‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 35 sur 85 · I.JI !'• iiualilr roule 3 luaslieü la |iiri'r · texte numérisé non relu

I.JI !'• iiualilr roule 3 luaslieü la |iiri'r

Il y a aussi deux qualités de moueboirs de (iO cent.

ARTICI-tS D EXPORTAÏlOX.

(le côté, à filels; la première, ayant dix-neuf Gis au quart de pouce , vaut deux piastres la pièce de dix mouclioirs ; la seconde , ayant vingt-quatre Gis en trame et vingt-deux en eliainc , se vend trois piastres.

Le hia-pou se blanchit, dit-on , en débouillant d’abord le tissu dans une dissolution de potasse, puis en l’exposant sur le pré , après l’avoir rincé , et en l’arrosant chaque jour avec de l’eau fraiclic.

Le hia-pou se teint, à Canton, en diverses couleurs, mais surtout en bleu.

Outre les tissus de hia-pou proprement dits , on fabrique aussi en Chine un tissu en Glaments d’aloës, nommé po-lo-tna. Les premières qualités de ce tissu, en pièces de 5G mèt. de long et de 43 cent, de large , valent trois piastres et demie. Les seconds choix, en 5G cent, de large, coûtent une piastre et demie. La matière de ce tissu se tire de l’ile d’ilainan.

On fabrique également, dans la province du Kouangtoung , des tissus de bananier , nommés tsiao-pou , et des tissus de bambou , ou wou-pou.

Le hia-pou et les autres tissus indigènes dont nous venons de parler, ont ejnpécbé jusqu’à présent et empéclieroiit probablement toujours le commerce européen d’importer en Chine les étoffes de lin d’Angleterre et de France. D’un autre côté , nous ne pensons pas que le hia-pou puisse jamais devenir un article^ d’exportation très-considérable de Chine en Furope. Nous avons déjà fait observer que les prix de nos ba-

VOYACiF. F.N CillNF..

listes correspondantes aux belles qualités de hia-pou , étaient inférieurs à ceux de ce dernier. Kn analysant la nature et le mérite des deux tissus , tous les avantages semblent encore être du côté des étoffes de lin , dont la blancbeur cl l'égalité n'ont point à redotil; r la concurrence cbinoisc. Ce qu’on peut surtout reprocher à la toile de Chine, c’est l’imperfcclion de son blanchiment, ce sont les inégalités de nuance qu’elle présente toujours , et auxquelles se joignent souvent des défauts de lissage. Elle possède cependant une qualité précieuse pour les pays chauds : c’est de ne jamais adhérer à la peau et d’èlre d’une extrême légèreté.

Il a été exporté de Canton, en 1844, 840 kilog. de hia-pou, d’une valeur de 7,200 fr., pour l'Angleterre et l'Inde anglaise , et 2,5;39 kilog , estimés 48,0oofr. pour New-York et Lima. Ce sont surtout les mouchoir.-î en Aki-pou qui se consomment en Amérique.

En 4845 , l'exportation de ce tissu a été , à Canton , de 49,030 kilog. cl de 220,018 fr.

C'est sous pavillons américain et allemand qu’il s’en est le plus exporté.

Cet article est frappé d’un droit de sortie d’un laèl par picul ou de 42 fr. 40 c. par 400 kilog. Des cinq ports ouverts nu commerce étranger, celui de Canton seul est en possession de rapprovisionner de ce tissu.

AnriCLKS Ü EXroRTATlON.

Ivoire oii«rë.

Om trouve dans les buulli|ues Je Cuiituii une quantité d’éîéijünls petits objets en ivoire, tels que cachets, plioirs , éventails, pièces d’échiquier, etc.

Il s’est exporté , en -18-i i , oi'2 kilog. de ces objets, évalués à 9,774 fr.

Cet article paye cinq tacis par picul ou 24 l’r. 80 c. par 100 kilos, de droit d’ex|>ortation.

lioqiiea.

