‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 29 sur 85 · VOYAGE E>‘ CHINE · texte numérisé non relu

VOYAGE E>‘ CHINE

Piitrhuk.

C’est «ne racine exportée de Rombay, et que les Chinois emploient à la confection de certaines bou^^ies, à cause de son odeur a|jréablc.

En I8'i î, Canton en a rc<;« 292, .'i7S kilos, d'une valeur de 24 1 ,455 fr.

Il y coûtait, en 1845, 45 piastres le picul, ou 4 fr. 40 c. le kilo.

Prniix fonrriirrH.

I.a Chine reçoit de fortes (piantitcs de cuirs de buflles et autres des lies de l’Archipel.

Quant au commerce des fourrures, très-considérable jadis, il a sensiblement diminué dans ces dernières années, en raison des progrès de l’importation des draps européens en Cbinc.

Canton a reçu, en 4844, |>our une valeur de 265,474 fr. de ces deux articles.

ARTICLES n’iMl’ORTATION.

llentH d*élé|ihniitH.

Kilos sont Irès-rccliei’cliées des Chinois, qui les transfonncnlen une quantité du petits objets de luxe. Ils les reçoivent de l’Afrique et do l’Inde Le prix des dents d’éléphants, quoi(|uc fixé au poids, est en raison de leur qrnndcur.

Il en aété importéà Canton, en I8i-î, 2o,^06 kilos, d’une valeur de -M9,752 fr. Le prix de cet article Hotte entre oO et -120 piastres le picul , suivant la qualité. Le jdus ordinairement, il est de ÜO à SOpias- Ires, on de î Ir. iiO e. à 7 fr. 20 le kilo.

Curliniille.

La Chine consomme de la cochenille pour la teinture de ses soies. Kilo la reçoit de l’Amérique et de .Java.

Kn I8îd, il en est entré dans le port de Canton lü,J79 kilos, d’une valeur de ^25,489 fr.

Le prix de cet article est très-variable.

\OYAGt E.N CHINE.

OIlbMii.

!.a gomme oliban, oxporlcc généralement de Bombay, est employée en Chine comme parfum.

L'imporlalioiule celte gomme à Canlon s’est élevée, en IS-Î4, à 286,855 kilos cl Cf 0,0.53 fr.

Yins» blfr« et Hiiirltiieux.

Canton a reçu pour 95,839 fr. de ces articles , en

fSîf.

La majeure partie de cette importation était destinée aux étrangers fixés dans ce port. Le chervy est le vin ([lie les Anglais cl les Américains, habitant la Chine et rindo-Chine, consomment en plus grande quantité. Les vins de Porto, de Bordeau.\ et de Champagne se rencontrent aussi sur leurs tables. Mais ce dernier est souvent imité.

Quant aux Chinois, ils n’aiment point le Bordeaux , mais rendent entière justice au Champagne et à nos vins doux du Midi. Cependantil sera fort difficile de les amener à acheter de ces vins, à cause de leurs prix trop supérieurs à ceux des liqueurs indigènes, qu’ils peuvent se procurer à 30 ou 35 cent, le kilo.

Quelques-unes de nos li(|ueurs fines sont Irès-csti-

iRTioLts b’iMrunrviio.'x.

niées (les Chinuis. Le cherry - bi audij d niuis u eu beaucoup de succès parmi eux, el l'on pense (pic l’un pourrait imiter celle liqueur dans In midi de la France. .

Artirir» flivcm.

Nous venons d'examiner ceux des arliclos dont l'impurlalion à Canton est la plus considérable. Il nous suffira de iionimcr ceux qui fiijureiit dans le lolal annuel pour des sommes peu imporlanlcs, mais dont l'ensemble forme neanmoins un chiffre très-{jros. Ce sont :

L’ambre;

L'ambre gris;

L’ngar-agar, sorte de glu extraite d’une plante marine, cl (juc les Chinois cm|)luient parliculièremciit cüinmc enduit, pour rendre solides cl transparents le papier el la soie qu’ils convertissent en lanternes ;

L’arack, liqueur spiritueusc qui se fabrique en grande quantité à Java ;

L’assa-foplida, exportée de Bombay el utilisée par la médecine chinoise ;

Le benjoin, produit de Sumatra et de Bornéo, employé comme parfum;

VOYACiE EN CHINE.

Lebézoarii de l'Inde, subslance plinrinocculiqiic ;

Le cainpbredo Sumatra eide Bornéo ;

[.a eornaline, exportée surtout de Bombay, et servant à faire des bijoux ;

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