I.es Chinois façonnent le sulfure rouge d’arsenic ou
ABTICLES D’EXfOliTATiON.
rénlpar en vases éléjjanls. Ils en font des coupes on ils laissent séjoiirncT du jus de citron ou du vinaigre, (ju'ils hoivent de temps en temps pour se pui’ger.
Ils ont riiubitude de semer des subslances arsenicales dans les rizières, à ré|)oquc où les plantes commencent à sortir déterré, afin de fairy périr les vers qui pourraient les attaquer. *
ArtMerm.
Le commerce des jxilords et de diverses autres pièces d’artiûecs est fort inqiortant en Chine, où ces objets ne servent pas seulement à ramusement de la population, mois jouent un rôle important dans le culte religieux.
Les pétards ordinaires que l'on vend fi Canton, ont 4 centimètres de long, et l'épaisseur d’une cigarette. Leur enveloppe est rouge. Les Chinois de Canton lt*s nomment sing. On lie ces sing en faisceaux, pour en faire de petits paquets carrés, que l’on enveloppe proprement de papier blanc sur lequel se lisent*des inscriptions en caractères rouges. Ces blocs de pétards se nomment paou-touck. ün paou-touk est formé de 400, 200, 500, quelquefois 4000 sing.
ün vend à Canton des caisses de pièces d’artifices de 50 cattics, contenant 4000 pek ou pièces de même espèce.
VOYACK r.N CHINE.
Il entre dans la composition des pétards 2/5 de soufre, 2/5 de salpêtre et ^/5 de charbon. Pour varier la couleur des feux, on emploie le camphre, le réal/jar, le fer et divers autres métaux.
On trouve chez les marchands des espèces de chandelles romaines, ainsi que des pièces d’artifices figurant des dragons.
Il se fabrique des pétards ù Canton ; mais c’est de Fatchan , de Toung-konng et de Wan-koung , que ce marché tire prineipalement cet article.
Les pétards de Fa-tchan coûtent 9 piastres •t/2 la caisse de •1000, et ceux de Wan-koung, O) piastres.
On peut aussi se procurer au prix d’une piastre de petites boites contenant des assortiments de -15 ou 20 pièces différentes.
Si nous citons cet article bizarre parmi les exportations de Chine, c’est que ce pays en envoie des quantités considérables aux Ktats-Unis, dans r.Vmériqne du Sud et dans l’Inde.
Canton en a exporté, en 1845, 318,590 kilos d'une valeur de 447, 223 fr.
Le tulent'des artificiers français nous dispense d'avoir recours à celui de leurs eonfrères du Céleste-Empire, qui n'auraient qu’à gagner à imiter nos modèles, dont on pourrait, je crois, faire quelques expéditions avantageuses en Chine.
I.es artifices se nomment en chinois mandarin houa~ tchu-hiang-paou et en cantonais paou-khouc.
iHTl(,LUS D EXJ’ORTITION.
Ccl arliclo csl soumis à uii drnil de sorlic de 7 nièces O eaiidni’incs |tar picul ou de 9 J'r. 30 c. par iOO kil.
Bnmbou.
Nous avons décrit , dans le second volume de ccl ouvrage, le bambou, sa culture cl scs nombreux usages.
La province de Cliinc qui parait produire ccl arbre en plus grande abondance, est le Tché-kiang, ou l'on en trouve des forêts entières. Il en croit aussi beaucoup dans le Ilou-kouang.
Les départements de Taï-tcliéju-fou , dans le Tcliékiang, et de Tang-lcbéou-fou , dans le Clianloung , fournissent des bambous petits et très-durs, qui servent comme perches cl comme leviers. Ceux appelés kou- Ichou, qui sont encore plus petits, viennent de Youngning-fou (Sé-tebuen). Les grands bambous se tirent de Ilon-lebang-fou eide Kiang-fou, province de Houkouang.
Les bambous dits (chang-khi-lckou, qui sont à nœuds éloignés, viennent de Tcbang-tcliéou-fou (Fo-kien). -
Le Kiang-si, leSé-teliuen, le Yu-nan, leHou-kouang et le Kiang-nan , fournissent aussi beaucoup de bambous.
Le bambou noir vient de Vou-so , de Ou-moung et
ARTICLE» l•'EX^OnTATIO^•.
