T0V.4GB EN CHINE
ton, sont celles dont le l'ond est semé d’un léger picotage ou de raies très courtes et très rapprochées. Les grandes Heurs qui forment le dessin doivent se détacher nettement, et présenter des contours bien achevés. Il est bon d'y réunir les couleurs favorites des Chinois, le rouge, le bleu, le jaune, le lilas, le vert. Les dessins très réguliers, très chargés, ou d’une nuance sombre, doivent être bannis. Quelquefois des figures fantastiques, des oiseaux, des papillons, produisent un assez bon effet, mais il faut être sobre de ces ornements, et bien se conformer au goût chinois pour réussir dans ce genre. Point de fonds blancs, surtout; iis sont tout à fait délaissés à Canton. On remplace aussi les picotages et les petites raies par des fonds gris, chamois,' et de diverses autres couleurs claires. Enfin, le blanc et le noir ne doivent point dominer dans les chintzes. On ne consomme point en Chine d’indiennes à apprêt lustré ou glacé.
Les Anglais expédient leurs chintzes par 30, 40 et le plus souvent 50 pièces , dans des boites de fer-blanc renfermées dans des caisses en bois.
Le prix des furniiure-chintzes était à Canton :
En ^842, de 5 à 6 piastres la pièce.
En 4843, de 4 à 5 id. id.
En 1844, de 2 4/2 à 5 4;2 id.
En 4845, de 2 à 3 piastres ou de 40 fr. 86 c. à 46 fr. 29 c.
ABTICLES d'importation.
Une personne bien informée disait, vers la fin de 4845, qu’il y avait à Canton un stock d’indiennes, auquel il faudrait cinq ans pour s'écouler.
Les indiennes pour meubles paient à la douane de Canton, par pièce de 24 à 50 yards, un droit de 2 mèces ou de 4 fr. 52 c. , ce qui représente environ 9 4 /2 p. 0;0 de la valeur. Le droit impérial auquel cet article était jadis soumis s’élevait à 2 mèces, 5 candarines 9 cachs, ou environ 2 fr. par chang (3 mètres 63 centimètres. )
Turheyrcfl ehlntzc*.
( Indiennes rouge andrinople. )
Ce tissu, dont le fond est rouge andrinople, convient beaucoup aux Chinois. Des fleurs et enluminures . jauues, bleues et blanches sont semées sur la pièce. On emploie à Canton, pour couvrir les tables, les chaises, et pour orner la partie supérieure des bois de lits qui soutiennent les moustiquières, un article rouge andrinople avec fleurs dans le fond et raies jaunes pour bordures. Son nom anglais estconffee, et son nom chinois man-tehéong-iam. Il arrive d’Angleterre on pièces de 44 mètres 58 centimètres de long et de 94 centimètres de large, dont chacune se divise en douze morceaux, mesurant 4 mètre 93 centimètres en longueur et 437
VOYAGE E:t CBI!(E.
millimètres en largeur. Cet article était très demandé et très cher à Canton, en ^844.
Les indiennes rouge andrinople ordinaires coûtaient, vers lu fin de ^ 845, de 5 ù 4 piastres la pièce de 50 yards, et paraissaient délaissées. On avait vendu à 4 piastres 5;4, ou 25 fr. 80 c., des rouges andrinople français, qui valaient, dit-on, 52 fr. la pièce en France.
Cet article est tarifé de la même manière que les fwrniture-chintzes.
Tlsaua de coton teints unis»
Les tissus de coton teints en bleu, en rose, etdiverses autres couleurs unies, abondent sur le marché de Canton. Mais ils reçoivent presque toujours la teinture en Chine même. Cependant le relevé du consul des États- Unis mentionne 5,928 pièces de drillings ou croisés btcüs américains , importées à Canton pendant l’annéo -1844-45.
Les plain-tiirkey-red-cïolhs, ou calicots rouge andrinople unis , dont les Chinois n’ont jamais su imiter l’éclat, continuent d’élre expédiés d’Angleterre en Chine. La longueur de ce tissu est de 24 à 50 yards ou de 2f mètres 95 centimètres à 27 mètres 42 centimètres; sa largeur est tantôt de 55 pouces anglais, ou de 858 millimètres, tantôt du double, c'est à dire de-1 mètre 676 millimètres.
ABTICLES d’importation. 151
Il s’expédie comme les indiennes dons des caisses de fer-blanc, placées dans des caisses ên bois.
Le coure des plain-lurkey-red-cloths flottait, à la fin de ^845, à Canton, entre 5 piastres 4|2el5 piastres, ou 49 fr. et 27 fr. 45 c. par pièce dé 24 mètreti 95 centimètres de long et de 85 centimètres de lai^e.
