‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 22 sur 85 · OO · texte numérisé non relu

OO

Exportations de cotons en laine de Madras pour la Chine.

AnotM. Vsl.^1» en roupies Ae Mettras et en franes.

Soit au change de

1S74 — 75. Ronp. de 5Iadr. 830,1Ü8 2 fr. G4 c. 7,191,485 fr. 17 c.

J'ai indiqué, plus haut, les importations totales annuelles des cotons de l’inde-anglaise ù Canton, jusqu’en A 835.

En 4835-36, elles s’y sont élevées ù 29,902,550 kilogrammes et 45,380,649 fr. 42 c., et depuis le 4®'' juillet 4836 jusqu’au 30 juin 4837, ù 40,945,867 kilogrammes et 44,064,535 fr. 59 c.

ARTICLES d’iHFORTATION. 111

Cet derniers chiffres se décomposent ainsi :

Pris d'sn kllo^r.

CoIOB du Bengalf. 14,519,006 kilog. et 16,303,032 Tr. 00 c. 1 fr. 11 e.

Coton de Bombay. 21,011,211 • et 22,281,320 2& 1 06

Coton de Madras. 6,415,050 * et 6,080,177 34 1 12

En i 837-38, il est arrivé de l'Inde dans le port de

Canton :

33,082,713 kilog. de coton ponr nne valeur de 35,037,763 fr. En 1842. 39,292,500 » klfr. 12 c. i> 44,007,000

Et en 1843. 48,954,586 n id. n 64,829,136

Dont. . 34,980,948 n de coton Bombay.

5,392,200 n * Bengale.

Et. . . 8,575,438 » n Madras.

Le colon en laine des États-Unis d’Amérique se trouve mentionné pour la première fois, cette annéelù, comme article d’importation en Chine. Les années ^ précédentes, il ne s’y était guère montré que pour essai et en quantités insignifiantes. Canton reçut, en 18i5, 533,894 kilogrammes de ce lainage. ,

En 4844, il est entré dans ce port : '

30,302,013 kilog. de coton Bombay.

5,480,457 » a Bengale.

8,900,054 n » Madras.

1,247,809 a » d'autres parties de ITnde.

Total. . 45,930,393 kilog. qui, d'apris l'estimation de 8 piastres 07 centièmes le picnl, adoptie par M. Mac-(Mgor, consul d'Angleterre k Canton, représentent une valeur de 37,012,954 fr. 26 c.

Les diverses sortes de coton de l’Inde se trouvent cotées, comme suit, dans les prix courants de dé-

VOTACE EN CHINE.

cembre -1844, du Friend of China, journal de Hong- Kong :

Coton Bombay.

Id. nouvelle récolte.

Coton Madras. ,

D* Bengale. . . .

5 taëls à 7 toëls .1 mèces le pîcnl.

Soit 63 fr. 10 C.A94 fr. 66c. les 100 k.

6 taëls 6 mèces le picul.

Soit 82 fr. 03 c. les lOOkil.

8 taëls 1 mice le picnl.

Soit 102 fr. 26 c. les 100 kil.

7 taëls 6 mëces le picul.

Soit 94 fr. 65 c. les 100 kil.

Le prix moyen des ventes de celte année a été de 80 fr. 60 c. les 100 kil., et inférieur, par conséquent, de 31 fr. 40 c. à ceux de 1842 et 1843.

Pendant la même année, Canton aurait reçu des États-Unis, d’après les relevés de M. Mac-Grégor : 1,186,633 kilog. de coton, estimés 906,619 fr., ce qui établit le prix du kil. à 0 fr. 76 c.

Il est de plus entré à Canton, eu 1844, sous pavillons bollandais, suédois, et par lorebas de Macao: 309,936 kilog. de cotons de diverses provenances, évalués à 421,427 fr. 73 c. En ajoutant ces quantités à celles indiquées plus haut, on trouve pour total de l’importation des cotons en laiuc à Canton en 1844 : 47,626,982 kilos, valeur 38,341 ,000 francs. Cette importation n’a été, en 1843, que de :

35,093,884 kilogrammes et de 28,194,943 francs. L’.Vngleterrc y a pris part pour :

31 ,869,300 kilos et 25,672,1 38 francs.