(mesure), 2 caïularincs. Il y n trois sortes do cliapcaux en bambou, dont les prix varient de 50 à 200 caclis. Le papier de bambou le plus commun, servant pour enveloppes, vaut 50 cac'ns le catty ; les pinceaux en bambou (à poils de loup) coûtent de 5 cacbs à \ piastre pièce; les seaux à puiser l’eau, -l;2 piastre la paire ; les nasses à pêcher les crabes, 80 cacbs pièce; les statuettes et autres ornements en racine de bambou, do «le piastre à 5 piastres ; enfin, les jeunes pousses de bambou destinées à ralimcntalion, de 28 à 52 cacbs le catty.
Les onvrajTcs en bambou sont, à Canton, l'objet d’exporlalions considérables, mois dont le cliiffre ne lijjurc dans aucun tableau. Cet article est connu sous le nom de khu-lien en chinois mandarin. Il est frappé d’un droit de sortie de 2 mèees par picul, ou de 2 fr. AS e. par 100 kil.
Boiw de eandwl ouvré.
I..a Chine tire, comme nous l’avons dit, le bois de sandal des Philippines et de l'archipel Malais. Sa couleur et son odeur agréable ont contribué à en répandre l'usage. On trouve à Canton de charmants objets ciselés en sandal. On y convertit aussi ce bois en manches d’écrans, en corbeilles à jour d’une légèreté surpre-
VO\U.E E\ r.llKNF..
niinlc, cl cil mille pctils ouvra^jes de pa lien ce dans Ics- (juels les Cliinois excellent.
Le sondai ouvré échappe presque toujours aux droits de sortie comme objet de curiosité, et ne se trouve que rarement indiqué dons les manifestes ; en sorte que l’on ne connaît point le chiffre exact des exportations de cet article.
Lcsouvrages en sondai se nomment, en chinois mandarin, lan-hiang-mou-ki.
Horax.
Le borax ou borate de soude, connu en chinois sous le nom de pang-cha, se trouve à Tchi-tchéou-fon, dans le Kiang-nan, à Ning-ia-£ou, dans le Chensi, et en grande quantité dans le Thihet, on on le déterre en grosses masses d’un blanc verdâtre, mêlées de sable et d’autres impuretés. On l’y trouve aussi en dissolution dans les eaux de certains lacs.
Les Chinois l’emploient pour les soudures d'or et d’argent, ainsi que comme médicament rafraîchissant.
Brut, il vaut, dit-on, en Chine, de -12 à ^5 piastres le pieul (ou, en moyenne, ^ fr. ^2c. Ickil.), et raffiné, 20 piastres le picul (ou -1 fr. 80 c. le kil.).
Cet article ne se trouve mentionné, ni dans le tarif des droits, ni dans les tableaux d’exportation.
ARTICLES I) EXPORTATION
BrnrrletM ni verrci
Les femmes du peuple se parent presque toulcs, en Chine, de bracelets do verre, qui sont assez larges pour pouvoir les mettre en y passant la main. Les batelières de Canton et de Macao en portent souvent à la clieville du pied.
Ils sont fabriqués avec une substance veiiuilée ou entièrement vitreuse, qui imite le jade ou la chalcédoino.
Ces bracelets s’exportent dans diverses contrées de l’Orient. On les expédie dans des caisses contenant ordinairement chacune un millier de paires ; chaque paire est fixée sur un morceau de carton recouvert de satin violet. Quatre paires de bracelets de moyenne grandeur pèsent un catty ou 60 décagrammes.
En ^846, il a été exporté de Canton 440 caisses de cet article, estimées 48,044 francs ; ce qui porte le prix de la caisse à 529 francs.
Les bracelets de verre se nomment en chinois cho-u.
lis sont soumis à un droit d’exportation de 5 mèces par picul, ou de 6 fr. 20 c. par 400 kilos.
Camplire.
La Chine, comme nous l’avons dit dans le chapitre
VOÏAÜF. K\ ciiim;.
des importations, tire du camplirc des îles de Sumatra et de Bornéo. L’ar'ore qui produit cette substance est le driiohalanops campliora; il la renferme en masses concrètes dans ses fissures.
I.,e meilleur camphre de Sumatra est celui que l’on obtient dans le district de Barus, ce qui a fait donner le nom de camphre barus aux sortes supérieures que fournit cette île, aussi bien qu’à celles de Bornéo.
