I.a nacre de perle
Les poissons secs ;
Iæ salpêtre de Singapour ;
Le sang-de-dragon de Bornéo eide Sumatra ;
Le savon ;
Le silex;
F.csinall, avec lequel les Cbinois émaillenl leurs vases ;
Ia's verrescl cristaux, qu’ils commencent à fabriquer avec beaucoup de succès. ^
ARTICLES I)’lMronTATIO>.
Après avoir passé en revue les divers articles itnporlés par l’etranger à Canton, il nous reste à examiner ceux que ce port lui fournit comme retours. C'est ce qui fera l’objet du chapitre suivant.
CHAPITIIE IV.
ARTICLES D'EXPORTATION
Alun. — Anls t'Ioilé. — Argent cl or oii>r<5«. — Ai-*cnlc. — Artiflccs. —
BamlHiu.— Bois do sandal ouvrd. — Borax. — Bracelets en verre
Cainplire. — fainnes. — C^poor cntchery. — Casse.— Chaudronnerie, ijiiinraillerie, pol'ric d’élaln. — Celles. — Conserves et confitures. — là)rail.
— CuWlir. — Cuivre en feuilles. — Curiosités. — Ecailles de tortue. — Encre de (Uiinc. — Éventails et écrans. — Galanga. — Commc-gulte. — llia-]>ou ou toile de Chine. — Ivoire ouvré. — Laques. — Marbre. — Meubles. — Musc. — Nacre de perle ouvrée. — Nankins. — Nattes. — Orpiment. — Ouvrages en os et en corne. — Papier. — Parasols cl parapluies. — Peintures et dessins. — Perles fausses. — Porcelaines. — Racine de si|uinc. — Rhubarbe. — Soies cl soieries. — Sova. — Sucre. —Tabac.
— Thé. — Vermillon.
Nousallonsexnniiiier,(lansce chapitre, les principaux produits du sol et de riiidustrie de 1a Chine, constituant les chargements de retour des navires étrangers qui visitent le port de Canton. Le travail suivant est le résultat des premières recherches auxquelles mes collègues et moi nous nous sommes livrés sur cette matière, à notre arrivée en Chine.
iRTir.l.FS DF.XPORTiTi'IN.
Alun»
On (lislingiic en Chine qunlre qualités d'alun , qui «ont : le hlone, noininé pé-fan, le jaune nu homug-fan, le violet, foung oa(xtu-fan, et le noir ou hé-fan.
L’alun de Chine n’a pas une saveur aussi nsli in{|ente que celui d’Europe, et se présente, d’ordinaire, on morceaux cristallisés et transparents. Il est souvent impur, soit qu’on le fulsifle avec intention , soit que la grossièreté dos manipulations (|u’il suhil , on soit la cause. On le rencontre huhituellemcnl à (’anlon en gros blocs limpides.
Celle substance se trouve dans les provinces du Kiangnan , du Hou-kouang, du Fo-kien , du Kouang-loung et du Yu-nan. Tout l’alun qui se vend à Canton vient du Fo-kien. Tchao-tchéo-rou, ville située sur les confins de celle province et de celle du Koiiang-toung, est le dépôt où la plupart des marchands canlonais vont racheter.
En -I81Î), l’alun valait, à Canton, de -I piastre 7;J cent, à deux piastres le picul, soit, en moyenne, il centimes le kilogramme.
La Chine expédie des quantités considérables de cet article dans l'Inde et dans l’arcbipci Indien.
Ou juillet I85fi au ÔO juin i857, il a été exporté de Canton par navires anglais 2,153,934 kilogrammes d’alun.
VOÏAGK EN CHINE.
Pendant l’année -I815, celle exporlalion a été de -1 ,875,884 kil. cl de 2i)5,851) francs.
L’alnn s’emballe dans de doubles sacs en nallcs de bambou.
On en expédie rarcmenl de Cdiiiie en Anolclcrrc on il SG fabrique en jjraiide quantité et à très-bas prix. Celui qui sort de Canton sous pavillon britannique, prend liabiluellemcnl la roule do l’Inde.
Les Cliinois font un (p'aiui usn^rc de l'alun pour la purification de l'eau (|ui sert à préparer leurs aliments. Us l’emploient é[{alcmenl pour le collage du papier de bambou , et dans la teinture de la soie et des tissus do colon, ainsi que dans le blancbimenl de ces tissus.
Les Indiens se servaient de celle substance dans les temps les plus reculés, pour fixer les matières colorantes sur le colon.
L’alun paye un droit de sortie de i nièce par piciil ou d’environ I fr. 24 cent, par 100 kilos.
,%nlH étoilé.
I.’anis étoilé est le produit d’un arbuste connu en botaniipie sous le nom iVillicium anisalnm, cl (|ui croit en Chine, ainsi qu’aux Philippines et au Japon. Il se présente en gousses ou capsules couleur de rouille et profondément ridées, qui sont réunies par leur extrémité au nombre de six ou sept, en forme d’étoile. Chaque
AnricLEs n EXl>cm■rATlo^.
(jousso renferme une [jraine dont lu saveur est moins aromatique, mais plus douce que celle de la capsule.
I.es provinces de la Chine qui produisent l'anis, sont le Kouang-loung et le kiang-si. 11 vaut généralement *J piastres le picul ou 80 centimes le kilo. Cependant le prix s’en était élevé à 15 piastres le picul , à la (in de
L'anis étoilé se nomme en chinois mandarin paîtkio et eu canlonais pal-ko.