Vers la fin de 4845, les marchands de Canton ven~ daient en assez grande quantité an article qu’ils disaient avoir été nouvellement importé, et qu’ils croyaient appelé à un grand succès. C'était un tissu de coton, parsemé de petites fleurs très rapprochées (genre cambric), teint en rose, en jaune, en vert uni. Les pièces avaient 55 yards ou 48 mètres 45 centimètres de long , dimension toute nouvelle sur ce marché, et 89 centimètres de large. Leur prix élaitdeC piastres 4/2 à 7 piastres 4/2 ou de 55 fr. 50 c. à 40 fr. 70 c., ce qui portait le prix rfu mètre de 75 à 84 centimes. Il paraît que les dames' chinoises, même celles appartenant à l’aristocratie du pays, commençaient è se servir de ce tissu pour vêtement, parce qu’elles lui trouvaient duelqUe analogie av'ec là soie. A ce titré, il 'méiTterôit de fixer l’attention de nos fabricants.
TOTiGK EN CHINE.
ArMclea dlvera «le cotan.
Les velours de coton unis se vendent depuis quelques années à Canton au prix de 50 censes la yard, ou de A fr. 80 c. le mètre de 65 centimètres de lai^e. Les Anglais en ont encombré le marché.
Les guingans , les jeans , les palliacats , les tissus mélangés de coton et de laine, et beaucoup d’autres articles, ont été souvent présentés à Canton, mais ne sont pas encore parvenus à y entrer dans la oonsomma*^ tioü pour des quantités considérables.. > >'
IHaucliolrs «le coSan.
if
Les mouchoirs importés par les Anglais en Chine sont parfaitement carrés. Ils ont de 75 à 80 cenümètres de côté.
Ceux à fond bleu, avec fleurs blanches réservées, sont très . convenables pour le marché de Canton. Ils ont ordinairement 79 ..centimètres de côté, et se ven-
daient A piastre 40 c. ou 5 fr. 97 c. la dousaine, en décembre 4845. Les seconds choix ne valaient que 4 fr. 60 c. De jolis mouchoirs à fonds bruns, ornés de fleurs blanches, ayant 76 centimètres de côté, se vendaient de 4 piastre 80 à 2 piastres, ou de 9 fr. 75 c. à 40 fr. 85 c. 1a douzaine.
P'O'H'ed by Goÿglc
ARTICLES d'importation.
' Des mouchoirs fond rouge garance, à fleurs blanches, de 75 centimètres de côté, valaient, à la fin de 4845,
4 piastre 60, ou 8 fr. 70 c. la douzaine.
Les mouchoirs à fond rouge andrinople, avec fleurs et enluminures jaunes, blanches, bleues, vertes, sont très aimés à Canton. Leurs dimensions sont un peu yariables, mais ils ont le plus ordinairement 77 centimètres de côté. Leurs prix flottent entre 2 piastres 40 et
5 piastres, ou 45 fr. et 46 fr. 50 la douzaine.
Les mouchoirs ont en Chine différents usages. Ceux de très petite dimension, qui se fabriquent dans le pa)’s et dont je parlerai plus loin, servent pour le nez ou pour s'essuyer la bouche pendant les repas. Les mouchoirs étrangers sont le plus souvent employés à envelopper divers menus objets, à recouvrir de petits meubles, à envelopper les parures iet les vêtements de soie des dames.
Observ'ittlona relatlvea aux ttaaua de coton fran^ala Imprtmëa et teinta.
Nous avons dit que les Anglais eux-mémes reconnaissaient qu'aux yeux des Chinois nos indiennes étaient supérieures aux leurs. D'après cela, on devrait supposer qu'il nous serait facile de placer cet article dans le Célesle-Empirc. Mais la question du bon mur-
clié serait encore ici le grand obstacle que nous aurions à vaincre.
La plupart de nos indiennes-nleubles à grands dessins sont trop chères pour trouver une vente facile à Canton, dont le niarchéest sans cesse inondé de ce genre de marchandise.
Nos indiennes à petits dessins ne seraient probablement consommées, en Chine, qu’en très faible quantité, dans le cas même où leurs prix ne seraient pas trop, élevés, CO qui est malheureusement le cas, comme pour les indiennes-meubles.
Si l’on se décidait, en France, à expédier des indiennes en Chine, il faudrait que IcS pièces eussent les dimensions requises de 25 à 26 m. de long, sur 75 à 76 centimètres de large. Nous répéterons ici ce que nousavons dit pour les tissus de coton écruS et blancs ; c’est que nous ne pouvons espérer, dans l’état actuel de notre industrie, placer nos indiennes à Canton avec avantage, que si nous trouvons à les y échanger contre des produits du pays qui nous donnent un beau bénéfice. Les marchands cantonais rendent , sans aucun doute, parfaitement justice à la beauté de nos dessins et à l’éclat de nos couleurs ; mais ces avantages ne compensent pas les inconvénients qui résulteraient pour eux de la différence de prix entre nos articles et ceux des Anglais. On paierait, en général, de 5 à 4 piastres la pièce de nos indiennes-meubles les plus goûtées, ayant les dimensions requises, ce qui ferait revenir lé
ARTICLES d’importation.
