ANCIEN COMMERCE RE LA CRIME
aux l)orbai*es élniiigers (|iii viennent y cherchop un asile. !M. Elliol et un comité aIc néjjociants formé sous les auspices de M. Dent, eiifja(];ent tous les sujets de la Grande-Bretagne à cesser le commerce avec Canton ; et, le août, le surintendant se retire de Macao à Hon{[- Hong, accompagné de tous ses compatriotes. Cette mesure parait motivée par un nouvel édit du commissaire impérial, autorisant tout Chinois à tuer le premier Anglais qu'il rencontrera sur son pssage.
I.e i 2 septembre, les Chinois de Macao incendient un nas ire espagnol, le Hilbaino , qu'ils prennent [>our un smuggler anglais.
Malgré toutes ces mesures violentes, le commerce entre Macao et Canton continue ; il ne se fait plus, dans cette dernière ville, que par quelques Américains qui bravent la tempête.
Un moment, la tranquillité semble vouloir renaitre, et l’on entame des négociations. M. Elliot annonce nue les navires pourront aller commercer en dehors des Bogues, à Anungboy, mais qu’il attend la réponse du gouvernement avant de leur rouvrir l’accès de Canton.
Ia;s aulorités de cette ville demandent toujours impérieusement que le meurtrier de Wei-bi leur suit livré, et que tous les capitaines de navire se soumettent à signer un engagement dicté par elles, pour empêcher désormais le reilonvellement de la contrebande. L’inutilité de leur double réclamation les détermine è suspendre
TOYiGE EN CHINE.
de nouveau le ooiiingerce et â chasser tous les Anglais de Macao.
Le 5 novembre, ouverture des Intstilitês dans la rivière de Canton : deux frégates anglaises, la Volage c( l'Hyacinthe, sont attaquées par 29 jon(|ues de guerre^ ouxquellcs elles répondent par un feu terrible qui en coule trois ou quatre. fiO lendemain, nouvelle atttH|ue infructueuse tentée contre les navires nrarcbands concentrés à Hong-Kong.
Le 6 décembre, un édit de Lin déclare le commerce «
avec l’Angleterre arrêté pour toujours; mais il permet en mêim? temps aux Portugais de recommencer leurs affaires avec Canton. Macao acquiert pour quelque lemps une importance commerciale considérable.
ItC commencement de 48 fO présente peu d’événements remarquables : on attend la <lécision de l’Angleterre. La majeure partie des sujets britanniques résidant en Chine s’est retirée à bord des bâtiments en station près de Houg-Koug ; quelques personnes sont demeurées à Macao. V’ers la fin de mai et dans les premiers jours de juin, on voit arriver.successivement une quinzaine de navires de guerre sous les ordres de l’amiral Elliotet du commodore sir Gordon Rremer, qui établit le blocus de la rivière de (’anton le 28 juin. '
Tout annonce la guerre : les Chinois lèvent des troupes, fortifient les Bogues, mettent les têtes des Anglais â prix, et prouietlcnt de grandes récompenses pour les
iKCir^N COHMEBCE DE Li CHINE.
navires capturés. Il ne reste plus que cinq étrangers à Canton.
Cependant l’escadre anglaise s’csl dirigée vers le nord. A Amoy, un parlementaire envoyé aux mandarins par le commandant de la corvette la Blonde est repoussé à coups de fusil ; les Anglais répondent à coups de canon et tuent quelqnes Chinois. I.e 4 juillet, le commodore Bremer s'empare de Cliusan sans aucune difficulté.
Le 15 août, ta Hotte anglaise arrive à l’entrée du Pei-ho, qui conduit à Pékin, et l’on fait parvenir à Kéchen, gouverneur de la province, une lettre de lord Palmerston au gouvernement chinois, dans laquelle sont exposées les réclamations de l’Angleterre. Ké-chen demande et obtient dix jours de délai pour la faire arriver à Pékin. Le capitaine Eüiot entre en pourparlers avec le gouverneur chinois, qui parvient à lui persuader que les négociations seront menées à meilleure fin à Canton que dans le voisinage de la capitale, vrai triomphe de la diplomatie ohinoisc sur celle de la Grande-Bretagne. Un armistice est conclu.
On attend pendant quelque temps, mais inutilement, la réponse de l'empereur ; enfin, le plénipotentiaire anglais lève le blocus du Pei-ho, d’où il pouvait dicter ses conditions à la Chine, et met à Ja voile pour Canton, dont Ké-clien est nommé gouverneur en remplacement de Lin. La fip de l’année se passe dans l’attente et dans rincertilude.
voïAdt r> t;iii>K.
