ANCIEN COMMERCE DE I.A CHINE
et pour forcer les inarcliamis h vendre leurs articles à vil prix, le gouverneraent leur lit inlimer l’ordre de hûter leur départ. \ ces contrariétés vinrent se joindre des perles considérables d’hommes et de bêles de somme, pendant le voyage à travers les déserts, ce qui causa aux marchands un tel découragement, qu’au lieu d’une caravane tous les trois ans, il n’en partit plus qu’une tous les six ans.
En -ITô.'î, le gouvernement chinois envoya on Russie la première ambassade qui eût jamais franchi les limites du Céleste-Empire. Elle fut, comme on le pense, parfaitement accueillie à la cour, et l’on échangea de riches cadeaux.
Les caravanes furent supprimées par Catherine 11, qui ordonna que le commerce entre la Chine et la Russie fût désormais libre, et qui, dans le hul-d’éviler les désagréments causés par l'arrivée des marchands russes à Pékin, décréta qu’ils n’iraient plus que jusqu'à Kiakla, ville située sur la frontière de Sibérie.
Le commerce entre les deux pays fut bientôt entravé par de nouveaux dissentiments qui s’élevèrent entre les deux gouvernements au sujet de tribus émigrantes, sur lesquelles l'un et l’autre prétendaient avoir droit de souveraineté. Cependant les relations mercantiles se renouèrent en 1792.
En 1805, la Russie expédia en Chine une nouvelle et brillante ambassade, qui avait pour chef le comte Gololkin. Celte mission fut longtemps retenue à la fronlière.
VOYAGE EN r.niNE.
Knlln l’on vint dcmaïuier à son chef s'il consentirait il se prosterner derniil l’empereur, ce qu’il refusa énergiquement. Alors l’ambassade reçut ordre de s’en retourner.
Le gouvernement russe se décida à tenter d’ouvrir un commerce maritime avec Canton. Un excellent officier de marine, Krusenstern, fut chargé de cette mission. Il vendit à Canton une cargaison considérable de fourrures, et fit un fort cbargement de thé, nouvelle qui causa un étonnement profond à Pékin, où l'on ne comprit pas comment les Russes, qui jusqu’alors n’étaient \enus en Chine que par terre, avaient fait pour s’y rendre par mer. L’empereur ordonna une enquête sévère ù ce sujet.
On sait que, depuis cette époque, le commerce entre la Russie et la Chine a repris la voie de terre, et qu’il a pour grand entrepôt Kiakta. Je donnerai, plus loin, ^ quelques détails sur ce commerce.
'Les relations commerciales des Ktats-Unis avec la Chine suivirent de près la guerre de rindépendaiice. Ce fut en l7S i que le premier navire américain fut expédié en Chine. Il parait que, secondé par les Français fixés à (’antoii, le suhrécargue de ce bâtiment rencontra ^ de suite des dispositions très favorables chez les habitants du pays. Deux navires américains firent leur chargement à Canton dans la saison de I78-I-S5; iis rapi portèrent, entre autres articles, 880, OtM) livres de thé. Ku 1780-87, il vint cinq bâtiments, qui en exportèrent