Il a été exporté, en 1845 , de C-anton, 5ü,!)51 kilogrammes d’anis étoilé, d’une valeur de 5 5,200 francs'
Cet article paye, à la sortie, un droit de 5 mèecs pur picul ou de 0 fr. 20 cent, pur 100 kilos.
Huile (l'anis on de badiane. Cette huile s'uhiieut par la distillation des gousses et des graines d’auis. Un picul ou 00 kil. 45 d. d'anis |)roduiscnt ordinairement 7 catlies ou 4 kil. 20 d. d'huile essentielle. On lu (ahri- «jue à Canton. Elle y vaut hahituelleinent 154 |)iastres le picul ou 42 fr. 04 cent, le kilo.
Cette huile s'emploie eu parfumerie cl en médecine, et s’expédie en Europe et aux Etats-Unis, dans des cruchons ou dans des hoites d'étain renfermées dans des caisses en bois.
llaélé exporté de Canton, en 4845, 4,050kil. d'huile de badiane estimés 54 ,552 francs.
Le droit de sortie de celte substance est de 5 laëls par picul, ou de 62 fr. par KM) kilos.
VOYlf.R rv CHINE.
Ai’tceiil et oi* oiiTrt'H.
La r.liiiie possèilc «le nombreuses mines «rnrgenl. Il en existe dans les montagnes de Huéï-lcliéou , ()ro\incc «In Nganoiiai ; dans ocdics de Kin-gan-foii, province «In Kiang-si,el «lans certaines parties de la grande cliaine (|iii traverse le Konéi-tela'un et le Ivouang-si. Le Yii-nan renferme des niincs d'argent «pic l’on exploite sur une grande «k-lielle. On en trouve «■gaiement dans le lloukouang, dans le Fo-kicn, dans le Sii-lcbucn , dans le Cliansi , dans le Kouang-toung , dans le Telit*-kiang , dans le Ou-nam. Mais l'exploitation «lu plus grand nondire de ces mines est interdite.
Les articles d’orfèvrerie et surtout les olijels de filigrane en argent, fabriqués à Canton, sont d’un travail fort remarquable et d’une grande beauté. Les ouvrages ciselés et à jour, tels que corbeilles, plateaux, etc., se font remorquer par leur élégance exquise. On exporte de Canton une quantité assez considérable d’argenterie en objets de table, dont la façon est évaluée, en moyenne, à 18 p. 100 de la valeur de l’argent brut. C est surtout dans r.\mérique «lu Sud et à Sidney que ces articles s'expédient. Ils sont fabricpiés d’après des modèles étrangei's, car ils n'entrent point dans la consommation ebinoise. Los couverts unis ne reviennent qu’à 10 p. -100 de façon, tandis que ceux à filets et coquilles cou-
inTicLES D'r.xronTATio>.
lent juîqu’à 25 p. -100. On fabrique des services ù thé à fonds mats, à dessins vifs, et d’une exécution parfaite, dont le prix de façon est de 50 à 100 p. -tOO de la valeur de l’aryent employé.
Les r.liinois reeueillentdes quantités d'or assez considérables dans les sables des rivières du Sé-tehuenet du Yu-nan , ainsi que sur les bords du fleuve Jaune. On dit qu’il existe aussi des mines de ce métal dans les deux provinces que nous venons de nommer, ainsi que dans celles du Koueï-tebéou , du Kouang-toung , du Nganouai , du kiang-si , du llou-kouang , du Cban-toung, du Fo-kien, duCbcnsi, du Pé-tcbi-li, du'Kiangnan, et ù Kirréa, dans la Tartarie ebinoise. Le sable des rivières de la plupart de ces contrées contient aussi beaucoup d’or. L’exploitation des mines de ce métal parait être assez généralement probibée par le gouvernement clii nois, qui veille avec une jalouse sollicitude h la conservation de ses ricbcsscs minérales.
On trouve à Oanton quinze qualités d’or, qui se distinguent presque toutes les unes des autres par leur couleur. Chacune de ces qualités porte un nom diflérent. L’or de Cocbincliine passe pour être extrêmement pur.
Les orfèvres de Canton fabriquent jieu d’objets en or.
Un taélou 58 grammes d'or en feuilles valent, à Canton, 2i piastres 25 c., ce qui porte le prix du gramme h 5 fr. fO cent.
Il parait que l’or en feuilles sert quelquefois de paye-
VliYACn r.S f.llINF. — T. III. 13
ment, comme celui en lingots. Le clinnjîe moyen de l’or est d’un laël pour -17 taëls d’argent ou 22 pi.astres ôO c.
Los taitleaux d’exporlalion drossés par le consul anglais de Canton, n'indiquont jias les fjuantilés d’or et d’argent ouvrés sorties de ee port en CSI î.
L’orfèvrerie d’or et d’argent est soumise, en Cliine, à un droit de sortie de 10 taëls par picnl ou de 42 î fr. par 100 kilos.
L’arsenic s’obtient par la sublimation du sulfure natif d’arsenic ou orpiment.
La plus grande jiarlie do cette substance exportée de Canton, est à la destination de l’Inde.
On la nomme, en ebinois mandarin, sin-chi oiulginyen , et, en cantonais, sun-cInL
Son prix moyen est de 12 piastres le pieul ou <le I fr. 08 cent, le kilo.
* Il y a quelques années, l’exportation moyenne de l’arsenic, de Canton, était évaluée à ÔOO pieuls; mais, en 4 8 44, elle n’a été que de 47 pieuls ou de 1027 kil. et de 4 129 fr.
I/arsenic jiaye, à la sortie, 7 mèe es oeandarincs par pieul, ou 9, 40 c. par 400 kÜ.