mètre, en moyenne, à 0 fr. 74 c. Cependant, quelques articles de Mulhouse et de Rouen auraient obtenu peut-être, en 4845, jusqu'à 4 et 5 piastres, surtout dans les ports situés au nord de Canton, et de pareils prix auraient laissé du bénéGce. D’autres, par contre, ne se seraient vendus qu’à deux piastres 4;2. Les fabricants français qui voudraient fournir des indiennes à la Chine, devraient prendre pour modèles les échantillons rapportés de ce pays, qui ont figuré, en 4846, à l’exposition chinoise, à Paris.
Un article de Mulhouse, qui conviendrait beaucoup à Canton et à Ohang-Haï, ce seraient des laslings pour meubles, avec grands ramages' sur fond clair. Ils devraient être livrés en pièces de 25 à 26 mètres de long, sur 75 à 80 centimètres de large. Quelques échantillons de ces tissus, soumis à des marchands cantonais, ont excité leur admiration. Du reste, les estimations de CCS connaisseurs ont beaucoup varié. Les uns affirmaient que cet article, coté 2 fr. 25 c. le mètre en France, en 4843, vaudrait à Canton 4 piastre le mètre; d’autres parlaient de 75 censes (4 fr. 05 c.); d'autres , d’une demi-piastre; d’autres , enfin , de 40 censes seulement. En prenant la moyenne , qui est de 66 censes, ou de 3 fr. 60 c., et en retranchant le prix français augmenté de 22 p. 0/0 de frais et diminué de 70 c. de prime d’exportation , on trouve pour différence 4 fr. 56 c. par mètre, ce qui constituerait le bénéfice réalisé sur cet article d’autant plus digne de
VOYAGB EN CHINE.
fixer ratlentioü des exportateurs fran(;ais, qu'il n’avait point encore été présenté en Cliine, il y a deux ans, et qu'il semblait pniTaitement conforme au goût du pays. Les observations faites plus haut relativement aux dessins des indiennes destinées ù Canton, sont également applicables à l’article qui nous occupe.
Ce tissu a aussi trouvé des admirateurs à Chang-Ilaï, où des marchands expérimentés l'estimaient, en piastres, à une valeur correspondante ù -î fr, î>() c. le mètre de 80 centimètres de large.
Il nous serait bien difficile d’importer avantageu.sement en Chine des calicots teints en uni , vu <]ue ce genre s’y fabri(|uc en très grande quantité et à très bas prix, comme je l'indiquerai plus loin en examinant les diverses industries de ce pays. Cependant im article moiré, fabriqué à Rouen sous le nom d'éloffe ù parapluie, aurait pu, en I8i5, se vendre û Ningpo au prix de 5 piastres A]2 À A piastres la pièce de 20 mètres de long sur 7o centimètres de large, en couleurs foncées , mais eu apprêt ordinaire et non glacé.
Nous pourrions peut-être fournir à la Chine des mouchoirs de couleur dans le genre de ceux qu’y importent les Anglais. Ce seraient surtout des fonds bleus ù fleurs blanches réservées et des fonds bruns et rouges garancés, toujours avec fleurs blanches dans l'intérieur, qu’il faudrait y envoyer, si les prix de 6 fr. pour la douzaine des premiers, et de 8 à II fr. pour celle des
ARTfCirS n’iMPORTATION.
autres, ne paraissaient pas trop bas à nos fabricants. Ces mouchoirs ne devraient avoir que de 75 à 80 centimètres de côté. Ceux de ces articles qui ont Cguré à l'exposition des produits cbinois, à Paris, devraient leut* servir de guides. Je crois qu'il y aurait plus à gagner en Chine sur ce genre que sur les indiennes et surtout que sur les tissus de coton blancs et écrus.
Des mouchoirs ù fond rouge andrinople, avec (leurs de 'nuances variées, obtiendraient de t5 à J7 fr. la douzaine.
Bien que l’on fabrique en Chine même des mouchoirs à carreaux, ce genre ne s’importerait probablement pas avec avantage dans ce pays, car tous les tissus rayés que les Anglais ont essayé d’y vendre, y ont échoué.
11 convient de mentionner ici un article dont la consommation est entièrement limitée à Macao : ce sont les serras, longs châles de coton à grands dessins et fortement apprêtés, dont s’enveloppent les femmes de race portugaise de cette ville. Elles s’en entourent tout le corps et en forment un capuchon lié sous le menton par des rubans ; d’autres rubans fixent le châle autour de la taille. Une jerra ordinaire vaut G piastres. Les Anglais en importent environ 200 pièces par an à Macao. Celles fabriquées en Portugal, réputées les meilleures, valent jusqu’à 15 et 20 piastres, sans que la fabrication en soit remarquable ni très chère. Il ne
TOTiGE E?( CHINE.
serait pas difficile aux fabricants français de faire, mieux et à bien meilleur marcbc. Malheureusement on ne pourrait importer cet article qu'en très petite quantité.