Le vernis-laque est une résine que distille le Isi-cliu , * arbre d’environ 4 ou î) inèt. de hauteur, à écorce blanchâtre, qui croit dans les provinces du Kiang-si et du Sc tchuen. Cette résine ne devient de bonne qualité (|uc quand l’arbre approche de sa huilicinc année. C’est |)ar des incisions pratiquées dans l’écorce, qu’on la fait exsuder en grande abondance. On la recueille dans des vases attachés au-dessous des incisions d’où 1a liqueur tombe goutte à goutte pendant les nuits d'été. Les ouvriers qui travaillent à l'e-Xtraction de la résine, ont soin de sc couvrir les mains et le visage , pour se garantir du contact de celte substance , qui détermine,

t’OTAGE EN OIIINE.

à ce (}iril parait , des eiïels inllanimatoircs viulentssur la peau.

Le vernis-laque le plus estimé de la Chine , est celui du département de kang-tchéou-fou , |)rovince du Kiang-si.

Il parait qu'un ajoute diverses autres substances à ce vernis , avant d’en faire usage. On l’applique sur le bois en couches minces et à diverses reprises. Il faut attendre que cho(|ue couche soit sèche , mais non durcie, pour en appliquer une nouvelle.

I>e vernis-laque du Japon est aussi produit par une plante de ce pays. Il exige une préparation minutieuse avant d’être employé. On le colore en le frottant lentement et pendant très-longtemps sur une plaque de cuivre, avec la matière qui doit servir à lui donner la nuance voulue. L'opéi’ation du laquage est aussi délicate que scs préliminaire.^. Cinq dilférenles couches, au moins, sont appliquées successivement, et polies à l’aide d’une pierre douce ou d’un roseau. On obtient de brillantes incrustations de nacre de perle , en colorant une des faces des morceaux de nacre préalablement taillés , et en incrustant ensuite ces morceaux dans le vernis , de manière à ce que leur côté coloré soit en dessous et masqué, mais réiléchisse, jusqu'à un certain point, sa nuance, a travers la partie transparente de la nacre.

La ln(|ue de Cliine , qnoi(pie inférieure à celle du Jnjion , est souvent d’une béante remanjuable. On

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Ain ir.LKS i) r.xruiiTvTioN.

tioiive ;i Ciiiiloii ilos Ijoiles de thé, «les plateaux , des nécessaires fort élé[jantî , en la(|ue enriehie <le dorures »|iii représentent des porsonna^jcs {rrolesques , des paysages, des haleaux, des pagodes. Ces dorures, Irésdélicales, sont un peu on relief.

I,a laque de bonne qualité est sans tache et d'un noir très-luisant. On ne saurait apporter trop de soins à reniballa^je de cet article qui est sujet à se détériorer |)ar les chocs. I.es inarehands de Canton ont l'habitude de renlermer les boites en la(|uc dans d'autres boites tout ordinaires, et de inctlro des tampons en papier entre le bois et l’objet précieux , alin d’empéeher celuici de jouer.

Il a été exporté , en IS 'i'), do Canton , .’)0,28;) kilojj, de laque , d’une valeur de 25,204 fr.

Cet article paye, à la sortie, un droit de 1 taël par pieiil ou de 12 fr. 50 e. par 400 kilofj.

Mnrbrr.

Il existe des carrières de marbre dans le Pé-tehi-li , dans le Chansi, dans le Kouanq-touu}j et surtout dans le Yunan. On trouve, à quelque distance de Canton, un marbre d’un bleu imagé, que l’on expédie en tablettes carrées de ÔO à 40 cent, de côté, dans l’Inde, à Sidney et dans l'Amérique du Sud , pour daller les

VOÏ\(.E EN t;ill\E.

apparlomeiiU à rcz-dc-i‘haiissce. On Irouve à Cliiiiliinij-foii , dans la partie occidentale de la province du Kouang-loun{j, un inarhre hrcclié rouge, nommé fa-liuicliik, dont on fait des tables et des dossiers de fauteuils. F.a même localité fournit, dit-on, aussi du mai bre noir.

On remarque souvent sur des morceaux de marbre servant d’ornements de salons , des figures d’animaux et des plantes vaguement ébauebées , dont les contours sont assez incertains pour laisser à supposer que la nature se soit amusée à tracer ces figures fantastiques. Mais il parait ijirdlcs sont dues le plus souvent à la main de l’Iiomme et à l’application de certains acides ou enduits.

l/cxportation des tablettes de marbre, connues en chinois sous le nom de ijun-clti , n’est point indiquée dans les états officiels.