IVcsquc tout le cam|)bre que la Chine expédie en Kuropc et en Amérique, vient des provinces orientales de l'empire, du Kiang-si, du Tüliü-kian{j et du Fo-kien, ainsi que du Japon et de l’îlc de Formose. C’est le produit du laurus campliora, dont on coupe le tronc, les branclics et les racines en petits morceaux que l’on fai bouillir dans de l’eau. La matière résineuse qui y est contenue se sublime et se recueille dans des cônes do paille renversés, et n’est autre que le camphre. On le façonne en |>ctits gâteaux grenus et grisâtres, qu’on envoie sur le marché.
Le bois du laurus campliora csl très-dur, et s’emploie avec beaucoup d’avantage, comme nous le verrons plus loin, pour faire des malles et divei'S autres objets ; son odeur très-pénétrante chasse ]>cndant fort longtemps les insectes. La plus grande partie de ce bois importée à Canton, vient du Fo-kicn.
Le camphre du Japon est préféré à celui de Chine ; mais c’est celui nommé barus, et tiré des îles do Bornéo et de Sumatra, qui est considéré comme étant de pre-
ÀHTKXES d’kXVORTATION.
niièi’c qualité. Les prix de ce dernieret de celui du Japon sont dans le rapport do 18 à I .
Le camphre barus devient de jour en jour plus rare, par suite du déhoisement des districts qui le produisent. Son odeur est plus agréable, moins pénétrante et moins forte que celle du camphre extrait du laurus. Il est en grand usage chez les Chinois. En J8ii,le camphre malais était coté , a Canton , 50 piastres le catly, tandis que celui de Chine no valait que 50 piastres le picul. En 18-15, ce dernier était descendu n 15 et 18 piastres; mais son prix ordinaire varie de 20 à 50 piastres. On peut donc considérer celui de 2 fr. 25 c. le kilogramme comme une moyenne assez exacte.
Le camphre de bonne qualité a un goût amer cl aromatique, et quand on le met sous la dent, il communique une sensation de fraîcheur à la bouche. Ni les Chinois ni les Japonais ne savent rendre le camphre parfaitement pur par le raffinage.
L'emballage du camphre réclome des soins particuliers. Les caisses dans lesquelles on le renferme doivent être bien conditionnées, cl le plomb dont elles sont doublées, parfailemcnt'soudé ; autrement on éprouverait des perles sensibles par la volatilisation de la substance, Il faut avoir soin d’Iuimecter un peu le camphre avant de le mettre en caisse, aQn de l’empêcher de s'évaporer.
Le thé redoute le voisinage du camphre ; aussi
prcml-on la précaution d'isoler celui-ci sur les navires qui rcni'ermcnl l'iin et l'autre de ces articles.
I.a plus grande quantité du camphre consommée en Europe vient de Chine.
Canton en a exporté, en -18-î», 454, 7i3 kil., d'une valeur de 2-42,585 fr.
Le port d’Amoy commence aussi à livrer des quantités notables de eamphreà l'étranijer, qui ne tardera pas, sans doute, à s’y approvisionnera peu près exclusivement de cet article.
Le camphre est connu, en chinois mandarin, sous le nom de tekang-naou, et, en cantonais, sous celui de Icheung-no.
Il est soumis à un droit d’exportation de 4 taël S mcces parpicul, ou de 4 8 fr. 60 c. par 400 kil.
On distille à Canton de l'huile essentielle de camphre de deux qualités : la première, appelée gai-pien-tjaou, vaut 5 piastres le catty, ou 27 fr. 45 c. le kil.; la seconde, nommée Isiengnao-to, s'achète en fabrique I piastre, et se revend 4 piastre et demie.
Cette huile, importée en Europe, pourrait peut-être yTempIncer avantageusement l'essence de térébenthine.
On trouve dans les magasins de Ginion une grande variété de cannes, les unes en bambou, les autres en
VRTICI.F.S n'r.XPORTATION.
rolin, on l.uirier, en jonc, elc. On en ex[*éJie beaucoup en Anjjlelerrc pour parapluies.
Les cannes en bambou noir, à racines, de première <]uaiité, Iui)[]ucs de I m. 05 c. à 4 m. 10 c., cl ayant à leur extrémité de -10 à millim. de diamètre, valent 6 piastres 50 c. le 1000 ; les secondes qualités, ù racines, lon^rucs comme les précédentes, mais de moitié moins épaisses, coûtent 5 |)iastres 1/2 le -1000.
Cannes en laurier, à racines, de ^ m. 07 c. de longueur, et de 12 millim. de diamètre à leur bout; première qualité, prix : 5 piastres le 100; deuxième qualité : 2 piastres 1 / 1.