ABTIGLES d’importation.

L’Amérique pour^ ,99^ ,404 kilos.

La Suède id. 823,995 kilos.

A la 6n d’août 1845, les cours des cotons de ITnde, à Canton, étaient : Pour le Bombay, de 58 francs 8Ü c. à 78 fr. Î5 les 100 kil. Pour le Madras, 70 fr. 68 à 88 35 «

Pour le Bengale, 109 fr. 80 »

A la fin d'octobre de la même année, on cotait :

Le Bombay (ancienne récolte) de 37 fr. 20 c. h 75 fr. 75 c. les 100 kil.

id. Nouvelle récolte , 85

fr. 83

Le Madras (ancieuoe récolte) 85

id. Nouvelle récolte , 98

Le Bengale, 104

Et en décembre :

Le Bombay ordinaire, 83 fr. 30

Le Banda, , 98

Le Tinnivellj, 94

ce qui donne une moyenne de 89 fr. 60 c. pour le deuxième semestre -1845.

Le coton américain a été longtemps délaissé par les Chinois, qui avaient conçu contre ce lainage la prévention la plus injuste et la plus singulière. Ils lui reprochaient la meilleure de ses qualités , la longueur de sa soie, et préféraient infiniment les cotons de l’Inde avec leur soie courte. Cependant on est parvenu j avec beaucoup de peine, à les faire revenir de leur première opinion , et l'expérience leur, apprend chaque jour à mieux apprécier le mérite d’un produit qui parait appeler à prendre une place très considérable

VOTûCS E4 CBUtS.— T. 11k

VOfYAGE EN CHINE.

dans les importations en Ciiine. En effet, sous le rapport du prix comme sous celui de la qualité, l’avantage semble demeurer au coton d'Amérique, dont le cours, à Canton, présente une moyenne de 0 fr. 76 par kil. en tandis que celui de l'Inde en

donne une de 0 fr. 80 c. pendant la même année, prix inférieur de 52 centimes ou de plus du tiers, à celui qui se pratiquait les années précédentes.

Le bon marché a déjà fuit triompher, dans ces derniers temps , les cotons de Bombay et de Madras de ceux du Bengale. Il y a vingt ans, quand la moyenne de l’importation à Canton était de 28,000,000 de kilos et de 206,000 balles', celle du lainage du Bengale était d’environ 7,500,000 kilos, c’est à dire du quart du total.

Aujourd’hui que la première de ces moyennes s’est élevée à 45,000,000 de kilos et à 350,000 balles, la seconde est descendue à 5,000,000 de kilos, et ne forme, par conséquent, plus que le neuvième du total.

Il est fort probable que, d’ici à peu d’années, l’importation du coton d’Amérique à Canton prendra une grande extension, et que cet article tendra à se substituer aux cotons de Bombay et de Madras, de même que ces derniers ont pris la place de celui du Bengale, On' s’attendait, quand nous étions en Chine, à des arrivages de 50,00CT balles des États-Unis, pour 4840 ou

■ L« poidt d’un* balle de colon de linde eat d'à peu prie 13C kilue.

. ARTICLES D IMTORTATION.

5(>. Il est, du reste, hors de doute que les Américains, qui manquent encore d'articles d’importation pour la Chine, ou du moins qui n’en ont point d’équivalents à ceux qu’ils en exportent, feront tous leurs efforts^ consentiront même à des sacrifices momentanés, pour augmenter l’activité de leur commerce avec ce pays , et pour susciter des obstacles à celui de l’Angleterre. Le point essentiel pour eux, et le plus difficile, en même temps , était d’habituer les Chinois à leurs cotons, de leur prouver qu’ils pouvaient rivaliser avec ceux de rinde. Or, ce but parait avoir été atteint.

On évalue la quantité de cotons en laine employée annuellement par l’industrie chinoise à 850,000 balles, dont 500,000 seraient produites par la Chine ellemême, et 530,000 tirées de l’étranger. Nous avons vu que celte importation a presque doublé depuis vingt ans.

