‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 28 sur 85 · IL · texte numérisé non relu

IL

VCY.iCE rx CHINE.-

VOYAGK EK CIIIKE.

cliipcl Malais cl de l'Occuii l’acificjue; c’csl surloiil près des bancs de corail qu’on la trouve en abondance. Les nalurels l’ceueillcnl cet animal sur les bords de la mer, et sont quelquefois obligés de ploujjer |)our le saisir. Us le nettoient, le sécbenlel le fument soi(picusemenl, avant de l'expédier en Cbine. Les bololburies occupent une |)iacc importante dans la cuisine de ce pays, où on les accommode de cent manières dilfcrenles. On les divise en deux variétés j)rincipales, la blanche cl la noire, cl en L") qualités, dontla |»remière, appelée mcng-la, vaut environ 7 fr. le kilo, cl la dernière, nommée yak-sam, de 20 à 50 cent, seulement.

L’importation des estomacs de poissons, à Canton, a clé, on ISî i, de 1 12,-107 kilos et de -{')5,8I2 fr. Cet aliment, d’une couleur jaunâtre, arrive aussi parfaitement desséché des îles de la Malaisie, et doit, comme les luqjcoires de requins, être soiijncuscmenl préservé de toute humidité. I.cs (jualités moyennes valaient, en ,50 piastres tlOe. le picul, ou 2 fr. 7,5 e. le kilo

Wolx tl‘Mrrf|iie.

On donne ce nom au fruit du palmier aréqiie, que les Orientaux emploient comme masticatoire, conjointement à la feuille du |)oivrier bélel, en enveloppant dans celle-ci des tranches de noix d’arè(|ue, et en y

\HTICLK3 d’impohtation. 17fl

joi]jiianl un pou île choux, {juclqucrois aussi du gninhiof, pour l•ehaussel• le goùl du inéloiige. C’esl celle composilioii (|u’ou appelle improprement uoix de hélel. Les A^iali(|ues préteiideiil ipie l’Iiahilude de chiquer celle noix lorlifie l’eslomac cl conserve les dénis. Ce qu il y a do cerlain.c’csl qu’elle donne :i leurs mriehuirescl à leurs lèvres une couleur foncée, Irès-dégoùlanlo pour un Européen, mais que les chiqueurs considèrenl comme une grande hcaiilé. L’usagfe du hélel csl, du rosie, hcaucoup moins répandu en Chine que dans l’Inde, à Ceylan et dans les îles de l'Archipel.

La Chine lire principalement la noix d’arèque do Java, de Sumatra, de Singapour et de Finang.

Canton en a reçu, en I8LI, 1,871,5')? kilos d une valeur de 610,901 fr., cl, en I8?5, 2, 129. 109 kilos, valant 1 ,255,216 fr.

Cet article se payait é Canton, on I8 Î5, 5 piastres 20 c. le picul, ou O fr. 2!» cent, le kilo.

fàiiiNriiK.

Le ginseng est la racine du panax quinquefoUa , (\\\\ croit en 'J'arlarie et en .\méri<|ue, et que ce j>ays expédie en Chine, où l'on en fait un très-grand usage en médecine. Celle racine est d’un jaune clair, ef se présente sur le marché en morceaux de la grandeur d’un doigt.

VOVir.E E\ f.niNE.

En -tS'i î, l'imporlation du {î’inseng s’esl élevée, à Canton, 0 152,051 kilos et 761 ,017 fr. Son prix est lrès-varial)lc. Celui de Tnrlaric eoùlc plus que celui d’Amérique.

noiiiiM.

Les rotins les plus estimés en Chine sont ceux qui viennent de Banjermassinf] (ilede Bornéo). Les détroits en fournissent aussi, mais de qualité inférieure. Les Chinois en font un grand usage pour la confection de divers meubles et de nattc.s.

Cantona reçu, en I8Ü, 1,771,064 kilos de cet article, évalués 550,819 fr.

Les rotins de Banjermassing s'y cotaient, en 4845, 2 à 5 4j2 piastres le pieul , et ceux des détroits, 2 à 5 piastres.

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■ ■■ Les buis dont l'importation en Chine est lu pluscon- * sidéruble, sont ceux de sandal et desapan.

Le premier est très-eslimé des Chinois, ù cause de son odeur agréable. Ils en font toutes sortes de petits meubles, de jouets, ainsi que dos cercueils pour les ri-

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clic:^. Toutes les villes cliiiioises possèdent des magasins de cercueils l'orl élégants.

Le sapan est employé en teinture.

Tous (leux viennent de l’Inde et dos îles de l'.Vrelii- |>cl Malais. I.tiçon fournil beaucoup de sapan. Los îles Sandwicli envoient du sandal.

En \8-Wi, Canton a reçu 77o,33l kilos de sandîd, d’une valeur de 62i,88î fr., cl 153,231 kilos de sapan, estimés 21 ,016 Ir.

Kii 1813, il y a été importé pour une valeur de 1,1 62, loi fr. du premier, el de 70,313 fr. du second.

Pendant la même année, le sandal de l'Inde y était c(»té 12 piastres 1-1 c, le [)icul, ou 1 fr. 08 c. le kilo, ( t celui des îles Sandwich et ilc Timor, 7 piastres 1 1 c. le picul, soit, 0 fr. 61 c. le kilo.

Polvrr.

La Chine reçoit du poivre du Malabar, de Siam, de différontos Iles de l’.\rchipel, mais surtout de Sumatra et de Pinang, qui fournissent le meilleur.

L'importation du poivre, à Canton, a été, en 1814, •

de 938,002 kilos et de 130,01 1 fr.

Il y valait, en 1813, de 4 piastres 5/4 à 3 piastres 10 c. le picul, ou de 0 fr. 45 c. à 0 fr. 40 c. le kilo.

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