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VOTAGB EN CHINE. — T, III. IS

VOïAGE EN CHINE.

{lorlo en majeure partie pour Cliang-haï, en se bornant à laissera Fou-leliaou-fou 5,040 pièces de calicots écrus, -1,000 pièces de blancs et 4 caisses de mouchoirs.

L'importation totale de 1845 a été de 4 < 5,4 75 fr. et l'exportation, de 47,075.

La vente de l'opium y avait eu plus d'activité que le commerce légal ; elle s'était élevée à environ 400 caisses par mois.

Les Anglais s'attendent à voir prochainement le marché de Fou-iehaou-fou acquérir une certaine importance à cause du voisinage des collines Wouî ou Bohi qui produisent les meilleurs thés de tout l'empire et qui ne sont situées qu'à environ 400 kilom. de Foutchaou-fou. Les thés font ce trajet par cou, en cinq jours, grâce à l'extrême rapidité du courant du Min. Mais les bateaux mettent prés de vingt-cinq jours à remonter la rivière, et chavirent fort souvent.

Le thé ne paye point de droits intérieurs depuis le lieu de production jusqu'à Fou-tchaou-fou. 11 y a quelque temps, on prélevait, au pont de cette ville, une taxe de 73 cachs par deux paniei'S de thé ; mais elle a été abolie en 1844. Par contre, les Chinois payent à l'arrivée de celte denrée à Amoy, un droit indépendant de celui qui pese sur les exportateurs. Il est réglé, non d'après la qualité de la marchandise, mais d'après son mode d'emballage. Les boites doublées de plomb sont les plus im|)osécs, parce qu'elles sont destinées à l'ex- |)orlnlion Le thé en paniers paye moitié moins, parce

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qu'il SC consomme à rintérieur ; celui en boites snns (loublurede plomb, est frappé d’un droit intermédiaire.

total des frais dont les tbés se trouvent grevés, une fois rendus à Amoy, ne parait pas s'élever à 25 c. par kilog. , ce qui prouve le bas prix du transport par eau. Le transport par terre de Fou-tchaou-fou à Amoy, revient à 22 c. par kilo.

Chuaan.

Cbusan fut déclaré port franc au commencement de l'occupation anglaise, et l’on n’y tint point d’état exact des importations et des exportations. Cependant on y évaluait, lors de notre passage, l’importation annuelle des articles de colon à 750,000 piastres, et celle des lainages, à 250,000.

Les navires de commerce qui se rendaient dans le nord de la Chine, avaient l’habitude de passer quelques jours dans ce port, où ils cherchaient à placer quelques marchandises. On estimait que, par la continuation de l’occupation, Cbusan pourrait devenir le grand entrepôt du commercedu nord et du midi de la Chine, ainsi que du commerce de cet empire avec l’ile de Formose et avec le Ja])on, ce dernier pays n’étant qu’à deux ou trois journées de distance.

Trois négociants anglais étaient établis, en ^1845, à

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Tiiijî-linï, c:i|)il:ile de Cliiisan. Mais ils cnmplaicnt quitter le j).ivs au commcncemeul de I8i6, époque fixée pour révacualioii des troupes nujjlniscs

Il s’y vendait de 200 à 250 caisses d’opium par mois.

C’était à (diusan tpie \ii)(j-|)o s’a|)provisionnaitdecet article. La contrebande s’y faisait avec une régularité surprenante. On donnait uncowt/irtou pot-de-vin de ^0 piastres par caisse au mandarin de Cbnsan, (jui se chargeait d’expédier lui-méme la marchandise à son collègue de Ning-po.

La plupart des marchandscn détail établis à Ting-haï, étaient, disait-on, originairesde cette dernière ville, ou ils comptaient retourner quand l'occupation anglaise aurait cessé.

Les loug-elolhssont le tissu de colonie plus demandé ît Chusan. Mais il y avait trop plein de cet article, à noire passage, et il se soldait avec une perte considérable, et sans cours fixe.