Les velours de coton imprimés d'Amiens auraient beaucoup de succès en Chine, en pièces de 27- mètres de long sur 65 centimètres de large. On y obtiendrait probablement , en moyenne, \ 2 piastres de la pièce, soit 2 fr. -îO c. du mètre. Les couleurs préférées sont le vert, le bleu et le cendré. Les velours verts imprimés se paieraient peut-être plus d’une demi-piastre le mètre.
Des velours de coton fond rouge, à grandes fleurs jaunes et bleues, pourraient valoir jusqu’à une piastre et demie le mètre. Les Chinois demandent ce genre, qui ne leur a point encore été apporté.
Quant aux velours de coton unis d’Amiens, ils ne se paieraient que 28 à 30 censes (1 fr. 60 c.) le mètre, prix qui laisserait de la perte.
Je termine ici cette revue rapide des articles de coton français susceptibles d’étre importés en Chine. J indiquerai, dans un autre chapitre, le mode d’après lelequel je conseillerais au commerce français d’établir ses relations avec ce pays , convaincu que je suis de l’impossibilité d'arriver à de grands résultats, aussi longtemps qu’on se bornera à des tentatives isolées et particulières, aussi longtemps que l’esprit d’association
AIITICLES d’iMPORTATIOλ.
ne présidera point aux efforts tentés par le commerce français vers l’extrérae Orient.
Tluaf de laine.
L'importation des tissus de laine à Canton, s’est élevée, en 1844, à la valeur de 17,245,829 fr. L’Angleterre y a participé, à elle seule, pour 15,740,842 fr.
En 1845, il n’est entré dans ce port que pour 11,167,785 fr. de cet article, dont 10,15.5,325 fr. sous pavillon britannique. La valeur des tissus de coton importés à Canton en cette année a été de près du double de celle des tissus de laine.
Pour donner une idée complète du commerce des lainages étrangers en Chine, je ne puis mieux faire que de transcrire ici quelques extraits de deux rapports de M. N. Rondot, délégué de rindustrie lainière dans la mission de Chine, rapports publiés dans les avis divers du ministère du Commerce.
Importance en Chine du commerce des lainages. — Les tissus de laine constituent, avec ceux de coton, presque la totalité des importations en Chine.
Le cadre de celte note ne conqiorte pas l’ historique de nos expéditions de draps dans ce pays. Un fait général, cependant, en ressort : c’est le manque de succès qui les a presque toujours suivies. l/es lots satisfaisants,
YOYAnr. EN CHINE.
tant pour les couleurs que pour la qualité et rassortiment, se sont soldés avec perte. Il ne faut pas s’en étonner : notre commerce a jusqu’ici tenu trop peu de compte des goûts, des habitudes et des préférences de la consommation chinoise; de là l’insuccès des envois, et, nous n’hésitons pas à le dire, toute maison qui présentera sur le marché des tissus autres que les genres et espèces requispour la consommation générale subira le même sort.
La France, pour l’industrie des lainages, n’a guère à envier à l’Angleterre. Les manufactures de Sedan, de Beauvais, de Reims, d’Amiens, de Roubaix, de la Normandie et du Midi, peuvent soutenir la concurrence, et peut-être même lutter victorieusement : leurs échantillons en ont donné la preuve. Toutefois, avant de mentionner les articles de notre fabrique, qui peuvent convenir au marché chinois, il est essentiel de rappeler que l’industrie lainière de France n’y trouvera de débouché sérienxqu’autantqu’elle pourra rivaliser aved’Allemagne, r.\nglcterre, la Russie et la Hollande, pour les
SFAMSII STRIPES, IcS BROAD CLOTHS, leS LONG ELLS et IcS CA.MELOTS. Tout le commerce est là. Jamais les innombrables ara'c/rs de fantaisie que chaque saison voit éclore et s’oublier chez nous, ne pourront se substituer aux types de vieille date.
A Canton, les draps s’adressent aux classes aisées, moyennes, à la bou^eoisie et à la noblesse mandarine exceptionnellement ; le peuple achète quelques pièces
ARTICLES d'importation.
üe qualités grossières pour sÂotn«.) Malgré la situation méridionale de la province et la douceur des hivers, la consommation y est assez considérable.