Cet article acquitte, à la sortie, un droit de deux nièces par picul , ou de 5 fr. 48 c. par ^00 kilos.

mercure.

Le mercure est alternativement pour les Chinois un article d’importation et d’exportation , suivant les prix relatifs de ce métal dans leur pays et à l’étranger. Plusieurs de leurs provinces en possèdent en grande abondance à l’état de cinabre ou de sulfure. On en trouve

ARTICI.KS I) KM’OlirvnoN.

dans lo Clicnsi , dans le Hon-konnn;j, dans le Koiianjloung, dans le Koiiéï-lchéou, dans le Ivouantj-si, dans le Y"u-nan, dans le Sc-lcliiien, dans le Kian|{-si el dans le Fo-kien.

Le mercure se nomme choui-yin en cliinuis mandarin , et chuny-an en canlonais. Son prix habilucl est de cent à cent trente piastres le picul,oude9 à M fr. 70 c. le kilog.

Il s’est exporté , en ^8 Li, de Canton , 20,070 kiloj. de ce métal, estimés 279,503 fr. En ^8-î5, celte e\portation n’a été que de 8,0-î-i kilog. et de 92,053 fr.

C’est sous pavillon anglais qu’elle s’est effectuée presque en totalité. Cet article n’est point porté au tarif des exportations de Chine.

jfleiibleM.

La Chine possède de fort beau.\ bois d’ébénislerie , parmi lesquels il faut surtout citer les bois de rose , d’ébène , de camphre , d’aigle et de violette. Mais elle exporte beaucoup plus de meubles en vannerie , qu’en grosses pièces.

L'étranger charge fréquemment sur ses navires des fauteuils en rotin tressé, d’une grande légèreté, et dans lesquels les pieds sont remplacés par une espèce de panier allongé placé sous le siège. Celui-ci est rond et a un diamètre d’environ 40 cent. La hauteur du

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VOVACIF, r.N CHINE.

meuble O.Î.I (le IH cenl., et son prix de I |)iaslrc30c. ou de 7 Ir. 05 e.

On se procure, ù Canton, de longs et lai-ges fauteuils à dossier renversé, à longs bras, munis d’une partie ' mobile (|ui peut s’allonger et se reculer par devant à l'aide des pieds, et qui a pour but d’offrir un appui commode aux jambes de 1a personne assise.

On trouve dos paniers à linge en rotin tressé, avec couvercles à charnières, hauts de 90 cent, et du prix de 1 piastre fO c.

Il convient peut-être de citer ici un objet de menuiserie dans lequel les Chinois ont acquis une certaine ré|>ulalion : ce sont les malles en buis de camphrier, qui sont fort bonnes pour conserver les effets à l’abri des insectes. Ces malles présentent ce|)endant deux grands inconvénients : le|>remier, c’est d'avoir les plus pitoyables serrures <|ue l’on puisse imaginer; le second, c’est d’etre excessivement lourdes.

Il s’est exporté, en 18i5, do Canton, 37,000 kilog. de meubles, d’une valeur de 77,301 Ir.

Cet article paye, ù 1a sortie, 2 nièces le pieul ou 2 fr.

-{8 c. les 100 kilos.

^IIKC.

Le musc, connu en chinois mandarin sous le nom de clûc-hianu, et en cantonais sous celui de ckc-lieutuj , se

ART1CI,F.S D tXl’<»RTAT10N.

lire d'une vésicule de lu {jrosseiir d'une uuix, *|ue porte sous le ventre une espèce de daim ou d’antilope ( inoscliiis inoseliiferus ) appelé hcoïKj-chionq par les iiuli- }]èncs.

f.e muse se présente en j;rains adhérents les uns aux autres, secs, légers et lisses. Le meilleur vient, à ce (|u’il parait, cluTonkin. Maison le trouve aussi dans les provinces du Fo-kicn, <lu Hou-kouang, Sé-tcliuen, du Cliansi, du Cliensi et du Vu-naii.