I.es long-clolbs anglais, teints en uni, de 50 yards de b)iig, et 28 pouces de large, y (d)tenaient de 8 à 0 roupies par pièce, soit de 22 li anes 25 c. à 25 fi'. Le noir, le bleu, le pourpre, étaient les couleurs les plus reelierobées.

Les cbinlzes ou indiennes pour mcjd)les , sont un article de très-peu d’importance à Cbusaii. Elles s’y vendent de 3à 4 piastres, suivant le dessin.

I.es mouchoirs s’y placent à peu |)rès aux mêmes prix qu’à Canton, mais en petite quantité.

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Les spolled cambrics)’ élnicnl de vcnle eou'ranlo, et y valaient 4 piastres la pièce de 28 yards de long et do 45 pouces de large.

Il ne se vendait, à Cliusan, qu'une cinquantaine de balles de coton lilé anglais, par an.

Les produits de rarchipel Malais les plus recliercliés il Cliusan , sont les rotins , le poivre et le sandal. Ce dernier y vaut >1 0 piastres le picul ou 90 c. le kilo, et le poivre, opiaslres -l;21e picul, ou49centiiiies; leprix des rotins est de 5 piastres 1/2 le picul ou de 51 c. le kilo. Cliusan ne consomme que très-peu d’holothuries, de nids d’hirondelles et d’ailerons de requins.

On n'y achète point de colons en laine de l'Inde; ceux produits par le pays sont plus que sufflsanls pour la consommation. Le colon de Cliusan est d’une grande hlanclieur. 11 coûte 14 piastres le picul ou 1 fr. 2G le kilog. quand il est dépouillé de scs graines, cl 0 piastres le picul, quand il ne l'est pas. Le colon se sème à Cliusan dans le 4™’® mois (juin) il se recolle en scplemhre.

Cliusan lire de Ning-po de l’indigo visqueux renl'ermé dans des |ianiers, et valant du o à 7 piastres le picul ou de 45 à 65 centimes le kilo.

Le suif végétal, extrait des haies de l’arhreàsuif, abonde à Cliusan. Les négociants anglais ne supposent pas que cet article puisse donner lieu à des exportations. On en fait de très-belles chandelles dans le pays. L’arbre à suif porte des grajipes de petits fruits de la gros-

seur d’une noisette. En enlevant leur écorce avec l’ongle, on trouve une chair blanche qui sert à faire le suif.

On a expédié de Ghusan en Angleterre, pour essai, des Cchnnlillons de cire du Japon, valant2fr. 87 c. le kilo; mais il paraît que les résultats obtenus n’ont pas clé satisfaisants.

Le sel s’exploite sur un grand nombre de points de la eôte de l'ilc, qui n’a point la faculté de l’exporter à Cbang-baï, mais qui, par contre, en fait un assez grand commerce avec Ning-po. — Ce port envoie en retour à Ghusan de belles porcelaines ; cet artiele est à si bas prix à Ting-baï, que les étrangers domiciliés à Ning-po trouvent, dit-on, de l’avantage à racbeter dans la première de eesdeux villes.'

Une des qualités les plus remarquables de cette porcelaine, est son extrême légèreté.

Ghusan produit une des variétés de la plante ma, qui sert à fabriquer les tissus de hia-pou. Mais ces derniers ne flgurent point au nombre des articles'd’cxportation de l'ile.

On fabrique à Ting-baï beaucoup de tabac à fumer, avec des feuilles venant de Ning-po et qui coûtent généralement 7 piastres Icpicul ou 03 centimes le kilo.

On extrait du fruit de l'arbre à suif une huile à éclairage, nommée (stng-tou ; elle se trouve renfermée dans un petit pois noir enveloppé lui-même par la chair blanche qui sert h faire le suif. Le fruit à suif mûrit en décembre. L’huile qu’on en extrait coûte 60 caclis le

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