Cependant quelques personnes supposent qu’elle rencontrera des obstacles à un développement ultérieur , dans l’introduction toujours progressante des tissus de cotons étrangers, qui, par leurs bas prix , seraient appelés à supplanter complètement leurs similaires Chinois, et à ruiner l’industrie cotonnière nationale. Je parlerai plus loin de celte industrie , et j’indiquerai les raisons qui s’opposent à son anéantissement. Je me bornerai à faire observer ici que l’augmentation très considérable de l’importation des calicots anglais et américains , pendant ces dernières

années, parailn’avoir nullement nui à celle des cotous en laine, qui,ltienau contraire, a fait des progrès très notables de son eôté.

Sous l’ancien tarif, les colons en laine étaient frappés, à leur entrée en Chine , d’un droit de 4 taël 7 mèces

4 candarines par picul, ou de 21 fr. 9ü c. par 100 kilos. Le traité anglais l’a réduit à 4 mèces , ou 5 fr.

5 c. En estimant le prix moyen des 100 kilos à 85 fr., on trouve que le droit actuel représente à peu près 0 0/0 de la valeur.

Je m’occuperai plus loin de la culture du cotonnier en Chine.

Coton* fllëo.

Cet article , devenu aujourd’hui très important pour le commerce de Chine, n’a commencé à se montrer à Canton que bien longtemps après les cotons en laine de rindc-auglaise et les tissus de coton étrangers, jl paraît qu’il y fut l’objet d’un essai infructueux en 1827, et que quelques milliers de kilos de fils de coton qui y avaient été envoyés furent réexportés en totalité.

On fut plus heureux quelques années après , ce qui prouve que les Chinois ne sont pas aussi entêtés en

ABTfCLES d’importation.

mntière commerciale, et n’ont pas des préjugés aussi enracinés que beaucoup de personnes se l'imaginent. Le tableau suivant montrera la marche un peu irrégulière qu'ont suivie, dans un espace de sept ans, les importations de cotons filés anglais à Canton.

Aaatm.

QoastUét.

VkJ««n.

Prit d'un kilt

43h,779 kilog.

1,420,975 fr.

fr. 19 c.

. Il »'

Je ne saurais indiquer les importations de 1844 et de 4842. Elles ont dû se ressentir de la guerre.

En 4845-44, elles n’ont été que d’environ 272,000

kilos.

Enfin, en 4844, il a été importé à Canton, sous pavillon anglais :

4,050,345 kilos de cotons filés d’une valeur de . 3,742,244 fr. 22 c. ce qui donne une moyenne de'

2 fr. 25 c. par kilo.

1,’importalion de filés américains a été :

En 48.56-57 de 255,824 kilos,, et de 919, 490 fr.

(à 3 fr. 59 le kilo), et en 4857-38, de 3,085 kilos seulement.

En 4844, elle est remontée à :

408,084 kilos et 246,907 fr. 25 c. (2 fr. 28 c. le kilo ).

TOT AGE En CBinE.

Cette même année, un navire danois a importé : 24,559 kilos d’une valeur de 47,919 fr. 75 c.

En ajoutant ces dernières importations à celle’ de l’Angleterre , on trouve pour le total de 4844 : 4,779,708 kilos et 4,007,428 fr. 22 c.

En 4845, il n’a été que de 4,440,558 kilogrammes, et de 2,477,248 fr., dont 4,255,900 kilogrammes, d’une valeur de 4 ,595,750 fr., importés sous pavillon britannique. '

Les filés anglais paraissent mieux convenir aux Chinois que ceux d’Amérique. Du reste, cet article n'a pas encore pénétré fort avant dans l’intérieur ; les tisserands des environs de Canton en font, par contre, un grand usage.

Les numéros les plus demandés sont ceux compris entre 40 et 54 (anglais) ou 45 et 27 français.

Le prix moyen des filés anglais, à Canton, était :

En 184!], de 34 pîastrei le picul on 3 fr, 05 le kil.

