‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 40 sur 85 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

XMOY. — FOU-TIUOU-FOU. — CllUSAN. — SING-PO. - CHANG-HAI.

Articles (riini»orlalion les plus dcm.'inilcs à Amoy. — ProtliiiU du pays. Sucres. — Thés. — Importations et exportations Uc I84i et I81.Y. — Foutchaon-roii. — l.'ilc ilc Cliusan i>endaiit l’occupation anglaise. — Ses principales protluelions. — Importations et exportations de Ninp-po. .Monopoles. — Prix de divers articles. — Avenir commercial de Ning-po. — Cliang-liaï. Développement rapide du commerce île ce port. — Prix de divers articles. — Courlicrs cantonais. — Avenir de Chang-hai.

Des qtialre noiiveatix porls miverls par le Irailé de Nankin atix navires élranjjers, celui d’Amoy csl le plus voisin de Canlon, et doit, pour ce niolif, occuper la première place dans la rclalion commerciale de noire voytiqe le lonq de la cote orientale de Chine.

Les deux articles d'importation les pins demandés A Amoy, font l’opium elles cotons en laine. La vente du premier s’effectue à l'ile Go-son , située à 8 milles de la ville. Trois navires contrebandiers y étaient mouillés à

AMOy.

notre arrivée. On évalue la vente mensucilcde l'upiuin, à Amoy, à 180 caisses et ^ 35,001) piastres ou 735,050 francs.

Le Mahva, -t qualité, y valait, en -1845, de 800 à 820 piastres la caisse. Les sortes les plus basses de la même provenance, étaient cotées 200 piastres.

Le Pallia se vendait 720 piastres.

Le Bénai'ès . . . 090 —

Le Turkey, de jOO à 52U —

L’importation des cotons en laine de l'Inde, à Amoy, s’est élevée à 25,000 balles ou à environ 3, i00,000 kilogrammes, depuis le commencement de 1845 jusqu’en novembre de la même année, et l’on s’attendait à en recevoir encore 5,000 bulles jusqu’au 51 décembre, ce qui eût fait un total de 50,000 balles, eide 4,080,000 kilos, et une valeur de 4,24 4,640 francs, en mettant le prix moyen du kilo à I f. 033"*.

Les négociants anglais résidant à Amoy, considèrent ^ l’importation des colons en laincdeCliang-bni, por jonques chinoises , comme plus considérable encore que celle du lainage indien , quoique l’on n’emploie plus guère aujourd'hui ce produit indigène, sur la côte du Fo-kicn , que pour la fabrication des tissus de qualité supérieure. Un des grands avantages des cotons de l’Inde, c’est d'arriver sur les marchés chinois avant la récolte des cotons indigènes.

On vante beaucoup la bonté du colon de Cbang-haï.

VOÏACE EN CHINE.

Aussi vaul-il, à Âinoy, de ^8 à '19 piastres le picul ou les 60 kilo{];. ; tandis que celui de Madras, qui lui est trèsinférieur, ne s’y payait, à notre passage, que 9 piastres 60 à -10 piastres 80 le picul, soit 0,fr. 86 c. à 0, fr.OTc. le kilog. Le coton Bombay était coté -15 piastres le picul, ou 1 fr.'-t7 c.le kilog. Il n'en était venu, depuis le coinmencenicnl de l’année, qu’un navire de 550 balles.

Le Bengulo, 'lo- choix, valait -1 fr. -15 c. et la seconde qualité 4 fr. 05 c. le kilog.

En comparant ces prix à ceux qui se pratiquaient , à la même époque, à Canton, pour les mêmes lainages, on trouve que le marché d’Amoy présentait une différence en plus de 52 c. par kilogramme pour le Bombay, et de 5 c. environ, pour le Bengale. Le Madras avait à peu près la même valeur dans les deux ports,

Le coton de Java est fort estimé à Amoy, où il arrive y parfailomeul nettoyé, tandis que celui de l’Inde, qui n’a subi qu’une préparation im|>arfuitc, est toujours chargé d’impui'etés. Le coton deSamaraiig y valait, en -1 fr. 51 c. le kilogr. ; le Batavia, J fr. 26 c.; le Palembang, I fr. 39 c ; le Manille, ^ fr. 26 c. A la même époque, le coton Bengale s’y vendait , J fr. 26 c. le kilogr.; le Bombay, J fr. 2t c. et le Madras, I fr. 17 c.

La classincalion des cotons en laine, ù Amoy, est la suivante ;

IMOY.

N* I. Java.

N* ClianfÇ'liai.

N* 3. MaiïiÜe.

M* 4. Bengale.

N* 5. Bombay.

N* C. Madras.

Les colons filés blancs nnolais commençaient, lors de notre passajc, à devenir l'objet d’une consommalion assez considérable dans la province du Fo kien. On en eslimait rimportation à Amoy, pour l’année ^8^5, à environ 4,000 balles, ou 723,680 kilojrr., d’une valeur de 2,020,700 fr. Les numéros demandés sont ecu.x de IG à 2î anjjlais. Voici la composition de deux assorliments ju(;és bons Ions les deux :

N» Ki.

N* ÎO.

1 5 iMÜr*.

40 IsiUm.

ih IijUca.

balle).

115 ImHcs. ^100

Et :

■N* le.

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