

Le dépôt d'or hivé et séché n'a plus qu'à êlie fondu.

La dissolution d'argent qn'on a tiunsvasée, comme nous l'avons dit, dans une chaudière de plomb, est maintenue à une température élevée au moyen de la vapeur d'eau , et on y introduil des lames de cuivre (à défaut de cuivre on y substitue du fer, mais cela n'est pas avantageux). L'urgent se précipite en lièspetits cristaux à la surface des lames de cuivre, d'où il ne reste qu'à l'enlever , le sécher et le fondre.

Le liquide restant contient du sulfatedecuivrequ'ou peut fiiire cristalliser, mais nous ne nous étendrons pas sur ce sujet, parce que nous supposons que l'objet principal el presque unique qu'on a en vue est l'exti-action de l'or, et accessoirement de l'argeul; nous terminerons dune ici ce que nous avions à dire sur l'exploitation de ces métaux.

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table; des MATIERES.

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CIIAPITIIE I".

Esquisse nëographique. — Inglitultoiis paliliqiies el sociales. — Ruisseau Colorado. — Vallée el rivière de San Joaquin. — Ancien gouïeriieineol, - Presidios. — Missions. — Porls el commerce

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