£b 1843, de 31 n n oa 2 » 78 ■>

£o 1843, de îd. i> » id* **

En 1844, de 25/10 n n oa 2 >* 25 »

Le Friendof China, dans ses prix courants du commencement de décembre 4844, cotait les divers numéros de la manière suivante :

N«> 18 à 24 ( 14 A 19 franç«û) 23 piastres le picul, oa 2 fr. 06 c. le'kfl. a 26 à 36 (21 A 39 » ) 26 n » 2 33 »

artici.es d’import atior. Il*

Il donnoH les mêmes cours pour le commencement de ^ 8^.0.

A la même époque, plusieurs marchands cantonais indiquaient des prix un peu plus élevés. Us estimaient;

.Le n* 16 (13 françaû) 34 piastres le picnl, od 2 fr. 15 c. le kil.

) même prix.

— Ils disaient

que

Ton ne

lait point A Canton de trame de ce numéro et qu’on lie le demandait qu’en chaîne, n 32 ( 25/16 * ) 3 i piastres le picnl, ou 2 fr. 77 c. le kil.

Mime remarque qne pour le précédent.

<• 34 a ) 31 1/1 Ip picul, ou. . 2 fr. 81 c. le kil.

Même remarque- ^

a 38 (30/31 n ) 31 piastres le picnl, ou 2 (V. 77 e. le. kil. • On ne demandait pas ce numéro en chaîne, on ne le roulait qu en trame.

« 40 (32 a ) 31 1/1 le picnl, on. . 3 fr. 81 c. le kil. ,

Même remarque qne pour le précédent. •; a 42 (33/34 a ) 32 le picnl, ou. . . 2 fr. 86 c. le kil.

‘ • d) !: Même remarqne. ‘ '

A la fin de novembre ^1845, le China-mail cotait :

Les D<x 16 à 24 (13 à 19 français) 23 piastres, soit 2 fr. 96 c. le kil.

Ces prix étaient plus élevés, comme on voit, que ceux des trois années précédentes.

VOrXCE EN CHINE.

Mais ils ont un peu fléchi vers le commencement de décembre.

A cette époque, on coUit la chaîne n°* 18 à 34 (14 h 19. français) 30 à 31 piastres le picnl,soit. 3 fr. 69 c. à 3fr. 77 c. lelul.

N°* 26 à 40 (31 à 32 français) 38 h 39 piastres la picnl ,

soit. 3 fr. 40 c.à3fr,49 c. la kil.

Trame n°> 18 à 40 ( 14 h 33 français) 39 le picnl. ,

' Les cotons filés s’expédient pour Chine en paquets ou bundles , dont chacun renferme un nombre d’écbevettes égal au chiffre qui désigne le numéro du paquet. Ainsi, un paquet de fils n" ^6 renferme 46 écbevettes, un paquet n® 50 en contient 50.

Chaque bundle pèse 10 livres anglaises ou 4 kilos 555 'm. Le papier dont on enveloppe les paquets de trame est d’un gris verdâtre; cçlui des paquets de chaîne est jaunâtre.

Une balle est formée de 40 de ces bundles, et pèse par conséquent 400 livres anglaises ou 484 kilos 42 c.

Chaque balle se compose ou de chaîne ou de trame, mais jamais des deux à la fois.

On commence > par envelopper les paquets d’une grosse toile d’emballage, nommée en anglais éur/op», puis d’une toile grasse, et enfin, d’une troisième toile très forte. Après cela , on entoure souvent la balle de cercles de fer, afin de lui donner plus de solidité. Tel est le mode d’emballage le plus ordinaire.

Je vais indiquei* rassortiment de divers numéros

articles D IMrORTATION. i21.“

fie fils, que les marchands chniois considéraient comme le plus convenable en ^8 15 : , •

Numéro 16 (13 français) 5 paquets.

tt

fl

28 (22;23 it

rt

, Il

fl

Jusqu’à présent, on n’est pas parvenu à faire àdopter aux Chinois les fils de couleur. Cependant ceux teints en rouge-andrinople paraissent fixer leur attention, et ont ^lus de chances que les autres de donner lieu plus tard à quelques importations. Il y a vingt ans, les cotons filés blancs étaient tout aussi peu demandés à Canton que le sont aujourd'hui ceux de couleur, et pourtant ils font maintenant l’objet d’un commerce assez considérable. Mais il est bon de remarquer que les genres de cotonnades qui comportent des fils teints avant le tissage, ne sont généralement pas goûtés en Chine, etqu’il s’y fabrique peu d’articles à raies et à carreaux,

Des cinq ports Chinois ouverts au commerce européen, il n’y a que ceux de Canton et d’ Amoy qui demandent des cotons filés étrangers. Les pauvres familles de

VOYAGE EX CtHNE.

campagnards des environs de Canton, pour qui le filage du coton était jadis une précieuse ressource, souffrent beaucoup aujourd'hui de la redoutable concurrence des Anglais.