Les Chinois qui ont de la fortune aiment avec passion les vêtements riches. Une garde-robe bien fournie çst chez eux un sujet de vanité. Autant ils se soucient peu du linge de corps, de le porter fin , propre et frais, autant ils attachent d’importance, de valeur aux draperies, aux soieries, aux fourrures. Pour ce dernier article le luxe est poussé à l’extrême. Les personnes qui ont vu les coffres en bois desandal d’un des premiers mandarins deCanton, ont admiré de précieux iaï-quasen fourrures de Tartarie, du Shing-king (province de la Mantchourie,) du Ghih-li, trop belles, trop rares d’ailleurs, pour avoir une valeur commerciale ; des toisons à mèches vrillées, en perles d’agneaux, retirées du ventre de la brebis à une certaine époque de la gestation, et de moutons, d’une finesse et d’un soyeux qui donnent l’espoir de trouver à Chang-hai quelques intéressantes races ovines.
Que conclure de ces faits? Que le prix des lainages n’est pas factice, qu’il est sérieux, fixe, parce que l’importation n’est nullement forcée, mais naturelle, normale, appelée, maintenue par les besoins, les habitudes, les goûts du pays, et celui qu’on a étudié se trouve le plus méridional de l’empire. A plus forte raison, la consommation, et par suite la demande, doivent-elles être plus considérables dans les provinces septentrio-
>OYAGt: CHINE. — T. III. U
VOTâCE EN CHINE.
nales, dans les régions montagneuses du Yumn, du SAuun-xt, du Sheun-si, du Chik-K, etc., et, sans remonter si haut, dans le Fo-kien, dont on voit, à Canton, les liabitants, la tète ceinte du turban et vêtus de peaux de moutons.
Spanish ttripet. — Sous cette dénomination générale, on comprend les trois qualités de drap léger, à lisières rayées, que les marchands chinois désignent sous les noms àemiddlingclofh, de woollen ship master s cargo N' 9ne, N'two, et qu'assec souvent, ils appellent hangtaëni.
On peut en estimer la vente annuelle de 20 à 30,000 pièces de 20 yards, soit environ 300,000 yards à 4 piastre 20 la yard en moyenne. C’est donc une valeur de 600,000 piastres, ou 3,300,000 fr. environ.
lA)iigueur des pièces.,,. 19 à 21 yards(17" 35 k 19" 20.)
Laize id I iachea ou 4 covids (1) I ou 2 paalM.
j (157) •/" entre lisières.)
Le choix des couleurs a souvent varié : tantôt le noir, tantôt l’écarlato ou le bleu clair ont été faveur, mais plus constamment le bleu foncé, et surtout le violet pourpre foncé.
Aujourd’hui (juillet 4843) les deux couleurs qui se présentent avantageuseineul à Canton sont encm*e.le bleu et le violet pourpré. Comme les |)roportions sont tout aussi variables que les cours, il ne faudrait pas s'astreindre trop rigoureusement ii la note d'assorti-
ARTICLES d'importation.
ment. Il y a deux ans, les icarlaUs étaient en faveur. Eu juillet ^844, les lots où dominaient les purples se cotaient avec prime, et en février 4 845, les bleus étaient les plus recherchés. Il est bon de savoir, en outre, que chaque province de l’empire chinois se spécialise par un goût différent, et que les assortiments convenables ù Canton sont remaniés, modiflés par les marchands de Fu-Chow, de Nankin, du Ktvang-Si, du Fo-Kien, du Yün-Nann, que l’on remarque dans les boutiques de Tathon-Kaë.
QualKës» prix couriints des tiMMus de lain r .
La qualité des tissus ne se peut apprécier qu’au vu d’échantillons; les différences de compte, de finesse, de souplesse, de légèreté, qui spécialisent les qualités diverses, ne s’établissent sûrement qu’alors qu’on les ramène à des types connus sur le marché.
Prix courants. ' — En France, le prix (c’est du moins la règle ordinaire) est proportionnel à la qualité, et les variations ne sont déterminées que par le rapport plus ou moins immédiat de l’offre et de la demande. Â Canton, la valeur dépend de causes très complexes du stock, de la saison, de la proximité de la mousson du S.-O., de l’affluence des marchands du Yunnan, du Fo-Kien, du Ktang-Sou, du Ktvang-Si, de l’activité des relations des hanistes avec leurs correspondants des
VOYiGE CHINE.
provinces du Nord, el de la convenance du tissu ; mais le cours se ressent surtout de celui des thés, de l'assortiment des coulciirs; et l'on conçoit que si l’acheteur chinois a été squeezed (pressé, influencé) par les mandarins, s’il se préoccupe de l’encombrement, il lui sera facile de trouver mille bonnes raisons pour dépré*cier la partie ; il sufflra de 4 à 2 inches de moindre laize, de quelques pièces dont la teinture laissera à desirer (ob— jeclimable colours), pour solder à 75 cenis peut-être les spanish slripes anglais ou allemands.
Les cours varient donc singulièrement, passent brusquement de la hausse à la baisse suivant le stock et les influences locales ; mais quelque extraordinaires de bon marché que soient souvent les ventes, les prix peuvent s’analyser, et l’on trouve encore non pas un bénéflcc réel, mais un intérêt suffisant.