Le musc se débite, ù('.unton,dans les vésicules (jui le renrermentsous le ventre de l’animal, et dont chacune pèse de 50 à -'lO grain., lorsqu’elles sont bien sèches. La rareté et la cherté de cette substance donnent lieu ù des falsifications fréquentes, \insi, les fraudeurs introduisent souvent un peu tie plomb dans les vésicules, pur un petit trou dont elles sont naturellement pourvues. D’autres fois, on les contrefait avec de la peau, mais alors elles ont une couleur plus pide (jue les véritables ; ou bien , on mêle une terre brune et onctueuse avec le musc, l’our s’assurer de la qualité de la substance, on ouvre les vésicules et l’on frotte le musc sur du papier qui doit présenter une marque d’un jaune vif; ou bien on le met pendant quelques jours dans de l’alcool, auquel il communique une odeur plus ou moins forte.

Le prix ordinaire du musc, à (ianlon, est do 60 à 65 piastres le catty ou de 5 i5 à 588 fr. le kilo.

Canton a exporté, en 18C8, 86 kilos et jiour

iRTir.i.ra d'exi’ortation.

IVnttfs.

I/imliisU'ie des nattes est fort considéra I)le en Chine. Elles y sont fohriquées avec des joncs de 1 nièt. et demi à 2 met. 80 c. de hauteur, qui croissent sur les bords de la mer et des fleuves. Les nattes s’emploient particulièrement pour tables, pour parquets, pour couclios, pour emballages et pour voiles de navires.

l.es nattes de tables sont assorties par six pièces de dimensions différentes.

Les nattes les plus renommées sont celles de Lientan ; elles sont tout à fait blanches, ou rayées de rouge, de vert et de blanc.

On en fabrique dans eette localité plusieurs qualités bien distinctes.

Les nattes en jonc, damier carrelé, mi-parties de blanc, de rouge et de vert pomme, à bordures courant dans le sens de la longueur, chaîne en brins de matcliin, trame en jonc appelé tcimi-lsia, sc classent en trois sortes.

Le 1, de 1 m. c. de long, ^ur 1 m. 3'> de large » vaiü de piastre

ou i fr. 3b c.

1 mece Ocandarinesou 1 fr. 20 c.

— \ Pièce 4 cundarliies ou 1 fr. Oi c.

ARTICLES d'exportation.

Les nattes sont tarifies à 2 mèces le pieu! ou 2 fr. -{8 e. les '100 kilos.

OrpiiUAMit.

L’oi |)iniciil ou sulfure jaune d’iirsenic, parait n'oxister en Chine (|ue dans la provinee dn Vn-nan. Il se présente en grosses concrétions grannienses et en inasse.s lamellaires. Les Chinois remploient en peinture et pour l’extraction de rarscnie. Ils en lont aussi un article de commerce avec l’étranger. L’Inde leur en emprunte une certaine quantité.

Canton a exporté, en 17,010 kilog. d’oi-pi-

ment, évalués h I8,ü0'j fr.

Cet article paye, à la sortie, •'> mèces par pienl on 0 11 '. 20 e. par 100 kilos.

Oui rniceN en om et en corne.

Les Chinois se servent des os de hullles pour toutes sortes d’ouvrages de taliletterie ; ils les hiancliissent jiar le soufre. Les os de chameaux s'emploient, dit-on, pour faire les lléaiix des petites romaines à peser les piastres.

VOYAf.R EN f.lllNE.

Des OS l)lnncs on beaux morceaux, valent 8 pias- Ires le picul ou 72 cent, le kilo.

Les cornes de buUle noires, de grande dimension et de première «pialilé, coûtent 20 piastre.s le picul ou I fr. 80 c. le kilo. Les qualités ordinaires ne se payent que do 10 à L> piastres le picul. Les cornes de rliinocéros sont cotées à GO piastres.

Les Chinois fabriquent une quantité de petits objets de toilette et de luxe en os et en corne.

Il ne s’est exporté, cn-l8{ {, de Canton, que 137 kil. de ces articles, évalués à l,88{ fr. Ils ne ligurenl pas dans les tableaux de 18^3.

Le droit auquel ils sont soumis à la sortie, est de '1 taël |>ar picul on do ^2 fr. 40 e. par kilo.

Papier.

L’industrie du papier est une de celles que les Chinois ont le plus perfectionnées. Ils fabriquent des j)apiers de bambou, de coton et de moelle d’arbre. Mais ce sont ceux de bambou, dont nous avons déjà décrit la fabrication, qui sont le [)lus en usage dans le pays.