Cannes en laurier, sans racines, de 1 m. 01 e. de longueur, de 1 1 à 15 millim. de diamètre à leur bout; prix : 1 piastre 1/i le 100 ; deuxième qualité, de 10 à 12 millim. de diamètre: 90 centièmes de piastre le 100.
.Sans entrer dans plus de détails, nous dirons que le prix moyen des cannes est de 10 piastres le 1000.
Il a été exporté de Canton, en 1815, 252,000 cannes de toute espèce, évaluées à 15,528 fr.
Cet article est , frappé û la sortie , d'un droit de 5 mèces, ou do 5 fr. 80 c., par 1000.
C'Npoor rutchery.
C'est le non) indien de la racine d’une plante deCbi
VOYAGi: l'N CIIIMÎ.
no , fomuie lions ce pays sous celui de san-laï. Celte racine, de l'épaisseur d'un doiyl, est raholeusc cl rougeâtre à rcxtérieur, blancliâlrc à l'intérieur. Sa saveur csl âcre et amère, el son odeur légèrement aromaliquc.
Canton tire, dit-on, celte racine du Fo-kien.
Elle csl employée en parfumerie, ainsi que pour certains usages médicinaux, cl préserve, dit-on, les vêlements des insectes.
Elle s’expédie à Bombay, el de là, en Perse el en ■Arabie.
Son prix ordinaire, à Canton, csl do piastres le pieul ou de centimes le kil.
L’exportation de cet article s'esl é!e\éc, en -tS-î-i, à Canton, à 21 ,-459 kilogrammes el l-i,470 francs.
Le capoor eulebery paye , à la sortie , 5 nièces par pieul ou r> fr. 72 c. par -100 kil.
C’miHe.
La casse ligneuse exportée de Chine, est l'écorce du laurus cassia, qui croit dans le Kouang-si cl dans le \unan. Cel arbre csl assez élevé, el produil de longues gousses divisées par des cloisons en petites cellules qui contiennent une substance moelleuse.
ARTICLES b’r.XrORTATION.
On fait sceller f'écorcc de casse, qui se plie en forme de rouleau. La meilleure qiialilé se présenle en morceaux minces, d’un roiqje brunûlrc, assez unis à leur surface, et d’une saveur agréable et aronialicjue. La casse de Cbinc est supérieure à celle de Ceylan et de I Inde.
Le prix de la casse varie de G à 20 jiiaslrcs le piciil. Ce dernier prix se pratique quelquefois , quand les mandarins des lieux de production , poussés par la rapacité commune à la plupart des fonctionnaires chinois, exigent de trop fortes remises des marchands qui font le commerce de cet article, et qui renoncent, en pareil cas, à faire leurs achats habituels.
A la fin de 1845, la casse était cotée, a Canton, de 10 piastres à 10 piastres 4/2 le picul (1)0 à 95 centimes le kilo). .
Les boutons de casse ou les gousses du cassia lignea sont les réceptacles de la semence de l’arbre. Us ressemblent beaucoup aux' bourgeons du cannelier avec le.squcls ils ont souvent été confondus. Leur odeur SC rapproche aussi de celle delà cannelle, et leur goût, de celui du clou de girofle. Cet article s’expédie en Lurope et dans l’Inde. Il vaut de 40 à 47 piastres le picul, à Canton.
L’huile de casse s’extrait des feuilles de l’arbre par la distillation, et s’em|)loie en médecine. Elle valait, en 4845, à Canton, 220 piastres le picul ou 19 fr. 90 c. le kilo.
Le cassia lignea est un arbre d’une grande ulili(ê. Il fournit en inéinc temps un remède utile, un assaisonnement agréable, et un bois estimé.
il a été exporté, en I8 îo, de Canton :
2,427,OC7 kil. 1/2 dVcorco de casse, d’niu' valeur de 2,3l6,709fr. 3.1, t87 — ■ de boufütis de ca««e, val. , . . « 48,701
et 5,924 — d'Iiuile de cas^e — .... 134,78.1
L’écorce de ca.=sc paye, à la sortie, 9 fr. .>0 c. par 100 kilos; les boulons 12 fr. 40 c. et riuiile 02 fr.
Clinndronnerie» qiiIncMlllerle, |»oterlc d*c^(»lu.