On a souvent dit que les Anglais sacrifient leurs articles d'importation, les soldent au besoin au pair ou en perle. Cela n’est pas exact en général. Nous ne sommes plus au temps de l’honorable Compagnie des Indes ; on ne fuit guère aujourd’hui de concessions aux Chinois, et les sacrifices auxquels on se résigne portent sur les points où on lutte avec l’intelligence et la supériorité industrielles étrangères. Sur le terrain des lainages, les Anglais n’ont pas de rivaux. A eux le privilège de satisfaire à la consommation chinoise ; car les Américains vont chcrdicr leurs cargaisons à Liverpool ; les Allemands el les Belges ne se inonlrent que rare-
ARTICLES D IMPORTATIOxN.
ment, et ne sont pas familiarisés avec le marclié ; enfîn les Français n’ont présenté que d’insif^nifiants lots de draps demi-fins et fins qui, assez souvent, n’ont obtenu que des prix inférieurs. Pour le placement de leurs lainages, les Anglais sont donc dans de bonnes condi> lions, et ils savent les utiliser. De l’aven de l'une des plus actives maisons de Canton, on gagne toujours un peu sur le spanish slripes; on gagne, malgré rencombrement, la hausse des thés et la dépréciation des articles importés.
Les spanish slripes se divisent en deux ou trois qualités bien distinctes ; quelquefois un assortiment les comprend toutes les trois. Les couleurs en vogue sont : en n° A, les gris, jaunes, etc.; en n° 2, les noirs, bruns, etc. ; en n„ 5, le plus souvent, les lots sont d’une seule qualité, toujours un peu inférieure, affaiblie dans les nuances secondaires.
On conçoit que le prix doive varier selon la force, la bonté, les dimensions ; mais les prix courants publiés par les journaux de Hong-Kong supposent le spanish slripes, qualité courante, 62 inches pleine laize, lisières payées, etc. ; voici quelques cotes ;
En <1856, on soldait à Canton les spanish slripes, qua- » lité courante, de ^ piastre 20 à -I piastre 50 la yard (de 7 fr. 20 c. à 9 fr. le mètre), et la qualité supérieure, <jui pourrait coûter de 6 à 9 deniers de plus la yard, se vendait I piastre 50 à -1 piastre 75 (de9à^0fr. 05c. le mètre). A celte époque comme aujourd’hui, les draps
TOTAGE EN CHIKE.
tondus trop ras et montrant la corde étaient dépréciés de ^0 0-15 cents par yard (de 60 à 90 cent, par mètre).
De mai ■18-'{4 au 22 janvier 4845, les prix ont subi les variations suivantes ;
pi.
/mai 4
[juin 4
juillet. . . .
( septembre. . 4
octobre. . . 4
novembre . . 4 décembre . . 4
0 janvier. . 4
. 45 id. . . 4
22 id. . . 4
c. pi. c«
30 la yard
Dans les ports du Nord, les cours sont à peu près les mêmes. — A Atnoy, en juin 4843, on ne voulait payer les spanish slripes qu'à un prix très restreint. Il en est entré dans ce port, du 2 novembre 4843 au 34 mars 4844, 4,047 yards à 4 piastre 25, valeur moyenne. Au 40 octobre 4844, la cote était de 4 piastre à 4 piastre 30 la yard.-
Chman, la cote nominale était, en juillet 4844, de
ARTICLES d’importation.
4 piastre 40, tandis qu’à Chang-hai les ventes s’opéraient plus facilement à 4 piastre 50. Pendant le même mois, des parties considérables de spanith stripe$ s’y sont échangées contre des produits du pays sur le pied de 4 piastre 50 à 4 piastre 55 la yard (62-65 pouces anglais). Le marché était d’ailleurs un peu encombré, et une certaine quantité de draps allemands importés par V Andromaque ne trouvait pas d'acheteurs. Un fait analogue se produisait à Ningpo à la même époque : le Vanguard avait chargé à Singapore, en mai, des spanish slripes d’Allemagne apportés par l’Arme-Elise, de Brême; ees tissus, trop beaux et trop chers pour le marché, restaient invendus. On doit ajouter que la partie de draps fabriqués par MM. Bertèche, Bonjean et Chesnon, de Sedan, et J. Randoing d’Abbeville, n’a pas obtenu un meilleur sort. Ces draps, que le consignataire de Macao avait fait présenter sur les marchés du littoral de la Chine, après les avoir offerts sans succès a Canton, a Macao et à Ilong-Kong, sont revenus se vendre à Macao à 4 piastre 80 la yard (40 fr. 85 c. le mètre.) /
Canton offre aux spantsh slripes un marché assez animé. Sans être aussi recherchés et aussi rapidement enlevés que les long-ells, les longc-lolhs et les drills, ils se traitent, au commencement de l'iiiver, assez largement sur échantillons assortis. Les parties de marques connues, de couleurs vives et de laize convenable, s’écoulent naturellement les premières. Dans les saisons
TOVAGF. EN CHIKE.
chaudes, à la mousson de sud-ouest, tous les lainages étaient en souffrance, et il ne s'effectuait que fort peu de ventes. H y aurait même stagnation absolue sur cet article, si les marchands de l’intérieur ne venaient faire quelques choix dans leurs nuances favorites. L’époque qui permet le mieux d'en apprécier la valeur réelle, à Canton, parait être le mois d’octobre. On y a vu payer alors les spanish stripe$, savoir :
pi. e. pi. e. fi. r. fr. e.