Le coton filé est frappé, à son entrée en Chine, d’un droit de ^ taél par picul ou de 42 fr. 62 c. par 400 kilog. Le prix moyen de 400kilog. ayant été de 284 fr. pendant ces dernières années, le droit représente 4 4|5 p. o[o de la valeur.

TlMa» de coton ëerufi et bloneo.

Voici de tous les produits de manufacture étrangère celui que la Chine consomme en plus grande quantité. Chaque jour il pénètre plus avant dans l'intérieur du pays; chaque jour son bon marché lui attire de' nouveaux consommateurs, et l’on ne peut prévoir à quelle limite s’arrêtera son importation en présence d’une immense population, heureuse et étonnée de pouvoir se procurer à si bas prix un objet de première nécessité, car il constitue rhabillemcnt de toute la basse classe de l'empire. Le tableau suivant indique les progrès extraordinaires que le commerce des tissus de coton a faits dans le seul port de Canton depuis une vingtaine d’années :

ARTICLES D IMPOJlTATIOJf

Importations anglaises.

De 1817 à 1819, en moyenne, 14,000 pièces d &SO,000 fr. par an. De 1829 à 1833, id. 3ô,0«0 id. 1,UO,000 n

Quantité, Valran,

. 5,832,234 mètres, on,

1834. . t raison de 35 m. 65 c.

\ par pièce 163,615 pièces et 3,809,875 fr.

1885. 10,252,338 mètres,

287,863 pièces

et 7,234,050 fr.

Ces importations se composaient presque en entier de tissus écrits et blancs.' Les indiennes et les mouchoirs n'y figuraient que pour de très faibles quantités.

Importations américaines. • ' .

pièces d’noe valeur de

410,508 fr.

350,788* àêl

L’inoportation angl

- sil

laise de tissus de

colon écrus et

VOYiGK EN CniNE.i '

blancs, s’est élevée, en -1 844, à Canton, à 4 ,420,735 piè- - ces valeur 20,476,242 fr.

Celle sous pavillon américain aurait été, d’après M. Mac-Grégor, de :

213,064 pièces et 3,447,227 fr.

Mais je dois faire observer que les relevés de M. Forbcs, consul des États-Unis, la portent, pour l’année finissant au 30 juin 4845, à 584,947 pièces. D’un autre côté^ les tableaux de la douane de Canton, que nous avons eus entre les mains, indiquent qu’il y est arrivé, depuis le 24 septembre 4845 jusqu’au 46 juin 4844, c’est à dire pendant un peu moins de neuf mois, 221 ,753 pièces de tissus de coton écrus et blancs américains, quantité supérieure à celle que le consul an- {jlais donne pour une année entière. Je crois donc que l’on peut hardiment considérer son estimation comme étant au-dessous de la réalité. Mais n’ayant aucun chiffre certain à substituer au sien, nous sommes obligés de le maintenir ici.

Les Hollandais ont aussi envoyé à Canton, en 4844 :

300 pièces de long-cloths évaluées. . . . 5,338 fr.

Et les Belges :

2,700 pièces 46,779 fr.

Enfin , il y est arrivé par lorchas portugaises de Macao, 49,802 pièces de diverses provenances et d’une valeur de. . . 854,216 fr.

ARTICLES d’ IMPORT AT10^ .

. En additionnant les diverses impQrtalipns précédentes, on trouve pour total de l'importation des tissus de coton écrus et blancs à Canton, en iS-'tA :

A ,386,596 pièces, d’une valeur de 24,480,003 fr., ce qui donne pour prix moyen de la pièce 4 7 f. 65 c.

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