Le papier de bambou jaune pour registres et écritures chinoises, se vend par cahiers de 108 feuilles sim|)les, de 3.3Gmillim. de long sur23cent. de large.

ARTICM S I) F.XPOnTiTION,

2il

Ciin(]iie cüliior coùlo \ mcce G candariiies, on I Ir. 20 c.

Le papier de bambou collé, que les étrangers fixés en Cbine emploient pour écritures, se vend en rames de 52 cabiers de G feuillets doubles, de 35 cent, de long sur 21 de large, au prix d’une demi-piastre.

I.e papier de bambou jaune, pour emballages, se vend en mains de GU feuilles, longues de 555 millim. et larges do 508 cent. , au prix de 4 candarines ou de 30 cent.

Le papier de bambou, pour lettres chinoises, est en feuilles simples, de couleur, qui ont 244 millim. de long sur 4 IC millim. de large. Elles sont souvent ornées de dessins, et traversées de sept lignes verticales destinées à régulariseï l'écriture. Chaque cahier se compose de 10 feuilles de couleur semblable, et chaque main, de 0 cabiers de couleurs différentes, réunis par; deux l)andes, et renfermés dans une petite boite de earlonqui porte une inscription. Cinq boites contenant 450 feuilles, se vendent de 40 à 4G cents, à Canton.

Le papier de coton de ÎNankin se débite par feuilles de I mèt. 278 millim. de large sur GI5 millim. de long. Chaque feuille revient à 4 mèce ou 7G e. prise isolément, et à 7'2 c. achetée au mille.

Le papier de Nankin passe pour le meilleur de tout l’empire. Celui de Vou-tchang-fou a un débit très-considérable.

Il se consomme en Chine, dans un but religieux, une

VOYAGE EX CIlIXE T. III. H>

(|tiniUilc de papiers recouverts de l'ciiilles d'or et d’argenl.

Le [)upier qu’on ajqielle improprement, en Europe, papier de riz , est luit avec la moelle d’une plante qui croit dans les marais et que l’on prétend être de la famille des malvacées. Sa tige n’a guère plus d’un ou de deux doigts d’épaisseur. On y pratique une entaille longitudinale, et l’on déluclie la moelle en feuilles minces, qui subissent une préparation.

Le papier de riz vient du Sé-tchuen et du Kiang-si. Coupé en feuilles de 22 à 50 cent, de long sur ^5 à 22 de large, il coûte de I à f piastres le <100, quand il est entièrement blanc et destiné à la peinture. Mais on |)cut obtenir h des prix bien inférieurs des qualités de rebut.

Les papiers de couleur sont ceux qui s’exportent en plus grande quantité, surtout pour l'Inde.

L’exportation de papier de toute espèce a été, en 4845, à Canton, de ^50,822 Uilog. et de 199,601 fr.

Le papier se nomme, en chinois mandarin. Ichi-liii, en canlonais,/c/ii leu, et paye, à la sortie, un droit de 5 mèc(spar picul, soit de 0 fr. 20 c. par^00 kilos.

PnrutaolM «t |inrHi>luieH.

Ces deux noms peuvent s'appliipicr, en Chine, au

ahtici.es i>' exportation.

même objet, qui sert aussi bien pour se préserver du soleil que de la pluie.

Les parasols chinois sont faits avec du papier huilé, des pliants et des manches en bambou ; les ressorts en sont en bois. Ces parasols ont de 95 centim. à 4 mèt. 5 centim. de longueur. Le papier se plie très-exactement et n’a guère que la moitié de la longueur du manche. Un cent do parasols se vend communément de 9 à 45 piastres, suivant la qualité de la marchandise. Cependant on on trouve qui valent jusqu'à 20 taëls ou 452 fr. le 400. De beaux et grands parasols, à manches en bambou noir, coûtent un quart de piastre pièce, et on les fait ordinairement payer une demi-piastre aux étrangers.

On fabrique aussi à Canton, pour l’Inde et pour l'Amérique, des ombrelles en salin uni ou façonné, ù pliants on rotin et manches en jonc, au prix de 2 piastres et demie à 5 piastres et demie pièce.