( ordinaire. ... I 00 à 1 05 iayard (G 00 à R 30 le mètre.)
bonne ordinaire t 15 à 1 30 — (6 90 à T 20 — )
bonne (qualité
habit-cloüt. .135 5130 — (7 505780 — )
Bupérieure (qualité medium-
cloih I 35 5 1 45 — (8 10 5 8 70 — )
Une maison américaine n’a obtenu de plusieurs balles de bon ordinaire que ^ piastre (6 fr. le mètre), parce qu’il manquait deux inches h la laize. Ap-htng a traité à 85 cents un beau spanish slripe de fabrique russe de 55 inclus. Une maison anglaise a vendu à 90 cents une expédition en qualité légère, et un consignataire hollandais n’a pu écouler des draps belges, parce que l’assortiment ne se composait que de quatre couleurs, lesquelles n’étaient pas convenables, et parce que la largeur variait de 54 à 62 inches. On livre rarement à 75 et 70 cents, et l’on ne cite qu’un seul solde à décents.
Dire que telle vente de 60 balles s’est effectuée à I piastre 10, telle autre de 2,000 pièces à 0 piastre 95, telle autre enfin de 28 balles de choix à 4 piastre 40,
4BTICLES d'iMPORTATIOX. . 169
ce serait oCfrlr des détails de peu d’intérêt lorsque les outres éléments de comparoison manquent, et on ne saurait les établir sur des données qui, le plus souvent, sont vagues et incomplètes, chaque affaire étant accidentée de conditions ou de circonstances diverses. On croit donc devoir se borner aux approximations qu’on ^ vient de lire, et l’on aura d'ailleurs occasion de revenir sur ce chapitre en parlant des échantillons.
L industrie lainière peut se résumer, en Chine, en quatre grands articles :
Valeur
d'importation.
piastroe. Tranu.
2,000,000 ou 1 1,000,000 î)7o,000 5,105,000
auxquels il faut ajouter quelques autres tissus secondaires, tels que draps nti-fins et Ans, couvertures de laine, lastings, llanelles, nouveautés. Il est inutile d’insister, à présent, sur ceux-ci; non parce que leur vente ne permet de réaliser que de faibles bénéfices, maisparco qu’ils ne sont pas des éléments de grand commerce, Ueauvais, Reims etd’autres villes, peuvent fabriquer , le spanish slripe anglais ou allemand, si recherché des Chinois, et le présenteront, on l’espère, dans d’heureuses conditions de placement. IN'os manulucluriers n’excluront jamais le drap de GoH élisons, mais il leur
Le spanieh slripe,
Le long-ell
Le camelot
Le polemièten
est facile de lui faire concurrence, et l’on a lieu do croire qu’à Chang-haï, notre type de Moüy, moelleux et léger, sera peut-être préféré. On peut donc compter sur quelques importations en spanish stripe, et Changbaï et Canton en seront les marchés naturels.
On ne connaît guère en France le long-ell^ au moins de nom. C'est une serge qu’au temps des corporations on faisait dans beaucoup de provinces, en Picardie, en Champagne, en Berry, etc. Probablement on trouverait encore, dans quelques villages du Midi, des métiers de long-elt, battant pour la consommation locale.
Il reste à savoir si nous pourrons livrer cet article ù aussi bon marché que les Anglais : la pièce de 22 mètres, laize de 78 à S I centimètres (5croisuresaux S millimètres) se vend quelquefois 7 piastres 50 cents (45 fr.) Le long-ell est un ancien article qui est entré dans les habitudes du peuple chinois ; il s'est toujours vendu facilement, parce qu’il convient à toutes les classes, aux pauvres pour leurs vêtements, aux riches pour leurs ameublements; il s’écoule aussi bien au JNord qu’au Midi, et mérite de fixer l’attention.
Le camelot est une de nos anciennes étoffes que les Anglais fabriquent avec une très grande supériorité. 11 en reste peut-être encore à Amiens et à liille quelques métiers : ils sont devenus aujourd’hui des curiosités manufacturières, caria nouveauté a tué chez nous le camelot comme la plupart des unis; et il est à craindre qu'elle ne paraly^ les meilleures intentions de nos fa-
ARTICLES d’iMPORTITÎoN.
bricanls, et ne leur fasse remonter sur les métiers les armures de fantaisie au lieu des bricoteaux à 2 et à 4 lames.