La manière peu coûteuse, simple, prompte et ingénieuse dont lesCbinois fabriquent leurs articles de quincaillerie et de cbaudronnerie, est une des particularitésde leur industrie nationale qui frappent le plus rélranger. Vous rencontrez dans les rues des forgerons ambulants, munis de tout un attirail portatif, qui fabriquent à la minute les menus ustensiles de ménage que leurs [iratiques viennent leur demander. Même rapidité d’exécution, même simplicité de procédés industriels dans leurs ateliers.
Le cbaudronnerie, la poterie, la quincaillerie, et, en
ARTICLES D EXPORTATION
général , les ouvrages en inélul de Chine , luissenl u désirer sous le rapport de la qualité et du Gni du travail, ce qui s'explique facilement par le mode de fabrication et par le bas prix de ces articles. La consommation du pays a , d’ailleurs, de tout autres besoins que celle d’Europe. L'aisatice des classes moyennes étant moindre que dans nos pays, et une grande partie de la nation se trouvant dans un état voisin de la misère , l’induslrie chinoise u dû se proposer pour but principal de produire à très-bon marché.
Citons, comme exemple, les prix de différents objets.
Couteaux ordinaires, 8 cents ou 45 centimes pièce.
Petits couteaux de qualité inférieure, 5 cents -1/4 ou 48 centimes pièce.
Rasoirs communs, 1/4 de piastre ou 4 fr. 35 c. la paire.
Scies de 80 centimètres de long, sur 5 4/2 de large : 42 piastres ou 65 francs le 400.
Clous de 3 à 20 centimètres de longueur assortis : 8 piastres le picul ou 72 centimes le kilo.
Socs de charrue en fonte : 25 piastres ou 455 francs le 400.
Poêle é frire , de grande dimension : 40 cents ou 2 fr. 47 c. pièce.
Id. de petite dimension, moitié prix.
La Chine expédie dans l'Inde une assez grande quantité d’objets en cuivre et en cuivre blanc ouvré, tels (pie
VOTAC.E I N ailVK. — T. III. I i
VOYAOE EN CHINE.
plais, godels, cuilicrsj, rtc. Klle fournil à rardii|)el Malais de la quincaillerie cl de la pnlcrio.
On cslimail, il y a qixKiiies années, rcxporlatioii des olqelsen cuivre el en élain ouvrés à {00 pieuls et 20, (HK) piastres par an. Mais ces arlieles ne fi;jurenl que pour ^92 pieuls ou ^ 1 ,00G kilojfriiinmes, et 46,898 fr. dans les ex|)orlalions de Canlon de {84o.
Us sont soumis à un droit de sorlic de ;> inèees par picul ou deC fr. 20 c. par 100 KM.
C'Ollef».
Les Chinois fahriqiienl de la colle de poisson dont ils tirent un parti avanlajjeux dans diverses industries, el dont le prix ordinaire est de 16 piastres le picul, on de 4 fr. 44 c. le kilo. Us extraient éjjalemcnl de la colle des peaux de buffles; celle-ci s’exporte dans l’Inde, mais en petite quantité. U n’en est sorti du port de Canton que 8."> pieuls en 4844.
Cet article est tarifé à o nièces le picul ou 6 fr. 20 e. les 100 kil.
C'oiiKerTeM et eoiifltures.
Nous avons déji\ eu l’oceasion de parler, dans les
volumes précédents, des fruits de la Chine, ainsi que
AHT1CI.F.S » K\I*OBTATIO>.
des nombreuses conserves el confitures dans la confection desquelles les liubilants du pays font preuAC <l’un talent renianpjable. L’étran(jer leur rend si bierï jus tice sous ce rapport, que cbaqiic année de fortes exportations de ces articles ont lieu à la destination de l'Angleterre, de rAmérique, de l’Inde et de la Nouvelle- Hollande. Celles de 18 f.j se sont élevées à -17, •194 caisses et 71 ,."î7G piastres ou 587,571 fr.
L’emballage des confitures el conserves laisse souvent à désirei’, et il en résulte de fréquentes avaries pendant la traversée.
Cel article est soumis au même droit que le précédent.
Cornll.
Le corail, connu en C.bincsons le nom de tu-san-hu, est, comme on sait, un genre de polypier qui se forme longtemps sur des rocs ou d’autres corps sous-marins, et qui n’arrive à sa plus grande dimension qu’au Loul de 8 ou 10 ans. On en distingue plusieurs variétés, qui sont le rouge, le noir, le blanc-jaunùlrc. IjC corail blanc est très commun près de la côte occidentale de Sumatra. Le rouge et noir se pèche près des îles Samar el llisayas (Philippines).