Au comiiu'iR'cment de '18-H, un édil menaçant de l’empereur dissipe tout espoir d’aiToii{jeinenf, et les hostilités sont reprises dans la rivière de Canton. F.e commodore Bremer s'empare des forts de Chuenpi après un combat assez vif.
Nouvel armistice , nouvelles négociations ouvertes.
En février, le capitaine Elliot annonce qu'un traité se prépare, que Hong-Kong est abandonné à la (Irande- Bretagne, que Cbusan est rendu aux Chinois qui s’engagent à payer six millions de piastres d’indemnité aux Anglais. Mais les espérances du plénq)otentiaire ne tardent pas à s’évanouir : un édit impérial vient ordonner Textermirkition dos barbares, et les négociations sont rom^vues à la On de février. Le 26 de ce mois a lieu la solide bataille dés Bogues, dont tous les forts tombent promptement au pouvoir des Anglais. Ceux-ci remontent jusqu'à Canton, qu’ils épargnent par sollicitude pour leur commerce. Les bostilités sont de nouveau suspeinlues, et le 20 mars les affaires recommencent à Whampou. L’écoulement des marchandises anglaises est une dure nécessilé qui fait laire le canon britannique au milieu de reiilralnement de la victoire. Les négociants reparaissent à Canton, ainsi que les plénijMjtenliaires. ■
Mais l’empereur veut toujours la guerre; et, vers le milieu de mai, on voit arriver de nombreux détachements de milice dans la cité provinciale. I^e commerce est encore ari èlé. Le 21, M. Elliot engage tous les .4n-
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A>Clb':i COMMERCE DF I.A CIII.NF..
Ijlais à quitter (lantoii. Le meme soir, quelques brûlots chercüent ù mettre le feu aux bâtiments de {guerre britarmiques mouillés près de la ville, mais sont repoussés par les An[jlais, qui, le lendemain, vont canonner le fort de Lbainin. Le 25, sir Hugb Lougb, commandant en chef des troupes de terre, attaque les hauteurs de Canton et les emporte d'assaut. A la vue du danger qui les menace, les notables de la ville pro|)osent au plénipotentiaire une ranq-on de ii millions de piastres^ à laquelle les banistes contribuent pour 2 millions. Les conditions sont acceptées, et la guerre s’arrête encore une fois.
Mais, le 10 août, sir Henri Pottingcr, ministre plénipotentiaire, et l’niniral Parker, commandant en chef, viennent remplacer MM. Elliot et Bremer, et la politicpie britannique prend une face toute nouvelle en Chine : c’est une guerre sérieuse et décisive que l’Angleterre va faire maintenant.
Ses troupes reprennent subitement l’offensive : une seconde expédition se dirige vers le nord le 22 août -1842. Amoy tombe au pouvoir des .\nglais le 26 du même mois, Cbusan le 4*'' octobre, Chinbaï le 40, et Ningpo le 45; succès merveilleux en apparence, par leur rapidité, mais que l’extrême lâcheté des Chinois et l'infériorité inouïe de leur organisation militaire expliquent facilement.
Ce qui, dans celte expédition, comme dans les précédentes, fait le plus d’honneur au* généraux anglais,
c'esl Ifi taleiit avec lef|uel iis ont su juger, de primeaboni, l'ennemi auquel ils avalent affaire, et profiter de toutes scs fautes jiour mener ù bonne ûn une guerre entreprise dans un pays presque inconuu.
A la suite de cette courte campagne, les Cbinois paraissent un peu calmés ; le commerce reprend à Canton, et sir Henry Poltinger revient à Hong-Kong. Mais les conseillers de l’empereur le poussent sans cesse à la guerre. Ses troupes cherchent à reprendre Ningpo et Cbinhaï, et sont repoussées avec vigueur. En mai, les Anglais s’emparent deChapou, et en juin, de Wosoung et deChanghai. Les voici maîtres du Yang-tze-Kiang. Le ministre plénipolentiairea rejoint l’armée^qui triomphe, à la fln de juillet, de la |>lace importante de Chinkiang- Fou, située à l’entrée du grand canal. Dès lors, les chefs de l’année chinoise |>araissent ne plus songer qu'à la paix. EnGn, W. \\ août, les troupes anglaises, arrivées sous les murs de Nankin, se disposent à attaquer cette ancienne capitale de l’empire; mais les Chinois demandent la cessation des hostilités, que leurs ennemis ne désirent pas moins ^qu’eux, car ils sont à bout de leurs ressources , et ne se dissimulent pas qu’u ne résistance de quelques jours seulement peut compromettre gravement le soi t de leur armée, peut tout compromettre.
Les cinq commissaires impériaux, au nombre desquels se trouve le célèbre Kiing, signent un traité qui accorde aux Anglais 21 millions de piastres d’iudem-