‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 27 sur 85 · VOYAGE EH CHINE · texte numérisé non relu

VOYAGE EH CHINE

L’étain en feuilles, de 6 4/2 à 7 piastres la caisse.

Le mercure, 427 piastres le picul ou 44 fr. 40 c. le kilo.

IjC cuivre en barre, 24 piastres 4/4 le picul, ou 2 fr. 48 c. le kilo.

L’étain vient des détroits et notamment de l’ile de Banca. Le Japon fournit à la Chine une gronde quantité de cuivre, qui ne figure pas dans les tableaux ofGciels que nous avons pu consulter.

ArilclM d*lt«rloserle.

L’importation des articles d’horlogerie, qui était jadis considérable à Canton, a sensiblement diminué, depuis que les Chinois fabriquent eux-mémes des montres avec des ressorts euro^iéens. Elle n’a été, en 4844 , que de 246,000 fr. Ce commerce est entre les mains de deux maisons suisses qui ont des comptoirs importants à Londres. Il a été expédié, dans ces derniers temps, quelques pendules de fabrication parisienne en Chine.

Riz.

La Chine, malgré son immense production de riz, est obligée d’en acheter à l’étranger, pour compléter

ARTICLES d'importation.

son approvisionnement annuel. Canton en a reçu , en <1844, 6,698,524 kilos, d’une valeur de \ ,<H 5,600 fr.; et, en <1845, 9,979,572 kilos, volant <1,6H,2<16 fr. Celle denrée est principalement fournie au Céleste- Empire par l’ile de Formose, les Philippines, les Indes néerlandaises et Siam.

Le riz de Java valait , en <1 845, <1 piastre <1 /2 le picul, soit <15 c. le kilo, à Canton. Celui de Manille était coté 4 piastre 65 c. le picul.

IVlds «l'hlrondellea. — IVaKeoires de requlna.— Blcheiii-de>mer ou liolothurlea. — Eatoinaca de polaaona.

Ces quatre denrées alimentaires sont très recherchées des Chinois, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, à cause des puissantes vertus aphrodisiaques qu’ils leur supposent, et donnent lieu à un commerce considérable.

La vente des nids d’hirondelles, à Canton, s’est élevée, en <1844, à 5,261, kilos et 528,194 fr.; en 1845, à 46,0.56, kilos et 1,605, 249 fr.

Ces nids ne se trouvent point en Chine, comme on se l’imagine généralement en Europe. Ils se tirent principalement des Iles de Java et de Sumatra, et sont l’ouvrage d’une hirondelle connue par les naturalistes sous le nom d'hirmdo esculenta. On les trouve le plus souvent

dans des anfractuosités de rochers qui s’élèvent à pic au-dessus de la mer, ce qui rend le métier de dénicheur extrêmement dangereux. Ces nids n'ont que la grosseur d’un œuf d’oie, et sont formés d’une substance mucilagineuse dont on n’a point encore déterminé les principes constituants, mais que quelques personnes disent être une sécrétion de certains poissons, recueillie par les hirondelles.

Avant de paraître , sous forme de potages délicats , sur la table des riches mandarins , ils subissent de nombreuses préparations. On les sèche d’abord complètement avant de les expédier en Chine. Arrivés dans ce pays, ils passent entre les mains d’une classe d’individus qui SC livrent exclusivement au métier de [cureurs de nids, et qui en extraient, avec un soin minutieux et à l'aide de petits crochets , toutes les impuretés , de manière à ce qu’ils ne présentent plus qu’une masse blanchâtre et cassante, assez semblable , pour la consistance, à de la colle desséchée.

Il n’est peut-être pas d’article de commerce , en Chine, qui se subdivise en autant de qualités que les nids d’hirondelles. Les plus estimés sont ceux qui n'ont renfermé que de jeunes oiseaux à peine couverts d’un léger duvet; pour peu que leurs habitants aient déjà porté des plumes, ils sont classés dans les qualités inférieures. Quand ils n’ont contenu que des œufs, ils sont réputés de qualité intermédiaire. Les plus mauvais sont ceux qui ont été pris après que les petits les avaient

ARTIOI.F.S n IMPORTATION.

quilles, ol qui .coul remplis d’ordures et de plumes; ils sont d’une couleur beaucoup plus fouece que les autres.

Les premières qualités du nids, dont la haute aristocratie chinoise seule a le privilé{je de se régaler, étuicut cotées sur le marché de Canton, en tSi.'j, -18 piastres 20 c. le eatty, soit 105 fr. 00 e. le kilo. Les qualités intermédiaires y valaient 12 piastres 18 c. le eatty (^00 fr. 50 c. le kilo) ; enOn , les nids de rebut de couleur foncée ne s’y payaient que 3 piastres le eatty (31 fr. 40 c. le kilo).

, On distingue dans le commerce, quinze qualités de ' -T; ; nids d’hirondelles.

Canton a reçu, en I8î î, 35î,257 kilogrammes de nageoires de requins, estimées 004, 014 fr. Cet aliment doit être pré*6ervé avec soin de l’humidité. Les . qualités de couleur claire sont beaucoup plus estimées ' que les foncées. Les prix de cette denrée sont très-variahics et flottent entre 0 et 00 piastres le picul. Los qualités ordinaires valaient, on 1843, 40 piastres 43 c., ou 94 coitimes le kilo, à Canton.

L'importation dos biches- de-mer , auxquelles on donne aussi les noms d’holothuries et detripangs, s’est élevée, en 4 844, .à Canton, h 1 4 7,053 kilos et 300.708 fr. Elle a été, en 4843, de 31 9,720 kilos cl de 721 ,236 fr.

L’holothurie est une grosse limace do mer d’un aspect dégoûtant, cl dont la longucursariede lOà 30 centimètres. Chine la reçoit dos diverses Iles de l’ar-

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