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I.a canne à sucre u’esl pas cultivée dans ce pays

Il tire le tabac de première qualité du Fo-kiou. Le Tché-kiang lui en envoie aussi un peu.

I.a houille y vientdu Kiang-si et coûte I .COOcachs le picul.

Je parlerai, dans un article spécial, des tissus do Nankin cl des indieifnes de Chnng-haï, ainsi que de scs beaux colons en laine.

Le riz coûte, dans ce pays, iO cachs le ealty ou environ 28 fr. les J 00 kilog.

I>e hulde cl le mouton, environ 70 e. le kilog. ; la viande de porc \’l c. ; la iariuc de froment 2 piastres à 2 piastres 1/2 le picul ou -17 fr. 9î) û 22 fr. iî> c. les tOO kilog.

Chang-hai reçoit beaucoup de denrées de la riche province du Chan-toung. Le port de Tien-sing, où quelques navirosongluissouldtjùalléscouunercer, offrirait, dit-on, de nomhreux articles d'exportation et un largo débouché aux marchandises étrangères. Ia'S négociants

VOYAGI. EN CHINE.

(le Chang-lioï |>ai’aisseiit vivement désirer et même espérer le voir ouvrir.

On calcule qu'il arrive annuellement à Chang-haï, pendant la mousson de nord-est, près d’un millier de jonques des provinces septentrionales, chargées de bois de construction, de fruits, de farine, de légumes, d'huile, de viandes salées, de bestiaux, de sam-chou et d’un engrais nommé laou-ping. Elles emportent du coton, de l'opinm, du papier, des soies grèges et des soieries, des tissus de Nankin et de Son-lchaou, des marchandises européennes, du sucre et des produits des détroits.

Canton, Macao, Singapour, Sumatra, Malaca, Manille, Pinang, Bornéo, Java et l’archipel de Soulou, y envoient environ quatre cents embarcations, qui y apportent desnilerons de requins, des holothuries, des nids d'hirondelles, de l'opium, de l indigo liquide, du bleu dePrussc, de la cochenille, des bois de sandal etdesapan, du poivre, des cuirs, de l’ivoire, du sucre, des métaux, des médicaments, des bois de construction et des produits de l'industrie européenne. Leurs chargements de retour se composent de soies grèges, de tissus de soie, de cotons en laine, de toiles de Nankin, de porcelaines, de fruits et de légumes. Ces bateaux sont montes par des Chinois, qui nejnanqueut pas de se déclarer Canlonais k la douane de Chang-haï, afin d'éluder les difficultés qu’on leur susciterait, si on les savait arrivés de pays étrangers.

Dii)!’’-

riMNG-HAÏ.

Chaiig-Iiaï est également visité chaque année par (leux on trois cents jonques du Fo-kien, de Fonnose et de ÎSing-po. Les premières sont |)rincipalcment chargées de sucre. On estime rimportaliou dccet arlirle a plus de 51 millions de kilog. par au ; celle du su|>au, à I million 1/2; celle des ailerons de requins, à 100,000 k. et celle des nids d'hiroiidelles, ù peu près à la mémo quantité.

On a calculé que les droits perçus à Chang-liaï sur toutes les jonques de cabotage, s'élevaient ù plus de cinq cent mille francs par an.

On porte ù 5,400 le nombre des bateaux de l'inté* rieur, qui arrivent chaque année dans ce port par le Yang-lze-kiang , par les canaux , por les nombreux cours d'eau qui convergent vers ce point. C'est par ces embarcations que Chang-hai reçoit des gronds centres industriels des provinces limitrophes, les produits de l'industrie chinoise, que les jonques du sud et du nord de l'enq)ire , comme les navires étrangers , viennent prendre dans son port ; c'est par ces mêmes bateaux queChung-haï expédie dans l'intérieur de la Chine les marchandises européennes, et celles du Kouang-toung, du Fo-kien , de l'archipel Indien et des provinces sej)tentrionales de la c(>te.

On peut donc estimer à plus de 7,000 les bateaux chinois de toute espèce , qui viennent annuellement visiter ce port. Il serait fort difiieile d'en indiquer même approximativement le tonnage. On rencontre souvent,

dons les llcuves du nord de lo Chine, des jonques marchandes auxquelles des marins expérimenlés donnent .'> el 600 tonneaux , et nous en avons vu quelques-unes que l’on estimait jus(|u'à 1,000. Mais lo plus grand nombre d’entre elles peuvent jauger de 150 à 200 tonneaux.

Les transactions pécuniaires se font à Chang haï en argent saïei et en piastres espagnoles. Les Carolus sont plus recherchés que les Ferdinand. Quant aux piastres des républiques de l’Amérique du Sud, elles sont refusées par les marchan ls.

Le cours ordinaire des piastres de Charles VII, est de 1 ,200 à 1 ,280 cachs. Le taël est do 1 ,720 cachs.

Les poids u.sités à Chang-hai sont très- variables ; ainsi , le picul de riz est de 160 catlies , tandis que le picul de blé en fait 140 , et celui de sucre 90. .Mais les européens comptent toujours le picul de 100 catties dans leurs marchés avec les indigènes.

Chang'haï parait appelé, par sa magnifique position, à devenir dans peu d’années, le port le plus considérable de la Chine. Kntrepôt du commerce du nord et du sud de l’empire, cette ville est située près de l’embouchure du Yang-tzc‘-kiang , de ce llcuve immense , que les jonques remontent jusqu’à près de 800 lieues dans l'intérieur et auquel viennent se relier des milliers de canaux et de rivières , par lesquels les marchandises étrangères se répandent dans toutes les [irovinces de la monarchie.

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' r.HANG-HAÏ.

Elle est voisine du Pei~ho, qui conduit à Péking, et du fleuve Jaune, qui ne le cède guère au Fils de l’Océan. Le grand canal , ou canal impérial, passe à environ 40 lieues de Chang-liaï. En trois jours on sc rend de ce port ù l'ancienne capitale de la Chine, à l’opulente cité de Nankin, et, en un jour et demi, on arrive à Sou-tcliaou, l'une des villes les plus riches, l'un des centres industriels et commerciaux les plus importants de la la Chine. Ces immenses avantages ex|)liquent suffisamment les espérances (|iic les Anglais fondent sur lu port de Chang-haï.

CHAIMTIIE VI.

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