Le camelot esf surtout l’élément de l’importation lainière à Amoy ; il est déprécié à Cbang-haî, à Ningpo, mats les prix en restent assez fermes à Canton.
Le po/emielen est aussi un camelot, mais sa chaîne est tantôt en soie, tantôt en laine brillante de Hollande; les Hollandais conservent en quelque sorte le monopole de la manufacture et de la vente, et les imitations anglaises, toujours trop belles, se paient 2 et 4 piastres au-dessous du cours. Leyde est maîtresse de la fabrication des foletnielen,eU si l’on en croit certains rapports, on réalise, même encore aujourd’hui, de beaux bénéGces sur cet article.
Voilé donc les quatre grands articles dont le placement est sûr. Les couvertures de laine (1 37,500 fr.); les lastingsse placent bien aussi. Les flanelles, les casimirs, les draps mi-flns et Ans, les étamines, les nouveautés, etc. , interviennent dans des proportions relativement secondaires dans la consommation ; leurs prix sont très variables; la baisse les avilit souvent, mais l’importation atteint encore le chiffre de 850,000 piastres (4,675,000 fr.) environ.
Le commerce français a une part à prendre dans l’importation en Chine, un rôle à jouer sur ce marché : ce rôle sera secondaire ; on ne se fait point illusion sur l’importance probable de nos rffaires dans l’ex-
VOTÀCE EN CHINE.
tréme Orient. Nous apporterons en lainages un assortiment que nous composerons de spanish stripes , de longells et de camelots, si nous pouvons les établir avec avantage, et nous le compléterons avec quelques parties de draps mi-Gns, genre cachemire, d’Abbeville, etc., qui se demandent à Cliang-haï, à Canton et à Amoy, avec des couvertures de laine de Reims et de Montpellier, quelques flanelles etbolivards ; et il faudra essayer de nosjolis articles de fantaisie, quelcs Chinois recherchent déjà comme curiosités, et dont, le temps aidant, il leur viendra peut-être le goût de vêtir leurs femmes et d’orner leurs appartements.
Quant aux Glés de laine, on ne conseille pas d'en envoyer, on les solderait en perte, sauf quelques petites parties de chaînes en peigné.
Le délégué de l’Industrie des laines a trouvé des draps russes dans toutes les villes de Chine qu’il a visitées; Soii-tehou en est le grand entrepôt, et ils y arrivent de Kiakhta par Kalgan et Péking. Les prix de la même qualité, aux mêmes marques et étiquettes, varient singulièrement suivant les divers points, et non proportionnellement aux distances. Ainsi, à Chaiig-haï, de 12 fr. à 15 fr •L'ic. le mètre; à Ningpo , 9 fr.;- à Tinghaï, de 9 fr. GO c. à 12 fr. ; à Amoy, de 18 fr. à 19 fr. 10 c.; à Tchaug-tchou, 18 fr., et à Canton, 15 fr. Ces différences s’ex|)liquent par la nature des paiements. Le drap ^ russe est très reel^erehé des classes moyennes chinoises,
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ARTICLES d’importation.
et c’est, avec le spanùh stripe a la marque GoU et sont, le lainage le plus estimé dans presque tout l’empire*.
Quoique la Chine possède de grandes richesses minénérales, comme je l'indiquerai plus loin, l’importation des métaux y est, considérable. Voici un tableau qui indique les quantités et les valeurs des divers métaux que Canton a reçus pendant deux années :
Feromr(5. 4, 0C2, 542 k. val. 739,573 f. 1,809,329 k. 400,989 f.
Acier. 90,720 ■ 34,909 19,102 0,890
Cuivre ouvriî. 28,111 > 51,280 97,082 200,670
Etaincn blors. .•>08,084 > .598,033 13,001 22,024
Plomb cil saumons. 1,443,510 » 023,527 1,274,044 577,790
Zine. 40,141 > 25,002 110,980 02,309
Elain en feuilles 6,140 caisses 201,127 74,897 47,197
Totaux des valeurs. 2,274,117 fr. 1,323,881 f.
L’importation du fer en Chine a lieu presque exclusivement sous pavillon anglais; celle du plomb, au contraire, appartient aujourd’hui aux Américains, qui livrent ce métal au bas prix de quarante à cinquante centimes le kilogramme.
Le fer en barre de I à .'î pouces anglais valait, à la fin de >l8-io, à Canton, de 2 piastres 80 c. à 5 [liastres le picul, ou en moyenne, 26 c. le kilo.
L’acier, A piastres le picul ou 56 c. le kilo.
Le zinc, 6 piastres 5/4 le picul ou 61 c. le kilo.
* Nous (levons répéter que tout l’article sur les biiiiaiies est evtrail des r.ii>ports de M. Kundot.