Les parasols ù papier huilé du Japon sont très-supérieurs û ceux de Chine. Le papier en est souvent orné de peintures fort originales.

Canton a exporté, en 4844, 0,954 caisses de parasols (de 400 pièces chaque), estimées 595,799 fr.

En 4845, cette exportation n’a été que de 940 caisses et de 04,204 fr.

Les parasols sont tarifés à 5 mèces le picul ou 0 fr. 20 c. les 400 kilos.

VOYICE EX CHINE.

Peluture*.

Nous avons parlé, dans le second volume de cet ouvrage, delà peinture chinoise, qui est plutôt uneiiuliis- Irie qu’un art, ù Canton. Les trois peintres les plus liahiles de cette ville, Namquoua, You-quoua etTingquoua, ont des ateliers assez considérables, où ils font exécuter, le plus souvent sur commandes, des collections de dessins, des peintures et de petits tableaux d’intérieurs chinois. Les dessins sont ordinairement reliés en volumes, et représentent toutes les industries du pays et les scènes les plus intéressantes de la vie chinoise. Les peintures sont toutes sur papier de riz, reliées par douze feuilles, dans des couvertures en soie. Les tableaux sont des toiles de 60 à 70 centim. de long sur 50 de large, enchâssées dans des cadres en bois blanc. Les prix de ces divers objets varient, suivant le mérite de leur exécution. On fait généralement payer de 5 ù 4 piastres un cahier de peintures de douze feuilles, et de 5 à 6 piastres un tableau.

Il s’est exporté, en -1 844, de Canton, pour 8,047 fr. de peintures à l’huile et sur papier de riz.

Chaque tableau de grande dimension et le cent de peintures sur papier de riz, payent, à la sortie, 4 nièce ou 75 c. de droit.

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ARTICLKS U EXPORTATION.

Perles fausses»

Les Cliiiiois fahriquenl heaucovij) de jierles fausses avec de la colle de poisson. Cel article s’expédie dans l’Inde cl dans l’Archipel. Mais le chiffre de son exporpurlalion n'est pas connu.

Porcelaine.

L’industrie de la porcelaine existait déjà en Chine, dans la province du Kinng-si, au vu® siècle de Père clirélienne. Les fameuses fabriques de King-lé-lchin, dans la même province, (|ui produisent encore aujourd hui la meilleure, porcelaine de l’einpire, ont été fondées il y a environ huit cents ans.

Les substances employées par les Chinois dans l’industrie qui nous occupe, sont connues en Europe ; les proportions dans lesquelles ils les combinent, paraissent avoir été déterminées assez exactement, quoique cependant la légèreté et la trans|)arcncc inimitables de leur porcelaine, puissent faire supposer que quelques particularités de leurs procédés de fabrication aient échappé aux observateurs étrangers. Quant à leurs

VOÏAfiE EM CHINE.

peintures et à leurs dorures, elles sont, comme on sait, fort inférieures à celles de la porcelaine d’Europe.

La substance connue sous le nom de pé-toun-tse, est l’un des principaux matériaux qu'ils emploient; elle se tire en grande partie de Hoï-tcliéou, dans la province du Kian-gnan, et de lao-tchéou, dans le Kiang-si. Ou la transporte, de là, dans les nombreuses manufactures situées près du lac Poyang, dans celte dernière province.

La porcelaine qui se fait dans le district de laotebéou ( Kiang-si ) est très-renommée, et attire sur les lieux un grand nombre de marchands des autres provinces. Celle qui se fabrique dans le Kouang-toung et dans d’autres parties de la Chine, n’est point estimée. Les Cliinois prétendent que l’eau des diverses localités influe sur la qualité de la porcelaine.

La porcelaine de table sc vend à Canton par services et à des prix très-variables.

La douzaine d’assiettes plates de 9 pouces et demi anglais de diamètre, à simples décors bleus, revient à 4 piastres; avec décors chinois, elle vaut 9 piastres et demie.

Les assiettes à soupe et celles de dessert se vendent à peu près au même prix.

Une soupière ovale, de grandeur ordinaire, coûte de 4 piastres à o piastres un quart.

Lu plat carré couvert, de 8 à 9 pouces de côté, 2 à 3 piastres.

AKTJCLES ü’eXEOIITATIII.N.

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